En brefNewsreel

En bref – 18-24 Novembre 2018

Assassinés pour avoir dit non à la dictature de Duvalier

Le lundi 12 novembre 2018 ramenait le 54e anniversaire de l’assassinat public de Marcel Numa, 21 ans et de Louis Drouin Jr, 31ans. Exécutés publiquement devant de très jeunes enfants, près du cimetière de Port-au-Prince, par les sbires de Papa Doc, ces deux combattants politiques avaient osé dire Non à la dictature et avaient tenté de renverser le régime des Tontons Macoutes. Ces jeunes furent exécutés, au vu et au su de tous, pour la propagation de la peur et de la terreur. Le sanguinaire dictateur, comme aiment à le répéter, les critiques historiens, voulait tracer un exemple pour quiconque oserait se soulever contre le pouvoir, comme le fit, ce groupe Jeune Haïti qui essaya de libérer Haïti du totalitarisme, cette machine à broyer des vies. Figure parmi les victimes, Yvan Laraque, le chef du commando de Jeune Haïti. 12 novembre 1964, tôt dans la matinée vers 7h40, contre le mur Nord-Ouest du cimetière, Marcel et Louis, tous deux originaires de Jérémie, sont exécutés devant des milliers de gens. Leurs cadavres restèrent exposés plusieurs jours durant, mais furent retirés quelques temps après, sur la demande d’un ambassadeur africain, accrédité en Haïti.

 

Mutinerie au Pénitencier national

Les geôliers du Pénitencier national ont eu fort à faire pour maîtriser un groupe de 300 détenus qui ont déclenché un soulèvement dans l’après-midi du 12 novembre 2018. Réclamant leur droit de se faire assister par un avocat, droit qui leur est inaccessible, à cause notamment de la grève paralysant le tribunal de première instance de Port-au-Prince depuis près d’un mois, des prisonniers ont décidé de se soulever. La direction de l’Administration Pénitentiaire a dû faire appel aux unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour forcer les protestataires à regagner leurs cellules. Ces 300 détenus – sur les 4 mille incarcérés à la prison civile de Port-au-Prince – protestaient pour exiger le respect de leur droit de se faire assister par un avocat, selon Noël Charles Nazaire, Directeur de l’Administration pénitentiaire.

 

Mort violente d’une employée de la SOGEBANK

La violence à l’égard des femmes n’en finit pas en Haïti. Environ un mois et demi depuis que la mairesse de Tabarre, Nice Simon, a été au couloir de la mort après avoir été violemment agressée par son compagnon, c’est le tour de Jucelène Jean-Charles. Cette employée de la succursale de SOGEBANK située à Lalue, aurait été battue à mort entre le 10 et le 11 novembre au soir, par son mari Emmanuel Dieujuste, a informé Vision 2000. Le père de la victime, Justin Jean-Charles a livré sa version des faits, le jeudi 15 novembre 2018 sur un media de la capitale. « Entre le couple Jucelène et Emmanuel, la violence était quasi quotidienne. Jucelène se serait attiré les foudres de son cher époux, après avoir refusé catégoriquement de lui donner à manger. Cette décision est intervenue après que Jucelène s’est rendu compte qu’elle était la seule à porter sur ses épaules le poids de la famille. D’ailleurs, depuis 10 ans, c’est Jucelène qui paie uniquement les frais de location de leur maison,», révèle Justin qui a confirmé que sa fille a subi la toute dernière violence de son mari-bourreau, le lundi 12 novembre 2018.

 

La DIGICEL dérange

Le PDG de la Compagnie Mobile DIGICEL, Maarten Boute, a été invité, le mardi 13 novembre au Parlement haïtien pour s’expliquer sur les différents problèmes auxquels font face les clients de la compagnie rouge. Depuis quelques temps, les clients de la DIGICEL se plaignent de la qualité de service que fournit la compagnie installée en Haïti depuis 2006. Face à ce constat, le président de la commission TPTC, le sénateur Hervé Fourcand, a invité le numéro un de la DIGICEL pour essayer de comprendre ces difficultés. Arrivé au Parlement, M. Boute a expliqué que ces problèmes sont dus, entre autres, aux interférences sur le réseau d’environ dix-sept (17) stations de radio situées notamment aux Gonaïves, à Saint-Marc, à Port-au-Prince. Le responsable s’est plaint également de l’insécurité qui s’installe de plus en plus dans le pays et dont la DIGICEL est constamment victime. « On a des problèmes de vol de diesel, de batterie, de sabotage sur les sites, de racket par des communautés des zones rurales », a confié le directeur de la DIGICEL qui, dans la foulée, dénonce les coupures de fibre, de manière régulière sur le réseau de la compagnie. « Quand on coupe une fibre, ça affecte aussi les antennes qui sont accrochées à cette fibre, donc ça affecte directement le signal mobile » a-t-il dit. Il a aussi précisé que ces coupures sont les oeuvres d’organes officiels du gouvernement (DINEPA, EDH, TPTC, ainsi que la Caravane du changement du président Moïse). Face à ces problèmes sérieux, la DIGICEL a déjà alerté le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) depuis le mois de février de l’année en cours, « mais les actions de la part du CONATEL tardent », souligne le PDG qui demande à ce que le régulateur joue son rôle. La DIGICEL promet de travailler et d’investir massivement dans le réseau pour améliorer et ramener la qualité de service à son niveau normal.

 

Manifestation à Gros-Morne

Des élèves du lycée Jacques Roumain de Gros-Morne (Artibonite, Nord) ont manifesté, ce jeudi 15 novembre 2018, pour réclamer la réparation dudit établissement, endommagé depuis le séisme du samedi 6 octobre dernier, qui avait touché les départements du Nord-Ouest, du Nord et de l’Artibonite. Rien n’est fait jusqu’à date pour réparer le lycée, la plus importante institution scolaire publique de la commune, se lamente un élève qui annonce une autre phase dans le mouvement. « Nous avons bloqué uniquement le lycée (…) mais si nos revendications sont ignorées, nous allons mobiliser, la semaine prochaine, les élèves d’autres établissements », annoncent les élèves.

 

Le SEMANAH exhorte les armateurs

Le Service Maritime et de Navigation d’Haïti exhorte les armateurs et les marins à se conformer aux formalités administratives et techniques. Les propriétaires de bateaux sont enjoints, entre autres, de se faire enregistrer et de renouveler l’immatriculation de leurs navires. Ils sont invités à retirer au bureau du SEMANAH, leurs livrets professionnels maritimes. Ces opérations se déroulent du 22 novembre au 22 décembre prochain, informe le directeur de la Sécurité Maritime, Ronald Jabouin, qui rappelle que les contrevenants sont passibles d’amende de 50 000 à 500 000 gourdes. M. Jabouin souligne que seulement 400 navires, de toutes catégories confondues, sont enregistrés sur tout le territoire national.

 

1 500 000 dollars pour la lutte contre le choléra

À Doha, au Quatar, le Sultan Ahmed Al-Aseeri, Manager des programmes des pays Qatar Fund For Development (QFFD) et Mme Jennifer Topping, coordonnatrice du UN Haiti Cholera Response MPTF, ont paraphé le 13 novembre 2018, le Standard Administrative Arrangement qui prévoit une contribution de 1 500 000 dollars au programme de lutte visant l’éradication du choléra en Haïti. Très peu de pays et de partenaires internationaux ont mobilisé des fonds, à la suite de l’appel de l’ONU pour intensifier la lutte en vue de l’éradication du choléra en Haïti. Le Qatar Fund For Development (QFFD) est, à ce jour, le second plus grand contributeur au programme, après la République de Corée. Au cours des derniers mois, les autorités sanitaires haïtiennes ont fait état d’une régression de l’épidémie de choléra dans les diverses régions du pays. De nombreux acteurs sont impliqués dans la lutte qui concerne la vulgarisation des principes d’hygiène et la prise en charge des malades.

 

Séisme: 200 mille euros pour assister les victimes du séisme du 6 octobre 2018

L’Union européenne (UE) accorde 200 000 euros, soit 16 400 000 gourdes, pour assister les victimes du séisme du samedi 6 octobre, qui a touché notamment le Nord du pays. 3 000 familles vulnérables bénéficieront de cette assistance qui consiste en la livraison de kits de première nécessité, indique l’UE. 18 morts, 548 blessés, 9 717 maisons endommagées et 1 417 demeures entièrement détruites dans les départements de l’Artibonite, du Nord et du Nord-Ouest, selon les autorités de la Protection civile d’Haïti.11 134 familles nécessitent une assistance humanitaire d’urgence, à la suite de ce tremblement de terre de magnitude 5,9, fait savoir l’UE.

 

Hausse des prix des produits alimentaires

Les autorités haïtiennes font état d’une hausse d’environ 8 % du coût du panier alimentaire, au cours du dernier trimestre de 2017. Dans un rapport spécial, le Conseil National de la Sécurité Alimentaire (CNSA) et le Ministère de l’Agriculture informent d’une hausse de 10 % des prix du maïs importé, du riz local, du haricot rouge. Pour le quatrième trimestre de l’année (octobre- décembre), le coût nominal du panier a augmenté en moyenne de 4 % par mois, tandis que pour le deuxième trimestre on a eu une baisse moyenne de 2 % par mois, baisse liée à l’augmentation de l’offre alimentaire pendant la période de récolte des produits locaux. Et si l’on considère la moyenne trimestrielle, on peut noter que la valeur du panier est passée de 1178 gourdes au 3e trimestre à 1261 gourdes au 4e trimestre de l’année 2017, soit une hausse d’environ 7 %. Par rapport au 4e trimestre de l’année 2016, on peut également noter une hausse de 8 % de la valeur du panier. La hausse de la valeur du panier, au cours de ce trimestre, est liée, entre autres, à une augmentation des prix de l’huile, du riz, des haricots et du maïs importé.

 

2ème édition du Festival international de Piano d’Haïti

Le samedi 17 novembre à 18h, FOKAL vous invite à une prestation du Bohemian Trio, dans le cadre de la seconde édition du Festival international de Piano d’Haïti. Cet évènement se déroulant du 15 au 24 novembre 2018 sur Port-au-Prince et Jacmel, est dirigé par Célimène Daudet et réunit quinze concerts, des ateliers pour les enfants, une exposition du peintre Frantz Zéphirin ainsi que quarante artistes haïtiens et internationaux dont Francesco Tristano, Guillaume Latour, le Quatuor Voce, et le Bohemian Trio. Peu de groupes portent aussi bien leur nom que le Bohemian Trio. Leur musique parle de la voix véritable de l’Amérique: une cacophonie de cultures qui, ensemble, forgent une nouvelle identité, transcendant les frontières de l’Ancien Monde. Leur mélange original de lyrisme classique, d’harmonie jazz, de danses latines et de rythmes afro-cubains reflète leur diversité culturelle et musicale. Ce festival est né de l’initiative de la pianiste Célimène Daudet, issue des deux cultures, française et haïtienne. Célimène souhaitait renouer avec le pays de ses origines, en créant un événement inédit en Haïti, autour de la musique classique, associée à la richesse de la culture haïtienne.

 

Célébration de l‘International Education Week

Le Programme « American Corner » de la Bibliothèque Monique Calixte invite les étudiants, les professionnels et le public en général, à sa conférence annuelle sur les programmes de bourses d’études et d’échanges de l’ambassade américaine à Port-au-Prince. Cette activité, prévue pour le mercredi 14 novembre à partir de 5 h pm, s’inscrit dans le cadre de la célébration de l‘International Education Week (Semaine internationale de l’Éducation) qui s’étendra cette année du 12 au 16 novembre. La présentation sera faite en quatre (4) étapes, par des cadres de l’ambassade américaine, avec Joanne Gousse, Estelle Cameau, Leslee Alexandre et Lyle Mikowicz. Mme Gousse est Assistante Administrative au Centre de Documentation et est également Conseillère Académique en Éducation USA pour Haïti. Elle présentera les cinq (5) étapes d’accompagnement de son programme pour les étudiants qui peuvent financer leurs propres études aux États-Unis. Les programmes UGRAD (Undergraduate) et SUSI (Study of the United States Institutes) seront présentés par Mme Cameau qui travaille à titre d’Assistante aux Affaires Culturelles.

 

Stratégie de gestion rationnelle des gîtes larvaires           

Dans le cadre de la lutte anti-vectorielle dans la Zone d’Aménagement Concertée (ZAC) de Martissant, le projet Santé-Droit de FOKAL expérimente, au cours de l’année 2018, avec l’appui de Médecins Sans Frontière – Belgique (MSFB), une nouvelle stratégie visant la gestion rationnelle des gîtes larvaires. À cet effet, une formation a été organisée à l’intention d’une cinquantaine de bénévoles et d’Agents de Santé Communautaire Polyvalents, (ASCP) affectés par le MSPP au projet. À Martissant, certains comportements de la population reflétaient leur manque d’informations concernant des maladies à transmission vectorielle et la prévention de celles-ci. Ce constat s’étendait du mauvais stockage de l’eau à utilisation domestique à la mauvaise gestion des eaux usées. Le projet Santé-Droit de FOKAL à Martissant, a collaboré avec le Programme National de Lutte Contre la Malaria (PNCM) sur une campagne permanente de lutte antivectorielle, en menant des actions de démoustication à travers des séances de fumigation dans le quartier. Cette collaboration, lancée en 2011, a permis la réalisation d’au plus six séances par année dont les actions portaient sur la formation du personnel communautaire, composé de résidents qui participaient à titre bénévole dans les activités; l’identification et le traitement des gîtes larvaires, pour arriver à la fumigation des lieux (intérieur et extérieurs des maisons, des rues, des canaux et des ravins).

 

Révolution sociale en Haïti

L’historien et professeur en sciences politiques, Jean Reynold Jean-Pierre, préconise une révolution sociale qui doit passer par l’unité nationale. Il critique l’irresponsabilité et la faible capacité de l’État haïtien à apporter des réponses concrètes aux besoins de la population, lors d’une conférence-débat, le samedi 10 novembre 2018, à Port-au-Prince. « Si l’État était au service de la population, son premier acte serait de construire des écoles », souligne-t-il, lors de l’activité, déroulée autour du thème : «les impacts des faiblesses de l’État haïtien sur la vie sociale en Haïti (2008-2018)». Jean-Pierre déplore le fait que le peuple haïtien n’a pas su penser la construction d’un nouveau système, après la disparition du système esclavagiste, ségrégationniste et colonialiste, mis en place par la métropole française. Par ailleurs, des jeunes haïtiens émigrent massivement vers le Chili, le Brésil et la République Dominicaine, en quête d’un mieux-être, à cause des mauvaises conditions de vie en Haïti, critique-t-il, lors de la conférence, réalisée par N ap sove Ayiti (NAPSA), une organisation composée de jeunes universitaires haïtiens en Haïti et à l’étranger. La situation socio-économique ne cesse d’empirer avec la dépréciation de la gourde et le taux d’inflation ayant atteint les 15 %.

 

Répression: Le RNDDH condamne

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) dénonce une répression systématique du pouvoir actuel, orchestrée contre des manifestantes et manifestants qui réclament des comptes sur la dilapidation des fonds PetroCaribe. Dans un rapport en date du 9 novembre 2018, il met en garde les autorités gouvernementales contre toute répression de la liberté d’expression du peuple haïtien. Lors de la mobilisation du 17 octobre 2018, visant à exiger que lumière soit faite sur l’utilisation des fonds PetroCaribe, 8 personnes ont été tuées, 61 autres ont été blessées, dont plusieurs atteintes de balles alors qu’elles se trouvaient ou se rendaient chez elles, déplore-t-il. Le bilan des « exactions policières » enregistrées lors de cette journée est « lourd » et « regrettable », critique-t-il. Il fustige la riposte jugée disproportionnelle des agents policiers contre les protestataires qui lançaient sur leurs véhicules, des pierres et des bouteilles, à l’occasion des funérailles, le 31 octobre 2018, de 6 des 8 personnes tuées par balles dans la manifestation du 17 octobre 2018. Les policiers ont fait usage à profusion de gaz lacrymogènes, tirs d’armes à feu et tirs de balles en caoutchouc pour disperser la population, lors de la marche du 31 octobre, qui s’est muée en une manifestation pour réclamer des comptes autour de l’utilisation des fonds PetroCaribe.

 

Une «Pétion-Ville propre»

Si l’assainissement demeure un problème crucial pour certaines mairies de la capitale, le maire Dominique Saint-Roc, lui, veut être du côté des solutions. 1 200 000 gourdes ont été décaissées pour nettoyer toute la commune. Du 11 au 13 novembre 2018, environ 200 membres du personnel de la voirie organiseront trois (3) journées de nettoyage à Pétion-Ville. «Nous mobiliserons toute l’équipe avec le maximum de matériels possible pour pouvoir redorer le blason de Pétion-ville, avant la fin d’année », annonce le maire Saint-Roc. Selon les déclarations du numéro 1 de la mairie, l’institution dispose de plus de 200 membres du personnel pour matérialiser cette campagne. L’objectif : éradiquer tous déchets et ordures ménagers afin de rendre la commune beaucoup plus salubre. Pour y arriver, il dit attendre le soutien de la population Pétionvilloise dans cette caravane baptisée « Pétion-Ville propre ». Un arrêté communal a été déjà pris pour donner force probante á cette campagne démarrée à partir du vendredi 9 novembre devant les locaux de la mairie de Pétion-Ville pour atterrir à Jacquet. Ivanel Louis, le directeur de la voirie, met l’accent sur les marchés publics qui, dit-il, ne cessent de produire des immondices. Quoiqu’en manque de matériels, le conseil municipal dit souhaiter obtenir le support des organisations communautaires pour l’aider dans la mise à disposition des outils de nettoyage : brouettes, sécateurs, serpettes en plus des cisailles, excavatrices, pelleteuses, et loaders dont dispose déjà la mairie.

 

Polémique: Dadou Jean-Bart calme le jeu

Le passage de la Championne de l’US open en Haïti a fait couler beaucoup d’encre. Arrivée en Haïti le 6 novembre, la numéro 5 mondiale a été accaparée par le gouvernement haïtien qui a organisé plusieurs activités en son honneur. Naomi Osaka a été reçue au Palais national par le Président de la République, Jovenel Moïse, le 8 novembre 2018. Au cours de cette cérémonie, la Japonaise d’origine haïtienne a été nommée Ambassadrice de bonne volonté pour la promotion du sport national. C’est un titre dont la star, âgée de 21 ans, se dit être fière et honorée. Cependant, si le gouvernement voit en Naomi un symbole qui doit représenter Haïti, ce n’est pas le cas pour de nombreux internautes. Pourquoi le président n’a-t-il pas nommé Nérilia Mondésir comme Ambassadrice de bonne volonté, s’interrogent plus d’un ? Dans ce débat sur Naomi Osaka et Nérilia Mondésir, le président de la Fédération Haïtienne de Football, Dadou Jean-Bart, tente de calmer le jeu et d’apporter des précisions sur le statut des deux jeunes athlètes. « Je ne suis pas d’accord avec ces comparaisons. Nous ne pouvons pas nous laisser diviser sur ce sujet. Le pays n’a pas besoin de ça. Arrêtons de faire ce genre de comparaison. Nérilia est une jeune bourrée de talents qui cherche à devenir professionnelle et qui travaille dur pour être titulaire en D 1 française. Tandis que Naomi est une championne du monde qui gagne des millions le mois. Il n’y a aucune comparaison », a déclaré le président de la FHF. Plus loin, le docteur Jean-Bart reconnaît les mérites de la star du tennis et trouve parfaitement normal que la championne de l’US Open fasse l’objet de tant d’amour et d’appréciation de la part du gouvernement. « Dans le sport, il n’y pas d’exclusion », a fait savoir le numéro 1 de la FHF qui, dans la foulée, ajoute que les fils (et les filles) d’Haïti, partout où ils sont, méritent d’être honorés. « Dans le cas de Naomi, c’est tout à fait normal, elle est une championne », a-t-il argumenté.

 

Théâtre Ami a fait le plein

La compagnie de théâtre «Théâtre ami» a convié ses fans le dimanche 11 novembre à la présentation de sa nouvelle pièce titrée « Ses femmes ». La trame de cette histoire dont le synopsis pourrait se résumer en l’infidélité d’un homme pris en flagrant délit par ses trois femmes, s’est déroulée devant un public ravi de contempler les acteurs dans leurs œuvres. Fou rire, salve d’applaudissements, exclamations admiratrices, voilà l’ambiance dans laquelle «Théâtre ami» a plongé son auditoire à «Le Villate». À 18 heures et 10 minutes, les acteurs étaient prêts et le public impatient. C’est le groupe « Équilibre » qui débuta la soirée. Trois jeunes hommes, avec des voix extraordinaires, ont fait voyager l’auditoire vers les années 80, en interprétant des tubes qui ont fait fureur, avec dans la gorge les tonalités exactes des chanteurs originaux. Le public était sous le charme quand les trois gaillards ont repris avec une dextérité sans faille la chanson de feu Bob Marley « No woman, no cry ». Et c’est sur les airs de « SOS d’un terrien en détresse » de Daniel Balavoine que les trois chanteurs sont sortis de leur équilibre pour céder leur place aux acteurs de la soirée.

 

Roody Roodboy s’excuse pour ses propos

Roody Roodboy, auteur d’un dérapage verbal, lors d’une émission, vient de s’excuser sur Twitter. Participant à l’émission Lekòl Lage sur Magik 9, le mercredi 14 novembre, le rappeur a déclaré qu’Haïti, cette république insulaire qui a connu 29 dures années de dictature, aurait besoin d’un bras de fer comme Adolphe Hitler, pour le diriger. Hitler, ancien chef d’État allemand, accusé d’être responsable de la mort de plusieurs millions de Juifs. Ces propos ont attiré la foudre de la direction de Magik 9 qui, sur Twitter, par la voix de son directeur Frantz Duval, a dit “espérer que Monsieur Roudy Pétuel Dauphin prendra conscience de l’énormité de ses propos et fera amende honorable…” En effet, quelques minutes plus tard, la star a reconnu avoir pris un mauvais exemple en faisant référence à ce personnage historique. Tout en reconnaissant son écart de langage, l’artiste, qui vient de perdre sa mère dans des circonstances révoltantes, rappelle par ailleurs que le combat contre la corruption et contre tous ceux qui volent doit commencer maintenant. Le chanteur à succès, auteur de plusieurs tubes carnavalesques et du morceau « Tranble » a perdu sa mère, Maryse Jeannette Voltaire Dauphin, le mois dernier. Le départ de celle qu’il appela sa « Reine », à qui l’accès aux soins était refusé dans un hôpital du pays pour insuffisance de fonds, a plongé Roody dans la désolation la plus totale. Il critiquait le système de santé haïtien et était très remonté contre le personnel médical pour son comportement.

Altidor Jean Hervé

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