accueilActualitéEn brefNewsreel

Jovenel Moïse a peur…et menace, sans vraiment y croire

Cela dit, ces propos illustrent parfaitement ce qu’on dit et écrit depuis des années: «tant que la colonie n’aura pas reçu une leçon cinglante de la part de la résistance, elle se croira encore et toujours supérieure aux autres !» C’est ça, le syndrome du «peuple élu»… Jovenel Moïse fait face à une nouvelle situation en Haïti. Cette nouvelle situation est exprimée par l’équilibre de la dissuasion de force de la population haïtienne, qui augure la fin de la protection des malfrats, des dilapidateurs du fonds PetroCaribe par le pouvoir en place. Nous ne disons pas que la route est maintenant facile et jalonnée de fleurs, mais la priorité est de mettre fin à la protection dont jouissent ses voleurs, de la part de Jovenel Moïse. La mise en garde du peuple appelle en effet Jovenel Moïse, le menteur avec aplomb, à choisir entre l’adaptation à ce changement majeur ou la décision d’aller à la confrontation, y compris le risque de la confrontation armée. Le pouvoir multiplie les exactions contre les militants, notamment ceux des PetroChallenges dans diverses régions en Haïti. Ces derniers jours, des cadavres de jeunes sont découverts dans divers quartiers populaires. Quatre (4) corps sans vie, baignant dans leur sang, victimes d’agression dans la nuit du 25 au 26 octobre, par des individus non identifiés, ont été découverts à Port-au-Prince. Deux (2) des victimes ont été trouvées à Place Jérémie, 1 à Grand-Ravine et 1 à Fouchard. Selon les informations, deux de ces jeunes revenaient de PetroQuartier (PetroBizango) lorsqu’ils ont été tués par des individus armés, et les deux autres sont abattus dans leur propre quartier à la Place Jérémie. «La dilapidation des fonds PetroCaribe a été prévue et voulue », a expliqué le professeur d’université, Auguste D’Mezza. Il a avancé ses données en tenant compte de l’indifférence manifestée par des institutions du pays, dont : la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA), le Parlement haïtien, le ministère de la Planification et de la Coopération externe et celui de l’Économie et des Finances. « Ces structures n’ont pas fait montre d’une volonté de remplir leurs fonctions, en vue d’éviter que les fonds vénézuéliens soient dilapidés », a dit M. D’Meza. De ce fait, le professeur a dit apporter son plein soutien à la mobilisation des citoyens dans différentes villes du pays, qui exigent que les dilapidateurs du fonds PetroCaribe soient jugés et emprisonnés. Il attire l’attention des Petrochallengers sur le fait qu’ils ne doivent pas négliger les personnalités du secteur privé des affaires qui ont bénéficié des contrats évalués à des sommes mirobolantes, dans le cadre du dossier PetroCaribe. Pour sa part, Me Kébreau Zamor a fait savoir que les conditions ne sont pas réunies pour la tenue du procès PetroCaribe. Analysant le côté juridique de la question, le magistrat n’a pas caché son désaccord face à la dépendance du pouvoir judiciaire par rapport aux deux autres pouvoir de l’État.

Emmanuel Saintus

Related Articles

Check Also

Close
Close
%d bloggers like this: