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Les Haïtiens : un support pour l’économie voisine

L’Organisation de la communauté haïtienne en République Dominicaine a présenté une conférence de presse à l’occasion de la Journée internationale des migrants.  Au cours de cette présentation, Nadia Sainvil, porte-parole de l’organisation, a rappelé que les migrants présents en République Dominicaine représentaient 7,5% du PIB du pays, soit 161 560,8 millions de pesos dominicains.  Les Haïtiens, à eux seuls, contribuent à 5,4 % de ce PIB, ce qui est évalué à 115 millions de pesos.  Ces chiffres présentés par l’organisation sont tirés d’une étude publiée par l’ENI-2012 des Fonds pour la population des Nations Unies (FNUAP) financée par l’Union européenne.  L’organisation a demandé que l’État dominicain respecte la signature de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui stipule dans son article 13 que toute personne a droit à la liberté de circulation et de résidence.  Elle a félicité le gouvernement dominicain d’avoir régulé le statut de nombreux migrants, à partir du Plan national de réglementation des étrangers (PNRE). Mais, pour l’organisation de la communauté haïtienne en République Dominicaine, « l’idéal serait que le gouvernement publie par quelque moyen ou canal de communication que ce soit, les résultats antérieurs ou finaux de la deuxième étape de ce plan.

 

Pour sa part, le Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (GARR) appelle les autorités haïtiennes à entreprendre « des actions fortes », relatives à la gestion de la migration en Haïti, à l’occasion de la Journée internationale des migrantes et migrants.  Dans une note, il exhorte celles-ci à joindre la parole aux actes, ’’en mettant en œuvre des mécanismes clairs et adaptés’’.  Il attire l’attention de l’État haïtien sur la lutte contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d’origine.  Il critique la lenteur de l’administration du président Jovenel Moïse et du premier ministre Jean-Henry Céant à améliorer les conditions de vie des gens des communautés pauvres, surtout ceux et celles qui sont de potentiels migrants.  La question des documents d’identité et de la traite de personnes, dans le cadre des migrations internationales, constitue deux phénomènes sous-jacents à la migration haïtienne irrégulière, souligne le GARR.  Le Chancelier haïtien, Bocchit Edmond, a appuyé totalement les objectifs énoncés dans le « Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et régulières », lors de la conférence intergouvernementale tenue à Marrakech, au Maroc, le 10 décembre 2018, jour de la commémoration du 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits humains.  L’adhésion d’Haïti à ce Pacte mondial, adopté par plus de 150 gouvernements, doit être plutôt un signe clair de l’engagement du gouvernement haïtien à gérer, avec plus de responsabilités, la migration, souhaite le GARR.

Emmanuel Saintus

 

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