En brefNewsreel

Nouvelles en bref – 20 Septembre 2018

Petro Mobilisation

Le jeudi 13 août 2018, aux environs de 10 heures du matin, sur la route Nationale no 2, à Petit-Goâve, plusieurs dizaines de personnes ont gagné les rues pour réclamer la vérité sur les Fonds PetroCaribe. Les manifestants ont marché dans plusieurs coins et recoins de cette ville. Leur revendication vise à retrouver l’argent des fonds PetroCaribe qui a été volé par un petit clan, pendant que le peuple haïtien ne peut rien trouver à manger. Selon leur déclaration, ils resteront toujours dans la rue si leur revendication n’est pas prise en considération. Sur leurs pancartes est inscrit : «Mare Tout Vòlò Kòb Petwo Karibe A». Il faut noter que cette manifestation était sous la surveillance de la PNH (Police Nationale d’Haïti).

 

LIDE n’est pas au sein du gouvernement

La plateforme politique «LIDE» n’est pas représentée dans le gouvernement. C’est une déclaration de l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Claudy Gassant. Aucun des membres du directoire de la plateforme n’avait soumis de nom au Premier ministre nommé, a fait savoir Claudy Gassant, qui intervenait vendredi sur Magik 9. Jean Gabriel Fortuné et Carl Jean Jeune, membres fondateurs de la plateforme, avaient certes rencontré le Premier ministre nommé mais ils n’avaient soumis aucun nom à Jean Henry Céant. Aucune demande de poste n’avait été non plus exprimée au cours de cette rencontre, a indiqué l’ex-commissaire du gouvernement de Port-au-Prince. Claudy Gassant confirme que c’est à travers la presse qu’ils ont appris que le ministre de la Jeunesse, des Sports et de l’Action civique, Edwing Charles, a été référé par la plateforme LIDE. «Quand nous avions entendu l’information à la radio, on en a discuté. Personne n’est au courant, que ce soit le président, le vice-président ou le secrétaire général», a confié Claudy Gassant. L’ex-commissaire du gouvernement ne veut pas engager une polémique avec le sénateur Jean Renel Sénatus. «Mais je ne veux pas qu’on persiste dans le mensonge», a-t-il indiqué. Claudy Gassant invite Jean Renel Sénatus à assumer que la désignation d’Edwing Charles a été un choix personnel.»

 

Éric Jean-Baptiste estime que Jovenel Moïse tâtonne et improvise

À l’instar de plusieurs autres observateurs politiques avisés, l’ancien candidat à la présidence, Éric Jean-Baptiste, est loin d’être satisfait des résultats obtenus jusqu’ici par l’administration de Jovenel Moïse, qui a déjà 18 mois comme chef d’État. Pour l’actuel secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux et Progressistes (RDNP), c’est un pouvoir qui «tâtonne et improvise», comme s’il n’avait ni vision ni programme devant orienter l’ensemble des dispositions adoptées dans la pratique de gouvernance publique. C’est, en effet, ce qui est à la base des malheureux événements des 6 et 7 juillet 2018 survenus à Port-au-Prince, a estimé le nouveau leader du RDNP. Comme s’il surveillait à la loupe les actions du président Moïse depuis le début de son mandat, le secrétaire général du RDNP relève l’inefficacité, du moins l’absence de communication qui brille dans les différents actes de l’administration du premier mandataire de la nation. Même après la pagaille des 6 et 7 juillet 2018, il y a l’impression qu’«aucune leçon n’a été tirée de ce qui s’est passé», comme si les dirigeants vivaient avant les émeutes. Éric Jean-Baptiste prend en exemple «le laxisme» enregistré dans le processus de choix du nouveau Premier ministre qui, souligne-t-il au passage, n’avait pas «officiellement contacté» le RDNP sur la formation du cabinet. Toutefois, l’homme d’affaires dit avoir de bonnes relations personnelles avec le notaire Céant.

 

Éric Jean-Baptiste favorable à une reddition de comptes

Par ailleurs, le passage de l’homme politique sur le plateau de l’émission «Haïti, Sa k ap Kwit?» a été une occasion pour lui d’intervenir sur le dossier PetroCaribe. Éric Jean-Baptiste, qui a été pris à partie, au moment où il voulait s’immiscer dans la foule qui tenait une mobilisation devant la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) le vendredi 24 aout 2018, tend à minimiser l’incident. « Il y a eu deux ou trois jeunes extrémistes (des intolérants), précise-t-il, qui n’appréciaient pas notre présence ». Mais tout cela ne paraît pas décourager le leader politique, connu surtout pour ses différentes prises de position contre les forces onusiennes en Haïti (MINUSTAH). «Dès qu’il s’agit de lutter pour le pays, pour les principes, je serai là», garantit l’homme d’affaires. Comme beaucoup d’autres citoyens, Éric Jean-Baptiste est pour une reddition de comptes de l’utilisation du fonds PetroCaribe dans le pays. «Aujourd’hui, le procès PetroCaribe est inévitable. Cela se produira de toute manière. Il ne saurait ne pas avoir lieu, pour la simple et bonne raison qu’il est visible que quelque chose s’est passé, que 3,8 milliards de dollars soient utilisés sans observer les résultats», affirme-t-il. Ce n’est pas avec ce « pouvoir » qu’on aura le « procès de la vérité » de PetroCaribe, pense le leader, même s’il croit que ledit pouvoir pourrait prendre l’initiative.

 

Une haïtienne «de 125 ans» aux portes du Guinness Record

À la 8e section de Petit-Goâve, dans la localité appelée Moyette, se trouve une vieille dame qui serait née, deux décennies avant l’occupation américaine d’Haïti de 1915. Bernicia Souffrant, de son nom de jeune fille, plus connue sous le nom de Madan Janba auprès de sa communauté, pourrait être la doyenne du monde auprès de Guinness record, si les études révèlent qu’elle a effectivement 125 ans. Plusieurs journalistes ont rencontré Bernicia Souffrant le samedi 8 septembre 2018, à l’initiative du Recteur de l’Université Quisqueya (UNIQ), Jacky Lumarque. L’initiateur de cette rencontre, Jacky Lumarque, a dévoilé divers de ses projets pour la doyenne, dont la soumission de ses pièces authentiques pour prouver ces 125 ans; la construction d’un « Lakou » permettant à des étudiants de séjourner chez Madan Janba, en vue d’apprendre à connaître l’histoire de ce personnage. Selon l’un de ses petit-fils, Rosier Laguerre, Madan Janba, la mère de son père, était mariée et avait eu 4 enfants dont trois étaient le produit de son mariage avec Jean-Baptiste Laguerre, d’où le surnom Madan Janba. En bonne santé, tant sur le plan physique que mental, « Madan Janba » prenait très au sérieux sa nutrition. Elle dit consommer très peu de riz dans toute sa vie, et oriente sa nutrition vers les fruits et les vivres. Questionnée sur ces activités durant sa jeunesse, elle raconte qu’elle pratiquait le commerce, et passait toute sa vie à exercer sa générosité auprès de son entourage. Jacky Lumarque dit reconnaître que des pas importants restent à franchir pour la confirmation de l’âge de la dame. Il a, toutefois, reconnu que l’acte de naissance de la soeur jumelle de Madan Janba a été retrouvé et un anthropo-sociologue a été engagé afin d’approfondir l’enquête visant à déterminer l’âge réel de la personne qui serait la doyenne de l’humanité ou du moins celle d’Haïti.

 

Les citoyens de Marchand en colère contre Garcia Delva

Un vent de panique souffle sur la commune de Marchand Dessalines. La population s’est soulevée contre le sénateur Garcia Delva et le vice-délégué départemental, Wadner Josaphat qui, disent-ils, n’ont rien entrepris pour assurer le développement de la commune. Les habitants ont dressé des pneus enflammés et des barricades, tout au long des routes, pour empêcher la circulation. « Les manifestants sont allés fermer les portes des écoles, de la mairie et du Tribunal de Paix. Le marché de la commune ne fonctionne pas non plus depuis le début des soulèvements », a fait savoir Delanot Philippe, un habitant de Marchand. Les citoyens de la commune reprochent aux deux dirigeants d’avoir délaissé Marchand Dessalines dans des conditions infrahumaines et insalubres. Ils les accusent de n’avoir pas entrepris de travaux d’infrastructures dans les routes, les sites touristiques et autres lieux importants de la commune.

 

Très maigre bilan des parlementaires

Le bilan des actions du pouvoir législatif n’a pas été présenté lors de la clôture de la deuxième session ordinaire de l’année législative, le lundi 10 septembre 2018. Le président de l’Assemblée Nationale, Joseph Lambert, dans son discours de circonstance, a expliqué que le fonctionnement du Sénat avait été perturbé, à la suite du transfert de l’enquête sur la gestion des fonds de Pétrocaribe à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA). Le Grand Corps avait été fragilisé en raison de profondes dissensions provoquées par cet épineux dossier. Les sénateurs modérés et de l’opposition avaient dénoncé la tenue d’une séance irrégulière et nocturne ayant permis à la majorité d’adopter une résolution pour le transfert du dossier. Entre temps, plusieurs membres de la majorité ont abandonné le bloc présidentiel et mis en place le groupe des sénateurs pour l’équilibre politique (GSEP). C’est la première fois que le président de l’assemblée nationale ne présente pas le bilan des actions d’une session. L’un des sénateurs du parti au pouvoir a admis que le bilan de la session écoulée était très maigre. La session a été marquée par un absentéisme élevé et une faible activité législative au Sénat et à la Chambre des députés.

 

53 migrants haïtiens expulsés par le Canada       

Les autorités canadiennes ont annoncé l’expulsion de 53 migrants haïtiens qui avaient franchi la frontière illégalement. Ces Haïtiens font partie d’un groupe de 400 migrants de 53 nationalités différentes qui avaient franchi illégalement la frontière américaine pour demander l’asile au Canada. Leurs demandes d’asile avaient été rejetées par la Commission des Réfugiés. Ces migrants avaient épuisé toutes les voies de recours et procédures légales. Le porte-parole de l’Agence fédérale, Nicholas Dorion, affirme que les 32 173 migrants qui ont traversé illégalement des frontières terrestres du Canada ont été déclarés inadmissibles à une demande de résidence, simplement pour avoir franchi illégalement la frontière canadienne. Selon les statistiques, 32 173 migrants avaient traversé illégalement des frontières terrestres du Canada depuis les États-Unis, entre avril 2017 et fin août 2018. La majorité des migrants sont toujours dans l’attente d’une audition dans le cadre de leur requête.

 

Clôture du New York Caribbean Carnival

Le New York Caribbean Carnival (Labor Day parade) s’est clôturé par une longue parade de chars musicaux sur Eastern Parkway, le lundi 3 septembre 2018. Sur le parcours : Sweet Micky, T-vice, Tony mix, Djakout #1 . Le ministère du Tourisme, via la campagne «Zafè Touris » était également représenté. En effet, le char de Sweet Micky ainsi que plusieurs festivaliers étaient aux couleurs de la campagne « Zafè Touris Se Zafè Tout Moun» qui gagne un peu plus de terrain chaque jour dans les campagnes haïtiennes et dans la diaspora. Cette campagne de sensibilisation et de changement de comportement vis-à-vis du touriste, dure depuis deux ans et est une initiative du ministère du Tourisme pour palier le problème de l’image négative du pays, de la prise de conscience de l’Haïtien sur son rôle à jouer dans l’affaire du tourisme et dans l’accueil des visiteurs. Le Bleu et Rouge a par ailleurs été dignement représenté à New York ce weekend et les chars haïtiens ont entraînés de grandes foules, toutes nations confondues.

 

Le cinéma haïtien à l’honneur à Angoulême

Le cinéma haïtien a été à l’honneur dans l’ouest de la France, à l’occasion de la 11e édition du Festival du Film Francophone d’Angoulême, du 21 au 26 août dernier. En effet, Haïti était le pays invité d’honneur de ce festival cette année, avec neuf films projetés et plusieurs réalisateurs invités, notamment Richard Sénécal et Arnold Antonin. Parmi les neuf films projetés, «Chronique d’une catastrophe annoncée» d’Arnold Antonin, «Ayiti mon amour» de Guetty Felin, et «Le jour se lèvera (Douvanjou Ka Leve)» de Gessica Généus qui ont été supportés par la Fondation. La pianiste Célimène Daudet a performé avec Stravensky Debrosse, personnage principal du film «Le violoniste», du réalisateur Richard Sénécal, projeté lui aussi au festival. En outre, le documentaire de Gessica Généus a été récompensé le 26 août, à un autre festival : le Festival international du Film insulaire de Groix en France, en y décrochant le prix du public et l’Île d’or décerné, par le jury du Festival.

 

Festigraffiti, du 12 au 21 septembre à Port-au-Prince

Initialement prévue en juillet, avant d’être reportée, à la suite des événements des 6 et 7 juillet, la 3e édition du Festival international des arts urbains de Port-au-Prince, Festi-Graffiti, se déroule à Port-au-Prince, du 12 au 21 septembre, autour du thème « Réinventer l’espace public ». Au programme : des dizaines d’interventions artistiques (graffiti, pochoir, art mural, signalétique urbaine…), conférences-débats, soirées festives dans cinq quartiers, boulevards et avenues du centre-ville de Port-au-Prince, à Cité-Soleil et à Pétion-ville. Les différents artistes viendront d’Haïti, d’Allemagne, de Suisse, des États-Unis d’Amérique, du Canada, de la France, de la République Dominicaine, d’Australie, du Chili et de la Guadeloupe.

 

Un premier forum en Haïti sur la gouvernance d’Internet

« Connecter les déconnectés et construire l’avenir du numérique en Haïti » est le thème de la première édition du Forum sur la gouvernance d’Internet (FGI), qui se tient, à Port-au-Prince, le jeudi 13 septembre 2018. Ce forum tourne autour de la connectivité et de l’accès à Internet en Haïti pour combattre l’exclusion numérique. L’événement vise aussi à favoriser l’inclusion numérique dans une approche multipartite, en promouvant des initiatives qui visent à développer des infrastructures d’Internet et à réduire les inégalités de connectivité et d’accès à Internet. Organisé par l’Internet society (chapitre Haïti), ce forum a également le soutien de Latin american and caribbean internet addresses registry (LACNIC), Internet society et l’IGF support association (IGH SA). Ces partenaires internationaux investissent dans la région de l’Amérique latine et des Caraïbes, afin de favoriser et d’encourager toutes discussions liées à la gouvernance d’Internet. La disponibilité du haut débit pour toutes et tous, indicateur important de développement, représente une nécessité en Haïti, estiment les organisateurs du forum sur la gouvernance d’Internet en Haïti.

 

Cinq (5) personnes mortes sous l’effet de la foudre à Belladère

Cinq (5) personnes ont trouvé la mort, dans l’après-midi du jeudi 13 septembre 2018, des suites des impacts d’un courant de foudre, enregistré avec des pluies orageuses à Belladère (bas Plateau Central). L’accident s’est produit dans la localité dénommée « La Sève », à Kwa Fè (Croix de Fer), troisième section communale, à environ une dizaine de km à l’ouest de Belladère, rapporte un correspondant de Radyo Vwa Peyizan Papay. Avec les impacts de la foudre, le jeudi 13 septembre 2018, à Belladère, trois (3) personnes sont décédées immédiatement. Sur trois (3) autres personnes blessées par les effets du courant de la foudre, deux (2) ont succombé en route, au moment où elles allaient être acheminées vers un centre hospitalier.

 

Rencontre de travail autour du Secondaire rénové

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Pierre Josué Agénor Cadet, assisté du Directeur général, Dr Meniol Jeune, a présidé une réunion stratégique, le mardi 4 septembre en cours, autour des orientations du Secondaire rénové. Il s’agissait, pour l’essentiel, de faire un bilan des actions à date avec les principaux directeurs techniques et des coordonnateurs de pôle, sur la mise en oeuvre de la généralisation des programmes du Secondaire et d’adopter de nouvelles dispositions sur les épreuves anticipées et celles obligatoires pour cette année académique. Cette réunion fait suite à un ensemble de consultations engagées avec des partenaires sur les difficultés rencontrées dans le processus de mise en œuvre du Secondaire rénové et les nouvelles dispositions à prendre, suivant les discussions avec les acteurs et les propositions faites par des partenaires engagés dans la démarche. Ainsi, le MENFP communiquera sous peu les nouvelles mesures au secteur éducatif, afin de rassurer les directeurs d’établissements scolaires en attente.

 

Haïti se réjouit de la victoire de Naomi Osaka    

Le gouvernement haïtien salue la victoire de la joueuse de tennis, Naomi Osaka, en finale du tournoi de Grand Chelem de Flushing Meadows. Osaka, dont le père est haïtien (natif de Jacmel), s’est imposée le samedi 8 septembre 2018 sur le court central du Parc municipal de « Flushing Meadows-Corona Park » à New-York, aux dépens de l’américaine Serena Williams, en deux sets 6-2, 6-4. « Naomi a toujours évoqué avec fierté ses origines haïtiennes et mérite toutes nos félicitations pour avoir contribué à projeter une image positive d’Haïti, à travers ses performances sportives, particulièrement ces deux dernières semaines à l’US Open », a déclaré la ministre de la Jeunesse et des Sports, Régine Lamur. La ministre a adressé des félicitations spéciales au père de Naomi, Léonard François, « qui a cru au potentiel de sa fille en participant à sa progression, en investissant dans son talent et sa passion pour le tennis ». Mme Lamur souhaite que cet US Open soit le premier d’une longue série de titres et inaugure une longue et brillante carrière pour Naomi, comme celle de son idole, Serena Williams (36 ans) une des légendes du tennis féminin mondial. Née au Japon le 16 Octobre 1997 à Chūō-ku (Osaka), d’un père haïtien et d’une mère japonaise, elle est âgée de 3 ans quand sa famille émigre aux États-Unis.

 

Joseph Lambert souhaite des actions urgentes pour atténuer les souffrances

La population haïtienne se trouve dans conditions matérielles délicates qui attendent des actions urgentes pour atténuer ses souffrances. C’est ce qu’a souligné le président du Sénat, Joseph Lambert, à l’ouverture de la session extraordinaire, convoquée le mercredi 12 septembre 2018, par le président Jovenel Moïse. Lambert dit prendre acte de l’intérêt manifesté par les parlementaires, face à « cette conjoncture difficile qui mène le pays dans une situation très peu honorable, de liquider les affaires courantes durant un temps déjà trop long ». La barque nationale doit être orientée vers des rives nouvelles, affirme-t-il, relevant la fragilité et les carences de la société haïtienne, dans le contexte actuel, mais aussi combien les affaires de l’État traînent. Joseph Lambert évoque une économie atrophiée, incapable de produire des richesses ou de créer des emplois, « mettant ainsi l’État, trop souvent, en situation de gérer des vengeances planifiées ».

 

Un fonds spécial pour couvrir les dépenses électorales

Le Conseil électoral provisoire (CEP) prévoit la création d’un fonds spécial pour couvrir les dépenses électorales, dans la perspective de l’organisation des législatives de l’année 2019. Envisagé dans le projet de loi électorale, ce fonds qui sera géré par le CEP, devrait permettre d’assurer l’autonomie et l’indépendance de l’organisme électoral en Haïti, vis-à-vis d’autres financements, précise Uder Antoine, le directeur exécutif du Conseil électoral provisoire. Les dernières élections (de l’année 2016) ont été financées par le gouvernement haïtien, après le refus des États-Unis d’Amérique d’accorder des financements pour leur réalisation, à la suite de la reprise annoncée de la présidentielle controversée de 2015. Par ailleurs, un délai d’environ 24 à 48 heures devrait être la nouvelle norme pour la publication des résultats préliminaires des prochaines élections de l’année 2019, grâce à la transmission électronique des procès-verbaux, indique le CEP. Pour ces élections, il y aura deux instances juridictionnelles, à savoir le tribunal électoral départemental et le tribunal électoral national.

 

Le député Jerry Tardieu préoccupé par la situation socio-politique

Le député Jerry Tardieu exprime ses vives préoccupations face au « pourrissement continu de la situation socio-économique et à la crise politique qui pointe à l’horizon ». Dans un communiqué de presse, il compare le climat délétère actuel à un baril de poudre, susceptible d’exploser à tout moment. Il exhorte les quelques parlementaires de la majorité à arrêter de faire pression pour imposer « des homme-liges » au ministère de la Planification et de la Coopération externe, entre autres. Il estime qu’une telle attitude irresponsable, contribue à démolir le peu de crédibilité qui reste au Parlement.

 

Le CSPJ se plaint du retard observé dans la nomination officielle des juges

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) attire l’attention du président de la République, Jovenel Moïse, sur les retards enregistrés dans la nomination officielle des juges dans différentes juridictions, dont des tribunaux de paix et la Cour de cassation en Haïti. Cette situation qui perdure depuis des années (de 2015 à 2018), entraîne un dysfonctionnement dans l’appareil judiciaire, déplore le CSPJ, dans une correspondance adressée à Jovenel Moïse. Le CSPJ demande de « faire le nécessaire, dans le meilleur des délais, pour que la rentrée judiciaire 2018-2019, prévue le lundi 1er octobre 2018, ne soit pas compromise ». Il invite également Jovenel Moïse à mettre en application les prérogatives qui lui sont légalement conférées, en tant que garant de la stabilité des institutions étatiques, par la Constitution en vigueur.

 

L’ANAMAH s’inquiète de la nomination tardive des magistrats

L’Association Nationale des Magistrats Haïtiens (ANAMAH) recommande au chef de l’État de donner suite à la correspondance du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire qui demande à l’Exécutif de prendre des dispositions pour nommer les juges avant l’ouverture de la nouvelle année judiciaire, le 1er octobre. Des membres de l’Association Nationale des Magistrats Haïtiens sont préoccupés par rapport à la lenteur constatée dans le processus de nomination des juges. En effet, plus d’une centaine de juges sont en attente de nomination. En ce sens, l’ANAMAH presse le chef de l’État de se pencher sur cette situation telle que l’a déjà réclamé le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire dans une correspondance. « Nous sommes vraiment inquiets par rapport au nombre de dossiers qui moisissent au Palais national et par rapport au fait que jusqu’à présent, l’Exécutif ne se prononce pas encore sur ces dossiers », se désole le juge Jean Winer Morin, président de l’ANAMAH.

 

Reporters sans frontières dénonce le silence des autorités sur la disparition du photojournaliste Vladjimir Legagneur

Six mois après, l’organisation Reporters sans frontières (RSF) condamne le silence des autorités sur la disparition, depuis le 14 mars 2018, du photojournaliste Vladjimir Legagneur. Elle juge inacceptable que les autorités policières et judiciaires n’aient pu apporter d’éléments nouveaux sur cette affaire, six mois après cette disparition. «Ce silence est un supplice pour les proches de Vladjimir Legagneur. Les autorités haïtiennes ont la responsabilité de retrouver le photographe et de déterminer les causes et les responsables de cette disparition», dénonce Emmanuel Colombié, directeur du Bureau Amérique latine de RSF. L’enquête ouverte sur ce dossier est toujours au point mort, déplore l’organisation RSF, tout en exhortant les autorités à apporter des réponses à la famille et aux collègues du disparu.Vladjimir Legagneur qui était allé réaliser, le 14 mars 2018, un photo-reportage à Grand-Ravine, dans le quartier de Martissant. Depuis lors, il n’en est jamais revenu. Les résultats de tests ADN (Acide désoxyribo nucléique) effectués par la police sur des ossements humains découverts, dans le cadre de cette enquête, n’ont jamais été rendus publics, malgré l’insistance de sa famille et des associations de journalistes locales, selon RSF.

 

Le rapport de la commission d’amendement dénoncé

Plus d’une dizaine de partis politiques dont VERITE, KONTRAPEP LA, MOPOD, Pitit Dessalines, dans une note conjointe, dénoncent les propositions d’amendement de la Constitution faites par la Commission d’amendement de la Chambre des députés, présidée par Jerry Tardieu. Ils mettent en avant le déficit de légitimité dont souffre le Parlement, ces derniers jours. Pour eux, les parlementaires ne peuvent engager la nation dans aucune refonte de la Constitution, voire une révision de celle-ci. « Force est de constater aujourd’hui que ce Parlement ne bénéficie pas de la crédibilité nécessaire ni de réelle représentativité pour engager la nation haïtienne dans un processus d’amendement de la Constitution, sans risque de turbulences sociopolitiques et de rejet de larges fractions de la société. Nous devrions éviter de commettre les mêmes erreurs. On se souvient encore de l’amendement frauduleux réalisé par le Parlement et [l’ancien président] René Préval qui, jusqu’à présent, pose problème, lit-on dans cette note portant la signature de l’ancien sénateur Jean William Jeanty, à titre de porte-parole de ce groupe de formations politiques. Alors que les responsables de ces partis politiques se sont abstenus d’analyser les propositions d’amendement en profondeur, ils rejettent, parallèlement, la méthode utilisée par les commissaires dans le cadre des consultations auprès des différents secteurs de la vie nationale. Ils évoquent notamment le fait par les membres de la Commission de décider unilatéralement de transcrire des propositions, s’il y en a eu réellement, des membres de la population, peut-on lire.

 

Lamothe boude l’invitation de la Commission Éthique et Anticorruption

Le mercredi 12 septembre 2018, l’ex-premier ministre, Laurent Salvador Lamothe et l’un de ses proches, l’entrepreneur Rony Desvarennes, invités par la Commission Éthique et Anticorruption du Sénat de la République, n’ont pas répondu à l’invitation. M. Lamothe aurait adressé au président du Sénat de la République, Joseph Lambert, une correspondance dans laquelle il a expliqué qu’il ne pouvait répondre favorablement à cette invitation, dénonçant « une tentative abjecte visant à discréditer sa personne et brouiller les cartes au profit d’intérêts électoralistes ». En réponse, le sénateur Youri Latortue, président de la Commission Éthique et Anticorruption annonce que le rapport de ladite commission sera rédigé avec les informations dont disposent les commissionnaires, c’est-à-dire, sans les explications de ces deux concernés. Laurent Salvador Lamothe et Rosny Desvarennes devaient s’expliquer autour des différentes déclarations des responsables de la compagnie SOGENER, selon lesquelles il leur était réclamé de l’argent pour le renouvellement de contrat de distribution d’électricité.

Altidor Jean Hervé / Moïse Jean Fride

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