En brefNewsreel

En bref. Semaine du 4-9 Novembre 2018

PetroCaribe: le pire est à craindre

Les quatre partis politiques suivants: Fusion, KONTRAPEPLA, OPL, UNIR, ont signé, le 28 octobre, une déclaration conjointe pour témoigner de leur satisfaction de ce qu’ils appellent «le réveil citoyen» d’une partie importante de la nation haïtienne qui réclame haut et fort la tenue d’un bon procès dans l’affaire PetroCaribe.  Les signataires attirent l’attention des acteurs sur les mobilisations populaires en cours qui, selon eux, sont l’expression d’une volonté de rupture et de changement structurel, dans la manière de conduire les affaires du pays.  Dans leur analyse de la situation, Fusion, KONTRAPEPLA, OPL et UNIR jugent que les prises de position de l’Exécutif, concernant le dossier PetroCaribe, sont ambiguës et sont des tentatives maladroites, donc aptes à semer la confusion et à faire traîner les choses.  Selon eux, toutes les manœuvres entreprises par le Gouvernement se solderont par un échec.  Dans les jours et les semaines qui viennent, la situation risque de dégénérer et de devenir incontrôlable, prédisent Fusion, KONTRAPEPLA, OPL et UNIR.

 

L’heure nationale est reculée

Le ministère de la Culture et de la Communication rappelle à la population, qu’en vertu des dispositions de l’Arrêté présidentiel du mercredi 7 mars 2012, l’heure nationale sera reculée de 60 minutes, à partir de 2:00 a.m., le dimanche 4 novembre 2018.  Lorsqu’il sera 2:00 a.m. à la date indiquée, il faudra reculer son horloge de 60 minutes; il sera ainsi 1:00 a.m.  Le ministère de la Culture et de la Communication invite la population à s’ajuster à l’heure d’hiver, afin d’éviter tout contretemps dans ses activités quotidiennes.

 

«Women in media»  au Cap-Haïtien

12 femmes influentes, issues des domaines de l’art, de l’information, du tourisme et de la culture, sont venues au pays, le 25 octobre 2018, au Cap-Haïtien plus précisément, pour un tour de prospection et d’échanges culturels et touristiques.  En effet, organisé par la bloggeuse Wanda, de la page d’information : L’union Suite, très prisée de la diaspora haïtienne, ces femmes sont au pays pour expérimenter la destination, mais aussi et surtout pour capter les belles images du pays à reporter dans leurs médias respectifs.  À souligner que ces femmes sont toutes très influentes dans leurs domaines.  Des reporters des médias télévisés BET et VH1, rappeuses, chanteuses, toutes au Cap-Haïtien pour capter et reporter la beauté naturelle ainsi que la diversité historique et culturelle de ce coin du pays.

 

Gede Fest : première édition

La première édition du festival Guédé, « Gede Fest », s’est tenue du 25 octobre au 3 novembre 2018 en Haïti.  Conférences, concerts, ateliers, danses, défilés de bandes de rara, visites au cimetière de Port-au-Prince, exposition et journées de démonstration et de dégustation, entre autres, ont été attendus dans le cadre de cette manifestation culturelle qui a lieu dans deux villes du pays : Port-au-Prince et Jacmel, mais mettra à l’honneur une autre ville des États-Unis, la Nouvelle-Orléans qui fête en 2018 ses 300 ans depuis sa fondation.  Les organisateurs ont voulu  en effet, à travers ce festival, rapprocher la Nouvelle-Orléans et Haïti, une ville et un pays qui, malgré leur positionnement géographique, sont liés par un passé historico-culturel.  D’où le thème « Twin sisters reunited » (Sœurs jumelles réunies) sur lequel le festival mettra en avant l’art et la culture de ces deux communautés pendant ces dix (10) jours.  La Maison Dufort et FOKAL font partie des sites qui ont accueilli le « Gede Fest 2018 ».

 

Campagne de sensibilisation à Martissant

Le projet Santé-Droits a lancé, le 15 octobre, à Martissant, une campagne de sensibilisation sur l’hygiène des mains, auprès des écoles partenaires de FOKAL.  Le personnel académique, les élèves ainsi que le personnel de soutien de ces établissements scolaires ont été touchés par cette campagne qui a pris fin le vendredi 26 octobre.  Le lundi 15 octobre, dans le cadre de la journée mondiale du lavage des mains, une formation a été offerte à une dizaine de bénévoles et agents de santé communautaire polyvalents (ASCP), à l’initiative du projet Santé-Droit/Fokal et grâce au soutien technique et logistique de l’ONG partenaire Solidarité Internationale (SI).  Cette formation portait notamment sur les maladies infectieuses, le lavage des mains et le traitement de l’eau, et s’inscrivait dans le cadre d’une grande campagne de promotion de la santé permettant de revisiter avec le public scolaire, les notions d’hygiène, en particulier l’hygiène des mains.  Contrairement aux années précédentes où les activités de célébration étaient organisées directement au Parc de Martissant, l’équipe du projet a décidé cette année de les déplacer vers les écoles, dans le but de toucher encore plus de personnes.

 

Vaccin pneumocoque dans les hôpitaux d’Haïti

Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a annoncé, le lundi 29 octobre 2018, l’introduction du vaccin pneumocoque dans les centres hospitaliers à travers Haïti, afin de combattre la pneumonie, la méningite, la bronchite, la sinusite et des infections des oreilles chez les enfants.  « Avant, les parents étaient obligés de payer         5 000 gourdes ou plus pour avoir ce vaccin », indique la ministre de la Santé, Clément Greta Roy, notant que le vaccin pneumocoque serait désormais disponible gratuitement, lors d’une cérémonie tenue à Port-au-Prince.  Le vaccin est accordé aux enfants en trois doses : la première aux enfants âgés de 6 semaines, la deuxième aux enfants âgés de 10 semaines, la dernière aux enfants âgés de 14 semaines.  La ministre a félicité les partenaires de l’État haïtien, qui ont pris l’engagement de soutenir ce programme, entre autres, l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation (GAVI), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) et le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF).  En tant que bailleur, les États-Unis d’Amérique, par la voix de son ambassadrice, Michèle Sison, félicitent l’État haïtien pour avoir consenti, dit-elle, beaucoup d’efforts, dont la décentralisation des services de vaccination.

 

Jacmel: Salon international du livre

Sept heures et quelques bonnes minutes.  C’est  l’auteur de «Errances Canailles», Maurice Cadet, qui a donné le ton pour le lancement de cette première édition du Salon international du livre de Jacmel.  En présence des nombreuses figures de proue de la littérature, notamment : les invités d’honneur de l’événement, l’écrivain qui sera en signature durant les deux jours du Salon, a souhaité la bienvenue au public, avant de céder sa place aux autres personnalités de la soirée.  Cette activité littéraire, mise en branle principalement par les Éditions Pulùcia et le ministère de la Communication et de la Culture, promet d’être intéressante.  Des auteurs comme Gary Victor, Kettly Mars, Inema Jeudi, enfant de la ville, Frantz Large et bien sûr, Maurice Cadet, pour ne citer que ceux-là, se sont retrouvés le jeudi 1er  et le vendredi 2 novembre, pour une même cause: celle de faire de plus amples connaissances avec les jacméliens et de redonner à ces derniers le goût de la lecture.

 

Hommage à la mère de Roody Roodboy

En juillet dernier, Loop Haïti a publié un article racontant l’histoire d’un ex-soldat chilien du contingent de la MINUSTAH qui avait créé le buzz au Chili, après avoir aidé une haïtienne ne parlant pas l’espagnol qui voulait se rendre à l’agence de l’immigration. Alexander Ortega (Alexander Ti Grimo) est son nom et il est revenu auprès de la communauté haïtienne, cette fois-ci, pour rendre hommage à la défunte mère du chanteur Roody Roodboy.  Dans une vidéo disponible sur la page Facebook de l’organisation        « Communauté haïtienne au Chili », on aperçoit Ti Grimo monter sur un podium.  Il surprend le public composé d’Haïtiens et de Chiliens, en annonçant, en créole, qu’il va interpréter l’une des compositions de Roody Roodboy pour rendre hommage à la mère de celui-ci, récemment décédée. « Je veux faire quelque chose pour lui dédier mes condoléances. », lâche-t-il, avant que le Disc Joker lance « Tranble », l’un des derniers hits du chanteur.  Le public pousse alors un cri d’extase et accompagne le Chilien dans chacune des strophes qu’il chante avec maîtrise.  En vrai, l’ex-soldat garde une proximité avec la communauté haïtienne au Chili, envers laquelle, il a maintes fois manifesté son sentiment.  « Je veux démontrer aux Chiliens toutes les bonnes choses de votre culture », a-t-il déclaré à la fin de sa prestation.

 

Chili: une Haïtienne retrouve son mari

En juillet dernier, le gouvernement chilien avait annoncé un visa humanitaire, permettant aux Haïtiens vivant au Chili de faire rentrer les membres de leur famille.  Cette décision n’a jamais été effective.  En effet,  Gens et Nattivita Jean-Joseph se sont finalement réunis après 10 mois de séparation.  Les médias chiliens sont allés filmer la scène de rencontre à l’aéroport Arturo Merino Benítez de Santiago où Gens Jean-Joseph attendait sa femme.  « J’étais venu ici pour chercher une vie meilleure », a-t-il lâché devant les caméras.  Nattivitta est ainsi devenue la première haïtienne à avoir bénéficié de ce visa humanitaire.  Avant d’atterrir au Chili, elle est passée par le Panama.  « Je suis heureux », a déclaré son mari à la presse, avant de repartir avec sa femme à Conceptión, la ville où il habite. Annoncé en juillet dernier à la suite des mesures restrictives prises par le gouvernement chilien sur l’immigration, ce visa humanitaire est spécifiquement réservé aux Haïtiens.  Le gouvernement doit, au cours de l’année, livrer au moins 10 000 documents aux immigrants qui en ont fait la demande. « C’est également un comportement très généreux de la part de tous les Chiliens, car il permet aux enfants de ne pas être séparés de leur famille et leur procure protection, dignité et bien-être », a expliqué le ministre des Affaires étrangères chilien, Roberto Ampuerto.

 

Bravo à Cuba

Le mois de septembre 2018 a ramené le vingtième anniversaire de la coopération haïtiano-cubaine dans le domaine de la santé.  Pilotée principalement par la Brigade Médicale Cubaine en Haïti (BMC), ladite corporation a présenté, le week-end écoulé, à travers une table ronde, un résumé du bilan de son travail dans le pays.  Mise sur pied depuis en septembre 1998, quelques jours après le passage dévastateur de l’ouragan Georges en Haïti, la BMC supporte longuement Haïti, rappellent les responsables. Pendant ces deux décennies, a avancé, lors d’une table ronde, le coordonnateur général, le Dr Evelio Betancourt, près de 30 millions de consultations ont été effectuées par les médecins cubains sur le sol haïtien, 577 421 interventions chirurgicales, 178 104 accouchements et 185 828 patients réadaptés.  Selon le Coordonnateur, le regretté commandant en chef de la révolution cubaine, feu Fidel Castro, est le principal initiateur de cette collaboration.  Il rappelle que tout a commencé le jour où ‘’El Comandante’’ avait décidé d’envoyer des contingents de médecins au secours de la population haïtienne, à la demande du gouvernement haïtien, en 1998, après l’ouragan Georges.  Pour le présent moment, près de 8 000 collaborateurs cubains soignent des malades dans les 10 départements d’Haïti. 1 059 Haïtiens sont des diplômés de La Havane (Cuba) dans la plus grande école de médecine en Amérique latine (ELAM), a aussi souligné Evelio Betancourt.

 

BPH : Un nouveau conseil

Un nouveau conseil a été installé en toute clandestinité, à la tête de la Banque Populaire Haïtienne (BPH), le lundi 29 octobre 2018.  Ce conseil est composé de Raoul Pierre-Louis, président ; Yamilée Champagne et Kesner Delmas, membres.  Au mois d’août 2016, la gestion de la BPH était provisoirement confiée à un comité présidé par Jean Philippe Vixamar qui avait pour mission de restructurer l’institution.  Lors d’une séance au Sénat de la République, tenue en mars 2017, M. Vixamar avait lui-même révélé que l’institution bancaire avait accumulé, entre 2013 et 2016, des pertes estimées à 300 millions de gourdes et avait encouru de forts risques de faillite.

 

Haïti : visite de la Première Ministre de la Barbade

Le mardi 30 octobre 2018, la Première Ministre de la Barbade, Mia Amor Mottley, a effectué une visite en Haïti.  Par cette visite, elle a clôturé plusieurs jours de travail portant sur l’intégration d’Haïti au « Marché et Économie uniques de la Communauté caribéenne (CSME) », à la suite des engagements pris par le pays.  Selon le responsable du Bureau de coordination et de suivi des accords CARICOM-OMC-ZLEA, Chenet Saint-Vil, le Premier Ministre haïtien, Jean Henry Céant, a pris part à ces discussions portant sur la libre circulation des biens et des personnes dans la région caribéenne.  En expliquant les motifs de la visite, monsieur Chenet Saint-Vil précise que la Première Ministre de la Barbade a l’ultime responsabilité de faire avancer à la fois le marché et l’économie des pays dans la région caribéenne.  Pour ce faire, des points essentiels comme : le marché ainsi que le déplacement des citoyens d’un pays à un autre, sont d’une extrême importance.  Pendant trois jours, Mme Mia Amor Mottley a beaucoup discuté avec les responsables du gouvernement haïtien et les conclusions portent sur son inestimable support politique pour faire avancer le dossier, déclare monsieur Saint-Vil.

 

Célébration

« Loyaux services rendus, sens du sérieux, compétence et discipline » sont les principales qualités démontrées par Joseph Nathan Petit-Frère et Jean Pierre Rochelin Émile, deux employés du ministère du Commerce et de l’Industrie, et qui leur ont valu une récompense pour ce mois d’octobre.  Joseph Nathan Petit-Frère est un employé du petit personnel et Jean Pierre Rochelin Émile est un cadre affecté à la Direction de l’Entrepreneur et du Développement Industriel (DEDI).  Ils ont tous deux reçu des lettres de mérite de la part du ministre Ronell Gilles, lors d’une cérémonie organisée par le MCI, ce mardi 30 octobre.  De son côté, le Directeur Général du ministère, Daniel Denis, a tenu des propos élogieux envers les deux employés « pour leur motivation au travail et le sens de l’honnêteté qui les animent ».  Il se dit, en outre, « satisfait » de ses collaborateurs.

 

Assassinat

Le citoyen haïtien, Peter Manigat, a trouvé la mort sur le pont reliant Ouanaminthe et la ville dominicaine dénommée Dajabón.  La victime, un chauffeur de taxi-moto, a reçu une balle provenant de l’arme d’un agent douanier du nom de Chrispin Joseph.  Selon les informations recueillies, l’incident a été occasionné par une altercation entre l’agent et la victime.  « Au moment où l’on s’apprêtait à ouvrir la barrière frontalière, l’agent douanier a demandé à Peter Manigat de déplacer sa motocyclette, mais ce dernier ne voulait pas obéir », explique un témoin.  « C’est à ce moment-là que l’agent douanier a dégainé pour faire pression et a atteint la victime d’une balle », poursuit-il, en ajoutant, dans la foulée, que le tireur a lui aussi été blessé sur le coup.  Le juge de paix Jean Eugène a effectué les constats.  Pour l’instant, la victime se trouve dans une morgue et l’agent douanier reçoit, pour sa part, des soins dans un centre hospitalier à Milot.

 

Un enfant de 10 ans dit avoir échappé à un sacrifice

L’enfant de 10 ans, qui avait été porté disparu à Delmas 17, a été retrouvé à Cité-Soleil, le 26 octobre.  Sa tante, Melissa Charles, a affirmé que l’adolescent a été kidnappé par un homme qui l’a emmené à Cité-Soleil où il a failli être «sacrifié».  Des déclarations contredites par le commissaire de Cité-Soleil.  L’autorité rapporte que, selon les déclarations de plusieurs policiers qui disent connaître l’enfant, ce n’est pas la première fois que ce dernier a laissé son domicile.  Rappelons que c’est le 24 octobre dernier que Mélissa Charles avait saisi les micros de la presse pour lancer un avis de recherche pour son neveu qui a été porté disparu au cours de cette même journée.

 

Trois pollumètres disponibles

L’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS/OMS) a fait mention lors d’une conférence de presse, en date du 23 octobre 2018, d’un don de trois (3) pollumètres au ministère de l’Environnement, à travers la Direction Cadre, Vie et Assainissement (DCVA).  Ces appareils seront destinés à surveiller la qualité de l’air dans les grandes villes du pays.  Certaines mauvaises pratiques affectent la qualité de l’air que respire la population en Haïti: le fait de brûler en plein milieu urbain les ordures ménagères, l’expulsion des gaz par les voitures en mauvais état ou encore le fait de brûler des pneus pour manifester.  Depuis 2012, dans son livre intitulé « Première communication sur la pollution de l’air en Haïti, impact sur la santé… », Le professeur Jean-Claude Carré dit avoir dressé ce constat.  Aujourd’hui, plus que jamais, les effets de cette pollution sur la santé se font sentir.  Conscient de la situation, le mardi 23 octobre 2018, Julio Urruela Roquero, Conseiller en Eau et Assainissement à l’OPS/OMS, et Evans Louis, Directeur de la DCVA, ont présenté, lors d’une conférence de presse, ces trois pollumètres qui ‘’doivent contribuer au renforcement de la capacité du ministère de l’Environnement, dans la collecte de données fiables sur le niveau de pollution de l’air dans les villes’’ selon les déclarations de M. Roquero, aux micros des journalistes.

 

L’exclusion des handicapés

Les personnes à mobilité réduite représentent 10 % de la population haïtienne. Et, leur intégration dans la société reste une véritable galère.  Discriminée, cette catégorie de personnes n’a même pas accès aux lieux dits publics.  Fort de ce scabreux constat, l’Union des femmes à mobilité réduite d’Haïti se propose de faire un plaidoyer, en vue de promouvoir le respect des droits humains et l’intégration des personnes handicapées. Cette structure a lancé officiellement, dans le cadre de sa lutte, le lundi 29 octobre 2018, un projet intitulé « aucun prétexte, aucune limite ».  Ce projet, financé à hauteur de 2 millions par la Mission des Nations Unies pour l’Appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH), sera implémenté dans les départements de l’Ouest et du Nord.  Il s’étendra sur une période de 6 mois, selon la coordonnatrice générale de l’UFMORH, Soinette Désir.  Environ 40 personnes à mobilité réduite, issues des deux départements susmentionnés, bénéficieront de ce projet, précise Charline Augustin, secrétaire générale de l’organisation.

 

Haïti : le taux de la tuberculose en baisse

Des spécialistes de la santé haïtienne et dominicaine ont présenté, le 29 octobre, les progrès effectués par les deux pays contre la tuberculose.  La maladie a baissé de 45% à 60% sur 100 000 habitants, selon les données présentées par le ministre de la Santé en République Dominicaine, Rafael Sánchez Cárdenas.  En 2017, la tuberculose a fait un total de 4063 victimes, une baisse de 397 par rapport aux chiffres de l’année précédente qui a fait 4 460 morts.  Ces chiffres représentent les résultats du plan de travail 2016-2018 mis sur pied par les deux pays.  Les deux Etats comptent renforcer leur programme 2019-2021 dont l’objectif est d’éliminer la maladie d’ici en 2030.

 

Haïti, encore et encore

Haïti figure encore une fois parmi les mauvais élèves, dans le concert des nations.  Le dernier rapport de l’Indice de Paix Mondial (IPM) le place en 88e position, «tout près du milieu du classement», souligne Radio Canada.  L’IPM classe 163 États indépendants, en fonction de 23 indicateurs provenant de différentes sources, notamment l’ONU.  Une note de 1 à 5 est attribuée pour chaque indicateur à chacun des pays.   L’Islande, la Nouvelle-Zélande et l’Autriche se placent respectivement en première, deuxième et troisième position. Ce sont donc, les pays les plus paisibles au monde, d’après ce classement. L’Islande n’a pas quitté la première marche du podium depuis 2008.  Mais détrompez-vous, si le Canada se trouve au 6e rang, il faut dévaler jusqu’à la 121e place pour trouver le pays de Donald Trump.  Et Oui! Cette note lui a été attribuée pour les indicateurs portant sur la possession d’armes nucléaires et lourdes, l’exportation d’armes, son implication dans des conflits externes et le nombre de détenus dans des prisons (2. millions).

 

Haïti : un programme anti-désertification

«Sensibilisation, éducation environnementale et formation sur la lutte contre la désertification, pour la gestion durable des terres et des ressources naturelles » est le nouveau projet lancé par le ministère de l’Environnement en octobre dernier à Jérémie, avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) sous un axe baptisé « Action contre la désertification (ACD)».  Selon ce que précisent les responsables du ministère de l’Environnement, parlant de la volonté du ladite entité de reboiser la Grande-Anse, cinq communes sont concernées.  « Ces activités seront mises en œuvre dans cinq communes du département de la Grand’Anse, notamment : Bonbon, Jérémie, Abricot, Moron et Dame-Marie» explique M. Rony Horat.  Le représentant de la Direction d’Éducation d’Inspection et de Surveillance Environnementale a félicité le responsable du Fonds des Nations Unies pour l’Alimentation (FAO) pour s’être allié aux priorités de l’État haïtien pour lutter contre la désertification.

Altidor Jean Hervé

 

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