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Les élections 2019, en pleine incertitude

2019 est une année électorale, selon le vœu de la Constitution haïtienne, mais est-ce le bon moment pour en parler? Plus d’un croit que non, et le Sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, fait partie de ceux-là. Alors que le Président de la République, Jovenel Moïse, avait annoncé avec vigueur que 2019 est une année d’élections, l’ancien président du Sénat, le sénateur Youri Latortue, lui, croit que le moment n’est pas opportun pour parler d’élections. « Il faudra d’abord poser les actions susceptibles de créer un climat de stabilité, nécessaire à la tenue des prochaines joutes. Il faut une loi électorale», recommande le parlementaire. L’ancien président de l’assemblée nationale croit également qu’il est de bon ton d’évacuer certains dossiers épineux, afin de contribuer à un climat de stabilité dans le pays. Le sénateur Youri Latortue conseille à Jovenel Moïse d’apprendre à honorer ses engagements et de cesser de faire des annonces à tout-va. Tout comme l’ex-président de l’Assemblée nationale, le député de Marigot, 4e circonscription de Jacmel, Déus Deronneth, se dit inquiet par rapport à la tenue des élections législatives de 2019. Selon le parlementaire, plusieurs conditions ne sont pas encore réunies, afin de favoriser une élection dans les délais prévus. Tout ceci montre que la réalisation des élections législatives de 2019 soulève déjà des réactions chez les groupes des parlementaires de la 50e législature. Alors que certains se montrent optimistes et favorables, quant à la tenue de ces élections, d’autres se montrent plus perplexes, pour ne pas dire totalement contre. Pour le député de la circonscription de Marigot, plusieurs conditions essentielles ne sont pas encore réunies, afin que les élections législatives de 2019 soient réalisées. Il évoque notamment l’émission des cartes d’identification nationale (CIN), nécessaire à la tenue des élections. Deronneth rappelle que près de 6 millions de citoyens, en âge de voter, ne sont pas encore en possession de leur CIN. Ajoutée à cela, la loi électorale, en passe d’être votée à la Chambre basse, ne reflète pas tout-à-fait la réalité des élections haïtiennes, selon le président de la commission Intérieure et des Collectivités territoriales. «Cette loi électorale, déposée à la Chambre des députés, a été élaborée par un technicien du ‘’Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD), informe le député, Jusqu’à la date de la déposition de la loi électorale, les acteurs concernés ne sont pas consultés». Le représentant de Marigot à la Chambre des députés, souligne que ces conditions écartent la tenue des élections législatives en 2019. Ces positions de ces opposants modérés à l’équipe en place, viennent renforcer celles des opposants radicaux qui, eux, croient non seulement que les élections de 2019 ne sont pas possibles, étant données les conditions sociales, économiques, et politiques du pays, jugées trop fragiles, mais aussi ils croient qu’aucune élection ne peut être organisée avec le président Jovenel Moïse au pouvoir. La position de ceux qui réclament la démission sans condition de l’équipe Tèt Kale, peut être considérée comme une annonce de ce qui arrivera, si le pouvoir essaie de forcer la tenue de ces élections. À bon entendeur, salut!!!

Emmanuel Saintus

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