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Le pouvoir aux abois…

Mais à quoi rime ce déploiement de forces du régime en place? Ces arrogants pensent que ce sont les armes qui arrêtent un homme déterminé. Vous pouvez avoir toutes les armes du monde, la détermination n’a pas de limite, elle est infinie. Ils croient tromper qui, avec leur matraquage médiatique? Le pouvoir doit tirer la révérence car, partout où le chef du Palais national passe, le peuple lui demande de partir, même dans ses propres fiefs dans le Nord et le Sud du pays. Nous sommes dans un tournant. Certains dressent un tableau urgent. Je crois qu’en réalité ce sont les invasifs voleurs-dilapidateurs qui paniquent. Le peuple n’a jamais été autant en position de force. Ces arrogants du pouvoir, Jovenel Moïse, Céant et leurs alliés, se moquent de la population et de la justice. Ce qui les intéresse, c’est de tout faire pour préserver leurs trônes avec les moyens du bord, à savoir l’argent, les armes et leur asservissement aux groupes oligarchiques et le CORE Group. Ils se trompent s’ils croient pouvoir garantir leur avenir de cette manière. Ça c’est sûr, que ces enfoirés à la tête du régime roulent plus pour leurs gueules que pour toute autre chose, les serviteurs du pouvoir étant là, pour faire vitrine mais sans le moindre avenir cohérent!! Qu’ils bougent et décampent, ceux qui ont un minimum de cervelle!!! La voilà, la vérité et la bonne annonce, faites au croyant. Le pouvoir criminel «Jovenelien»-voleurs-menteurs-tueurs-hypocrites doit quitter le pouvoir. Ce n’est que le début de la fin pour Jovenel Moïse et ses amis.

 

Mobilisation du 18 novembre

Encore une fois, Haïti s’est mobilisée pour exiger l’arrestation des voleurs dilapidateurs des fonds PetroCaribe et le départ de Jovenel et de son équipe. Que ce soit à la capitale, Port-au-Prince et dans les grandes villes du pays, le peuple haïtien s’est tenu debout. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Port-au-Prince pour réclamer le départ de Jovenel et l’arrestation des voleurs du Fonds PetroCaribe, protégés par Jovenel Moïse. Le macadam a été foulé par des milliers de personnes en dépit des massacres et des tueries organisés par le pouvoir, ainsi que des centaines de milliers de gourdes distribuées à des chefs de gangs dans certains quartiers populeux, pour étouffer le mouvement du dimanche 18 novembre. C’est le cas d’un chef de gangs à Delmas 4 et 6, un dénommé Cherizier Jimmy alias Barbecue, un policier de l’UDMO qui contrôlerait les gangs de Delmas 2, 4, 6 et 8 qui empêchait les manifestants venus de La Saline, de traverser Delmas 4 et 6 pour rejoindre l’autre groupe de manifestants de l’opposition. Ce serviteur du Pouvoir en place, Barbecue, est un ancien policier dont le nom avait été cité dans le massacre de Grand-Ravine, le 13 novembre 2017, dans un rapport du RNDDH. Et de plus, son nom est encore cité dans une récente enquête sur le massacre de La Saline, le 13 novembre 2018 où plusieurs dizaines de personnes ont été massacrées par des sbires du pouvoir : un certain Serge Alectis alias Ti Junior et ses acolytes, opérant sous les ordres du Délégué de Port-au-Prince, Pierre Rigaud Duplan, un criminel notoire. C’est tout le pays qui a été mobilisé contre le pouvoir en place pour demander son départ et le jugement des voleurs. Le stand mis en place à Vertières par le pouvoir a été brisé par la population. Jovenel Moïse n’a pas mis les pieds à Vertières, du fait l’ampleur de la mobilisation du peuple au Cap-Haïtien, la deuxième ville d’Haïti.

 

Bilan

9 personnes ont été tuées par balles, dont trois, lors de la manifestation du dimanche 18 novembre 2018. Ces précisions ont été apportées par le porte-parole adjoint de la Police nationale d’Haïti (PNH), Garry Desrosiers, lors d’une conférence de presse, le lundi 19 novembre 2018. Selon Garry Desrosiers, ces trois morts ont été enregistrés à Pétion-Ville (est de la capitale), à Petit-Goâve (Ouest) et au Cap-Haïtien (Nord), lors de la manifestation. La PNH a également recensé 12 blessés, dont 5 civils. Parmi les victimes, figurent 7 policiers blessés par des jets de pierres. Trois véhicules de la PNH ont été endommagés et deux autres ont été incendiés. 35 arrestations ont été effectuées pour des raisons diverses. Ce bilan a été rejeté par le Secteur Démocratique et Populaire. La coalition du secteur démocratique et populaire a fait état de 11 morts, 47 blessés et 75 arrestations à la capitale (Port-au-Prince) et dans plusieurs villes de provinces.

Emmanuel Saintus

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