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En Bref – Nouvelles de la semaine du 2 au 8 décembre 2018

Patrimoine culturel : le Reggae en fait maintenant partie

Le Reggae, musique populariséedans le monde entier par son icône Bob Marley, a été inscrit sur la liste du patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO qui a souligné son message «d’amour et d’humanité». L’organisme de l’ONU a souligné « la contribution » de cette musique jamaïcaine à la prise de conscience internationale» sur les questions d’injustice, de résistance, d’amour et d’humanité, et sa dimension à la fois « cérébrale, socio-politique, sensuelle et spirituelle ». La décision de l’UNESCO « aide à placer la Jamaïque sur une carte. Où que vous alliez, quand vous dites que vous êtes de la Jamaïque, on vous dit ‘Bob Marley », s’est encore réjouie la ministre: « nous allons fêter » la décision, a-t-elle dit. Le comité ad hoc de l’UNESCO, qui se réunit jusqu’à samedi pour examiner 40 demandes d’inscription, a également intégré jeudi le Chidaoba, une lutte traditionnelle géorgienne, pratiquée depuis des siècles, et avait inclus la veille, les savoir-faire liés au parfum de Grasse en France. Notons que le Reggae est indissociable du rastafarisme, mouvement spirituel qui sacralise l’empereur éthiopien, Haïlé Sélassié, et promeut l’usage de la ganja, ou marijuana.

Encore Raoul Peck

Né à Port-au-Prince en 1953 et établi au Congo à l’âge de 9 ans, Raoul Peck s’est aujourd’hui donné la mission d’offrir aux gens, des outils pour comprendre le monde actuel. C’est avec ses deux dernières productions, « I am not your negro » et « Le jeune Karl Marx », que le plus grand réalisateur haïtien débute sa mission. Les deux personnages à l’honneur dans ces documentaires James Baldwin et Karl Marx, seraient, en quelque sorte, liés, selon le cinéaste. Le premier aurait été influencé par le second. Dans sa lecture de la société, dans sa lecture de la communication idéologique, dans sa critique du cinéma américain, Baldwin, lui-même, a eu des références marxistes. Pour lui, la philosophie et le militantisme de Karl Marx, au sujet de l’économie au 19e siècle en Europe, et la pensée de James Baldwin, un des grands penseurs de la libération des Noirs américains du 20e siècle, sont complémentaires. Les films que Raoul Peck a réalisés sur ces deux grands personnages de l’histoire moderne, auraient ainsi été créés par la même impulsion, voulant ainsi offrir « les instruments pour pouvoir trouver les réponses et pouvoir analyser ce qui se passe ».

 

Un acteur hollywoodien hospitalisé en RD

Gérard Butler est hospitalisé à Santiago, en République Dominicaine, quelques jours après s’être rendu en Haïti. L’acteur principal du célèbre film « 300 » a été admis dans un hôpital le lundi novembre, alors qu’il avait ressenti des douleurs au niveau de son abdomen depuis au moins 72 heures. L’homme de 49 ans souffre d’une diverticulite, une inflammation qui touche le côlon chez ceux âgés d’au moins 40 ans. Les symptômes de la maladie sont généralement la nausée, la fièvre, le besoin fréquent d’uriner, etc. L’acteur se trouve actuellement dans un état stable, selon les informations qu’il a fait circuler sur les réseaux sociaux. Gérard Butler était en Haïti pour une visite des travaux opérés à la frontière par l’organisation Mary Meals.

 

Japon : construction de toilettes en Haïti

Sous le patronat de l’UNICEF, le Japon appuie la promotion de l’assainissement dans les communautés, à travers l’Approche communautaire pour l’assainissement total (ACAT). Avec ce projet, 2 400 familles dans 85 localités de Mirebalais et Cerca-La-Source ont construit leurs propres latrines, sans subvention extérieure, selon ce que précise l’UNICEF. À cause du déversement des matières fécales dans le milieu urbain après la vidange des latrines, les risques environnementaux encourus par la population haïtienne se multiplient à travers le pays. Malgré la mise en garde des autorités étatiques et la sensibilisation de certaines ONG, les pratiques rudimentaires de la défécation restent les mêmes. 74 % des Haïtiens, de manière générale, n’ont pas accès à une latrine, selon un rapport du Joint monitoring program de l’UNICEF et de l’OMS, datant de 2013. Les défécations se font à ciel ouvert, en pleine rue, dans des sachets en plastique, des assiettes en styrofoam, etc. La vidange des autres 26 % s’exerce encore à l’ancienne. Conscient du danger, le gouvernement japonais appuie la construction de toilettes à Mirebalais et Cerca-la-Source. Grâce à un financement du peuple japonais, l’UNICEF mène des activités de lutte contre la défécation à l’air libre, dans différentes communautés qui sont très difficiles d’accès en Haïti. Ces activités rentrent dans le cadre du programme de l’ACAT. C’est un programme basé sur la responsabilisation primaire de la communauté, qui aboutit à un changement effectif de comportements car elle place la communauté au cœur du processus, selon les responsables.

 

Restaurants communautaires : 1 666 000 dollars US

Le directeur général du FAES, Charles Ernest Chatelier, indique que le Fonds d’Assistance Économique et Sociale a déjà touché 52 quartiers de la région métropolitaine de Port-au-Prince, dans le cadre du projet Kore Pep, financé par la République du Taïwan à hauteur de cinq millions de dollars. Le FAES a déjà reçu 37% de ce fonds, soit environ 1 666 000 dollars américains pour des programmes de cantines scolaires, de paniers de solidarité et de restaurants communautaires qui doivent durer 3 mois. À la suite du transfert d’une partie du don de la République de Taïwan à la Direction générale du Fonds d’assistance économique et social (FAES), les responsables de cette institution, en particulier le Directeur, Charles Ernest Chatelier, se disent être engagés au service de la population haïtienne en général, et des plus démunis en particulier. Pour débuter ses actions qui s’articulent autour de deux volets : les projets sociaux et les coopératives du volet économique, le FAES intervient dans environs 52 quartiers de la région métropolitaine. Selon le chef du programme “Caisse Rurale d’Épargne et de Prêt’’ (CREP), Louis Emmanuel Verette, le FAES intervient incessamment dans les milieux ruraux, pour supporter les petits commerçants dans la microfinance rurale, notamment dans l’appui à l’élevage, l’achat des semences, etc.

 

Le FNE a son premier directeur général

Joseph Frantz Nicolas a été installé comme directeur général du Fonds National d’Éducation (FNE), le lundi 26 novembre 2018, ce qui fait de lui, le premier à occuper ce poste depuis sa création en date du 26 mai 2011. « Il s’agit d’un devoir de citoyen à accomplir. Il s’agit d’épauler le ministre Cadet dans les efforts qu’il déploie, en vue d’assainir et de réformer l’organisation du système éducatif, d’une part, tout en consolidant, d’autre part, le système de la formation technique et professionnelle », a déclaré le désormais Directeur général du FNE. Prenant la parole, lors d’une cérémonie organisée par le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) en la circonstance, Joseph Frantz Nicolas, nommé par arrêté présidentiel, publié au numéro 193 du journal le Moniteur sorti le 12 novembre 2018, à la direction générale du FNE, reconnaît que le travail qui l’attend n’est pas facile. Toutefois, il estime qu’il n’est pas impossible non plus, avec une collaboration soutenue du personnel. En ce sens, il évoque « le dynamisme, la diligence, le professionnalisme, le sens de l’éthique, le sérieux d’un personnel bien rodé et conscient des défis qui attendent cette nouvelle structure ». Sous tutelle du MENFP, le FNE est un organisme autonome d’une durée illimitée, ayant pour mission de « participer à l’effort de l’éducation pour tous de la République d’Haïti et de gérer les fonds destinés au financement, tant au niveau de l’État qu’au niveau de collectivités territoriales, des dépenses relatives à l’éducation ».

 

L’État veut porter plainte dans l’affaire PetroCaribe

Le Premier Ministre haïtien, Jean Henry Céant, sonne la charge contre les anciens officiels accusés d’implication dans la dilapidation des fonds de PetroCaribe. Face à l’intensification de la contestation, le gouvernement envisage de porter plainte contre les anciens officiels et les propriétaires des firmes ayant détourné les fonds alloués pour la réalisation de travaux d’infrastructure. Les conseillers juridiques du gouvernement s’évertuent à trouver la meilleure formule, afin de porter plainte contre ceux qui ont détourné le fonds PetroCaribe. Il s’agit d’une véritable descente aux enfers pour les anciens ministres et premiers ministres et entrepreneurs indexés dans les deux rapports des commissions sénatoriales. Ils ont perdu l’appui de l’administration Moïse. Par la suite, le gouvernement a limogé certains hauts fonctionnaires afin qu’ils puissent être directement accessibles pour les juges. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince avait provisoirement bloqué les comptes bancaires de plusieurs entreprises impliquées dans la réalisation de projets liés au programme PetroCaribe.

 

Jean-Henry Céant ne cesse de rêver

À la question d’un auditeur qui lui a demandé à quels postes clés souhaiterait-il placer Mirlande Manigat ou Jean-Bertrand Aristide dans son gouvernement, Jean-Henry Céant répond : « Un club des anciens présidents d’Haïti est une bonne chose que je souhaite introduire dans le dialogue : je suis prêt à travailler avec tout le monde, qu’il s’agisse de Mirlande Manigat, de Boniface Alexandre ou de Michel Martelly ». Les récentes mobilisations du 18 novembre, soldées par des morts et par plusieurs blessés, les manifestations violentes et les journées de grève lancées par l’opposition ont poussé le PM Jean-Henry Céant, tout comme le président, à se prononcer sur la conjoncture politique et à apporter une réponse rapide aux protestataires et à la nation. C’était alors une première sortie officielle dans la presse pour le notaire qui s’est rendu sur les plateaux de Télé Métropole où il intervenait, le lundi 26 novembre, à la rubrique Le Point, autour de la crise. Le PM a quasiment abordé tous les sujets qui préoccupent les esprits: banditisme, procès PetroCaribe, départ de Jovenel Moïse, création d’emplois pour les jeunes, climat de paix et de dialogue entre les acteurs et les partis politiques. Jean-Henry Céant ne cesse de prôner en effet le dialogue, l’harmonie, le tèt ansanm pour sortir de la crise, et par-dessus tout, la réconciliation.

 

Les femmes déplorent

Plusieurs organisations de femmes condamnent les actes de violences continuelles, faites aux femmes en Haïti, dans une note conjointe, en date du 24 novembre 2018. Durant ces dernières semaines, les femmes sont victimes d’insécurité, d’une façon spéciale, notamment de viols, lors des affrontements entre gangs armés, dans des quartiers à Port-au-Prince, critiquent-elles, à l’occasion de la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre 2018. Les organisations signataires de la note sont Solidarite fanm ayisyèn (SOFA), Rezo fanm nan radyo kominotè ayisyen (REFRAKA), Kay Fanm, Fanm Deside, Groupe d’appui au développement du Sud (GADES), Fanm Saj et l’Association des femmes soleil d’Haïti (AFASDA). Les organisations de défense des droits des femmes condamnent la situation d’insécurité dans les quartiers, qui résulte, selon elles, de la distribution d’armes par certains secteurs pour contrôler et renforcer leurs pouvoirs économique, social et politique. Six (6) femmes sont déjà victimes de viol, lors du massacre à La Saline, sans compter les actes de banditisme à Martissant, suivant un rapport publié par des organisations de droits humains. 89% des violences sexuelles sont perpétrées envers des filles et 11% envers des femmes, souligne Kay Fanm, dans une note de presse du dimanche 25 novembre 2018.

 

La Saline : les familles victimes appellent à l’aide

Des familles de victimes de la tuerie du mardi 13 novembre 2018 à La Saline appellent l’administration Moïse-Céant à les aider à regagner leurs domiciles, lors d’une conférence de presse, le lundi 26 novembre 2018. Ces familles, qui ont été contraintes de se réfugier sur la place Dessalines, afin d’échapper aux fortes tensions qui planent dans le quartier La Saline, souhaitent une amélioration de leurs conditions de vie. Elles demandent au gouvernement de les accompagner afin qu’elles puissent rentrer chez elles, car leurs conditions de vie se sont dégradées depuis leur installation sur la place. Elles appellent les autorités à créer une commission d’enquête pour trouver les personnes qui ont mis le feu à leurs maisons et les sanctionner.

 

Amnesty International met en garde le pouvoir

L’organisation internationale de défense de droits humains, Amnesty International, exhorte le pouvoir à éviter le recours à la force excessive, lors de manifestations en Haïti, dans un document rendu public. Elle se dit préoccupée par les troubles qui ont eu lieu en Haïti, à la suite des mouvements de protestation populaires, organisés pour réclamer la transparence au sujet de l’utilisation des fonds PetroCaribe. Le Centre d’analyse et de recherche en droits humains (CARDH) a signalé au moins 40 morts et plusieurs dizaines de blessés depuis la manifestation du 17 octobre 2018 au 23 novembre 2018, dans une lettre ouverte, adressée aux autorités. Des informations très inquiétantes signalent que la police a eu recours à la force contre des civils au cours de ces manifestations, rapporte Amnesty International. Plusieurs personnes ont été également tuées ou blessées lors d’affrontements marqués par l’usage d’armes à feu. Les autorités haïtiennes doivent ouvrir une enquête indépendante et impartiale pour faire la lumière sur ces faits, identifier les responsables et les déférer à la justice, dans le cadre d’une procédure équitable, recommande Amnesty International.

 

Dialogue: l’administration Moïse-Céant s’engage

Les Jésuites d’Haïti invitent le président de la République, Jovenel Moïse, et le premier ministre, Jean Henry Céant, à s’ouvrir à un « dialogue sincère » avec toutes les forces vives de la Nation, en vue d’une issue à l’impasse actuelle. Dans une déclaration, ils les exhortent à écouter, avec un esprit patriotique, les cris de la population souffrante et à « prendre les décisions qui s’imposent, dans le sens de ses aspirations fondamentales ». Ils manifestent leur solidarité envers les victimes des dernières scènes de « violence gratuite », tout en dénonçant l’impunité, la corruption et la violence des gangs armés dans le pays. Le Centre d’analyse et de recherche en droits humains (CARDH), dans une lettre ouverte, adressée aux autorités, a fait état d’au moins 40 morts et de plusieurs dizaines de blessés, depuis la manifestation du 17 octobre 2018 jusqu’au 23 novembre 2018, date de la dernière mobilisation de l’opposition contre le pouvoir. Pour résoudre la crise socio-politique, le pouvoir appelle au dialogue, alors qu’une frange de l’opposition radicale réclame le départ du président Jovenel Moïse comme seule issue. Les Jésuites d’Haïti appellent tout un chacun à consentir de sérieux efforts, capables d’apporter des solutions durables et viables qui adressent « non seulement les problèmes conjoncturels mais aussi et surtout les problèmes structurels, garantissant ainsi le bien-être intégral de nos populations ».

 

Un Haïtien remporte la médaille du Barreau de Paris

Le jeune avocat haïtien, Nathan Laguerre, remporte la médaille du Barreau de Paris, lors de la quatrième édition du « Prix Mario Stasi », un concours de plaidoirie organisé dans le dessein de saluer la mémoire du très regretté, ancien Bâtonnier du Barreau de Paris, Mario Stasi – spécialiste en défense de la défense – ayant œuvré ardemment en faveur de ses confrères avocats poursuivis, avant sa mort. Cela étant, le règlement du concours relate que « le Prix Mario Stasi est un prix d’éloquence du Barreau de Paris, destiné à dénoncer la situation d’un avocat poursuivi dans le cadre ou à raison de sa mission de défense, ou, plus largement, une atteinte à la défense. » La finale a eu lieu à Paris, le mercredi 28 novembre 2018, dans la soirée. Le représentant du Barreau de Port-au-Prince, Nathan Laguerre, a eu gain de cause face aux Barreaux de Bruxelles, de Paris, de Genève, du Togo, de Montréal et de celui de Toulouse. Le jeune avocat haïtien a choisi de défendre Saif-Ul-Mulook, un avocat pakistanais, contraint de quitter son pays, sous la menace d’islamistes radicaux, pour avoir aidé à la libération d’Asia Bibi, une Pakistanaise chrétienne, accusée puis condamnée à mort pour motif de « blasphème envers l’islam, en juin 2009 ».

 

Des proches du PHTK en lutte

L’ancien vice-délégué de l’arrondissement de Limbé, Gaby Silencieux et le délégué départemental du Nord, Antonio Jules, sont à couteaux tirés. La mauvaise répartition de 8 millions de gourdes décaissées par l’équipe au pouvoir pour faire échec à la manifestation de l’opposition, le 18 novembre dernier, dans la 2e ville du pays, serait à l’origine de ce conflit. D’après Gaby Silencieux, le délégué Antonio Jules aurait gardé pour lui seul, cette somme d’argent, sans la distribuer à des habitants de différents quartiers populaires, ce qui, selon lui, a permis à la journée de mobilisation de l’opposition d’être une réussite au Cap-Haïtien. De plus, Gaby Silencieux accuse Antonio Jules d’avoir reçu 500 chèques zombis dans le cadre du passage de la Caravane du Changement, le programme phare du président Jovenel Moïse. L’ancien délégué de l’arrondissement du Nord demande au président de la République, Jovenel Moïse, de révoquer Antonio Jules qui, dit-il, ne travaille pas pour améliorer l’image de l’administration Moïse/Céant dans le département du Nord. Contacté, le délégué a refusé de réagir. Antonio Jules a déclaré « ne pas vouloir faire un nivellement par le bas, en répondant aux accusations de Gaby Silencieux ».

 

Baisse du prix du pétrole sur le marché international

La baisse du prix du pétrole sur le marché international est une bonne nouvelle pour Haïti. Le prix du pétrole a connu une baisse sur le marché international. En effet, le baril de pétrole Brent est passé de 85 à 62 dollars américains en moyenne, soit une baisse de plus de 30%. De l’avis de l’économiste Eddy Labossière, cette baisse est une bonne nouvelle pour le gouvernement haïtien qui, dit-il, aura décaissé moins d’argent pour s’approvisionner en pétrole. Il prend, pour justifier ses propos, le fait par le gouvernement de ne recevoir plus de pétrole de Venezuela depuis plus d’un an dans le cadre du programme PetroCaribe. Le gouvernement, accordera-t-il une baisse des produits pétroliers à la pompe, s’interroge l’économiste, rappelant que le décret de 1995 prévoit la fixation des prix des produits pétroliers, en fonction de leur prix sur le marché international ? Toutefois, M. Labossière estime qu’il ne sera pas bénéfique pour le gouvernement de baisser les prix des produits pétroliers à la pompe, en raison de l’accumulation des pertes, totalisant 20 milliards de gourdes.

 

L’UEH toujours en crise

Depuis quelques temps, l’Université d’État d’Haïti (UEH) est marquée par une crise et des conflits. Après la fermeture de plusieurs entités dont l’École Normale Supérieure et la Faculté d’Ethnologie, les choses semblent vouloir aller pour le mieux au sein de l’institution. À la suite d’une conférence de presse donnée le 9 novembre par le Conseil Exécutif de l’UEH autour des étapes finales du processus des États généraux de l’Université, le recteur de l’université, Fritz Deshommes annonçait que, du 12 au 23 novembre 2018, les différentes entités aborderaient les questions fondamentales au sein des États généraux de l’UEH, en vue de trouver les solutions appropriées. Selon le numéro 1 de l’UEH, ces assises représentent un espace de dialogue franc et responsable qui devrait déboucher sur des solutions à des problèmes auxquels l’Université d’État d’Haïti fait face. La gouvernance de l’UEH, le fonctionnement académique, la formation continue, la question de la recherche scientifique, entre autres, sont les thématiques à aborder au cours de ces échanges. Un peu plus tard, soit du 13 au 15 décembre 2018, se tiendront les véritables assises des États Généraux de l’Université d’État d’Haïti qui doivent réunir tous les acteurs de l’UEH et ceux de la vie nationale.

 

35 millions d’euros d’appui budgétaire en 2019 par l’UE

Le Premier ministre Jean-Henry Céant, assisté de plusieurs ministres, a présidé une longue réunion de travail, le jeudi 22 novembre 2018, en début de soirée, à sa résidence officielle à Musseau. À l’issue de cette rencontre, les partenaires de l’Union européenne, notamment Stefano Manservisi, directeur général de la DEVCO (Direction générale de la coopération internationale et du développement de la Commission européenne), ont réaffirmé leur engagement vis-à-vis d’Haïti, tout en passant en revue les efforts du gouvernement et de l’Union Européenne, en vue du renforcement institutionnel de l’État haïtien. « Les échanges s’articulaient notamment autour de l’appui budgétaire, ce qui se révèle être une bonne nouvelle pour le peuple haïtien, dans un contexte socioéconomique particulièrement difficile », a déclaré le Premier ministre Céant, lors du point de presse donné en marge de la réunion. Il a, plus loin, précisé que sur les 100 millions d’euros promis par l’UE, 30 millions ont été reçus par l’État haïtien en juillet dernier, 35 millions seront décaissés en 2019 et 35 autres millions en 2020. Pour le chef du gouvernement haïtien, « il est important de souligner que cet appui budgétaire, de la part de nos partenaires européens, est l’expression de leur confiance relative à notre capacité de mettre en place des réformes structurelles, afin de pouvoir faire face aux problèmes actuels, de poursuivre l’implémentation de la réforme de l’État, de réformer les finances publiques, de manière à effectuer, d’une part: la lutte contre la corruption, l’évasion fiscale et la contrebande et, d’autre part : permettre une meilleure répartition des ressources disponibles, en luttant contre le gaspillage, et une réallocation des ressources vers les secteurs sociaux ».

Altidor Jean Hervé

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