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Quand les dilapidateurs s’affolent…

De nos jours, mensonge est vérité et vérité est mensonge.  Le pouvoir en place semble avoir une capacité innée dans la fabrication de mensonges.  Tomber dans ce travers fait le jeu des « Jovenélistes » qui ne sont que des nihilistes, des manipulateurs et des voleurs au service d’une oligarchie.  Il ne faut pas leur faire confiance tant qu’à ce qu’ils ne soient pas  à genoux.  Ce sont des menteurs assoiffés de sang.  La méfiance totale est de mise.  Jovenel Moïse est un mamba noir, le plus mortel des serpents sur terre.  La Cour Supérieure des Comptes a levé  la voix contre des responsables étatiques qui ont refusé de donner des informations et des documents, dans le cadre de l’enquête initiée par la CSC/CA, sur le dossier PetroCaribe.  Alors que le délai pour que la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif soumette son rapport sur l’utilisation des fonds du programme PetroCaribe arrive le mois prochain, des vérificateurs de cette institution font face à un refus catégorique de certaines institutions, de leur communiquer des informations administratives, comptables et financières, relatives à certains projets ayant rapport aux différentes résolutions prises en conseil des ministres, de 2008 à 2016.  Pourtant, ces dossiers sont indispensables à la poursuite de l’enquête du CSC/CA.  Il s’agit des ministères de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural, de l’Économie et des Finances et de l’Institut National de la Formation Professionnelle.  Dans une correspondance adressée au chef du gouvernement, Jean Henry Céant,  en date du 4 décembre, le président du conseil, Pierre Volmar Demesyeux, a tenu à informer le Premier ministre de cet état de fait qui, selon lui, constitue » de graves entraves aux travaux de la CSC/CA, dans le cadre de l’audit de la gestion des fonds PetroCaribe ».  Pour forcer ces institutions à collaborer avec les commissions des vérificateurs mandatés par le conseil, le président dudit conseil demande au Premier ministre » d’intervenir de toute urgence auprès des responsables des administrations concernées pour les suites y afférentes », lit-on dans cette correspondance.  Le jeudi 20 décembre 2018, des « petrochallengers » ont établi leur quartier général devant l’entrée principale de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif pour une initiative inédite baptisée : « Nou pap dòmi ». Ils ont occupé cet espace pendant plus de 48 heures, soit du 19 au 22 décembre 2018.  « En plus de continuer de mettre la pression sur les juges de la CSC/CA qui devraient remettre leur rapport d’enquête sur la gestion des fonds PetroCaribe d’ici janvier 2019, cette nouvelle stratégie, une autre forme d’expression dans la lutte pour continuer d’exiger que la lumière soit faite sur l’utilisation des fonds du programme PetroCaribe, vise à donner une réponse significative à tous ceux qui pensent que les « petrochallengers » avaient lâché prise », a relaté le jeune sociologue, James Beltis.  Réagissant à la correspondance adressée par la Cour au Premier ministre, pour dénoncer la réticence de trois institutions publiques de partager des documents importants aux vérificateurs de ladite cour, James Beltis a fait savoir que c’est une preuve que le procès PetroCaribe n’est pas possible avec l’administration de Jovenel Moïse.  Il en profite pour encourager les « petrochallengers » à intensifier le mouvement, afin d’avoir gain de cause, malgré vents et marées.  Ces étudiants issus de plusieurs facultés de l’Université d’État d’Haïti dont la FASCH et l’IERAH, ont exigé l’arrestation des dilapidateurs des fonds du programme d’aide au développement, PetroCaribe.

Emmanuel Saintus

 

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