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Dialogue: Que du bla bla…

Bla bla que du bla bla ! Pauvres petits rats qui essaient d’effrayer un coyote affamé! Ils sont bien à la veille d’en prendre pour leur rhume, à force de provoquer. Le peuple est patient mais pas stupide. Faut croire que les premiers intéressés à ce dialogue sont vraiment ignares, parce qu’autour d’eux, tout le monde le sait, et depuis un certain temps maintenant, que Jovenel Moïse et son équipe ne sont que des fieffés menteurs. Il faut une troisième voix qui ne doit pas penser en acquis, mais en cap. Le premier ministre, Jean Henry Céant, se dit déterminé à réaliser le dialogue national, réclamé par divers secteurs de la vie nationale. «Le pacte de gouvernabilité a déjà bénéficié de la contribution de plusieurs secteurs, et nous allons continuer à l’enrichir. Le dialogue sera lancé à partir de ce document qui sera un document de consensus qui reflètera l’entente trouvée entre les Haïtiens, concernant la voie que doit prendre le pays, pendant les prochaines années », a déclaré le chef de la Primature, ajoutant qu’un forum, autour de ce projet ambitieux, sera organisé d’ici la semaine prochaine, avec des représentants des secteurs rencontrés, pour aboutir à un document final, fruit d’une commission de synthèse. Céant a fait la promesse, pendant trois ans, à travers ce dialogue, de réconcilier les Haïtiens entre eux, de s’entendre sur le changement que mérite le pays avec tous ses enfants, et d’éveiller la conscience nationale. Le parti politique Pitit Dessalines désapprouve un accord qui aurait été trouvé entre le gouvernement et plusieurs secteurs de l’opposition, en vue d’un dialogue national pour une issue à la crise politique. Lors d’une conférence de presse, donnée le mercredi 9 janvier 2019, Pitit Dessalines a appelé à une véritable alliance, entre les secteurs protestataires, pour poursuivre la lutte contre les dérives du pouvoir en place. «Les autorités actuelles n’ont aucune volonté politique pour améliorer les conditions de vie de la population», a dénoncé le dirigeant de Pitit Dessalines, Jean-Charles Moïse, tout en se démarquant de ce nouvel accord.

Par ailleurs, l’initiative « États généraux sectoriels de la nation », mise en œuvre par le pouvoir en place, constitue une mascarade, a jugé le Regroupement des Haïtiennes et Haïtiens de Montréal contre l’occupation d’Haïti (REHMONCO). Ce projet représente une manœuvre pour maintenir le statu quo en Haïti. Comment ce gouvernement ose-t-il initier un tel dialogue, après presque deux ans d’incurie, de gaspillage, de corruption et de crimes contre le peuple ? À travers ces États généraux sectoriels, l’administration politique actuelle voudrait faire peau neuve, afin de gagner un tant soit peu de légitimité», a fait part REHMONCO, dans une note en date du 7 janvier 2019. En plus, le parti politique Mouvement patriotique populaire dessalinien (MOPOD) a dénoncé une tentative d’intimidation de l’administration Jovenel Moïse et du Premier ministre Jean Henry Céant contre les contribuables. «Nous ne comprenons pas comment un État prédateur, (…) corrompu, décrié (…) puisse faire pression et tenter d’intimider, même les chômeurs, par définition des compatriotes sans revenu, pour qu’elles et qu’ils puissent payer un impôt sur le revenu. Cet « État prédateur n’arrive même pas à protéger ses agents douaniers, ne ramasse pas les ordures, n’assure pas les soins de santé minimale à la population, ne garantit pas la sécurité de toutes et de tous, ni de chacune et de chacun», a déploré MOPOD.

Emmanuel Saintus

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