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PetroCaribe : le compte à rebours poursuit son cours

Tic-tac, tic-tac, tic-tac… le compte à rebours poursuit son cours, malgré les discours et les annonces trompeuses de Jovenel Moïse et de ses supplétifs pour tenter de calmer l’angoisse des citoyens… Sous sa forme actuelle, la fin de son gouvernement approche plus vite que d’aucuns ne l’imaginent… Oui, c’est juste ! Par contre, il ne le voit pas sous cet angle.  Mais le glas sonne, c’est une question de quelques semaines.

Jovenel Moïse ne savait pas que l’auto-plébiscite est aussi une forme d’arrogance.
Quand on fait une blague, c’est aux autres d’en rire, n’est-ce pas ?  Ne riez donc pas de votre propre intervention pour légitimer son à-propos.  En vérité, « Monsieur le Président » vous vous rabaissez en agissant de la sorte.  Puisse Dieu vous pardonner votre infantilité.  Votre manière de mentir, de répondre, ressemble davantage à celle d’un ignorant qu’à celle d’un homme épris de vérité et de justesse.  En effet,  il y a déjà un moment que le début de la fin a sonné pour Jovenel et sa bande de voleurs, de gangsters en costume.  Le fruit tombera de l’arbre au moment voulu,  grâce à la pugnacité, l’inventivité, le courage de la résistance du peuple haïtien.  Ce serait si simple si Jovenel démontait son mur de pleurnicheries, prenait les Laleau, Martelly-Lamothe, les supplétifs, et allaient s’installer tous ensemble, au Pénitencier National.  Que la paix revienne enfin en Haïti.  Décidément, la lutte de PetroChallenges et de l’opposition démocratique pour exiger la restitution des fonds PetroCaribe n’est pas près de s’apaiser.  Depuis des semaines, le régime de Jovenel va de manœuvres en manœuvres pour pouvoir brouiller les pistes ou casser la lutte.  Mais en vain.  « Nous devons retourner à l’ordre moral dans le pays, ce n’est pas aux corrompus de faire la loi.  Vous n’avez pas mangé les raisins verts, vous n’aurez pas les dents gâtés » a dit le père Didy Horace, dans son sermon de circonstance, lors des funérailles des six victimes au cours des manifestations du 17 octobre, à Port-au-Prince.  En plus, deux autres personnes dont un enfant ont été tuées par les sbires de Jovenel Moïse et de ses alliés.  Plusieurs manifestants ont été également blessés, le mercredi 31 octobre, en marges des funérailles des six militants abattus par le régime de Jovenel Moïse.  En effet, l’Église de Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, au Bel-Air, a été la cible de grenades lacrymogènes par la police.  Cette situation a été dénoncée par des proches et des personnalités politiques qui étaient venus rendre un dernier hommage aux victimes de la journée du 17 octobre.  « Ils nous ont aspergés de gaz, nous empêchant même de rendre un dernier hommage à nos frères et sœurs, victimes pour une bonne cause », a  regretté le curé Didy Horace.  Le pouvoir veut faire plier la population haïtienne par la force.  Des exactions, des actes répréhensibles des hommes armés en cagoule se font dans diverses régions du pays, notamment dans la capitale, Port-au-Prince. Depuis le mercredi 31 octobre, un vent de panique continue de régner dans la capitale.  La police a, de son côté, annoncé l’ouverture d’une enquête sur la mort des deux manifestants au Bel-Air.  Entre-temps, la Primature a transmis l’ensemble des résolutions relatives au décaissement des fonds PetroCaribe au Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince.  Elle a ainsi donné suite à la requête adressée en ce sens par Me Clamé Ocnam Daméus qui a déjà invité au Parquet deux anciens Premiers ministres et le propriétaire d’une firme privée, dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce dossier.  Par ailleurs,  le  Core Group, créé en 2004 afin de promouvoir le dialogue avec les autorités haïtiennes et contribuer à une action efficace de la communauté internationale en Haïti, composé de Mme Helen Meagher La Lime, Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, des Ambassadeurs : du Brésil, du Canada, de la France, de l’Espagne, des États-Unis d’Amérique, de l’Union Européenne et du Représentant spécial de l’Organisation des États Américains (OEA), « salue l’engagement de la population, en particulier la jeunesse, et de la Société Civile haïtienne, envers les valeurs démocratiques qui s’est notamment traduit par la mobilisation du 17 octobre dernier, pour demander que la lumière soit faite sur la gestion des fonds publics et prend note de la volonté exprimée par les autorités haïtiennes d’agir en ce sens. »  « Le Groupe salue le professionnalisme dont a fait preuve la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans son ensemble, en cette occasion, pour garantir la liberté d’expression, tout en préservant l’ordre public […] et exprime son ferme rejet de tout acte de violence perpétré en marge des manifestations, rappelant la légitimité démocratique du Gouvernement d’Haïti et que dans une démocratie, le changement doit se faire en passant par les urnes et non par la violence. »

Emmanuel Saintus

 

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