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Mobilisation contre les gaspillages des fonds publics.

Depuis les évènements du 6 juillet, les masses défavorisées se sentent enfermées dans un cercle de représailles.  À l’heure actuelle, singulièrement méprisé, le peuple haïtien ne saurait se passer des évènements du 6 juillet 2018.  L’aggravation de la récession économique, le chômage, l’insécurité alimentaire, la vie chère, les égoïsmes et les peurs se sont accentués, tandis que les solidarités naturelles et la justice sociale ont été négligées ou éliminées par le pouvoir en place, le clan PHTK et les alliés de Jovenel Moïse.  Depuis son accession au Palais national, Jovenel Moïse a favorisé le creusement des inégalités, l’apparition d’une société duale, à plusieurs vitesses, et le renforcement du temps des exclusions. L’augmentation est rapide et massive pour les prix des produits de premières nécessités. Le chômage continue de croître dans les régions du pays.  Aucune région en Haïti n’a su éviter les effets de la mauvaise gouvernance de Jovenel Moïse et de son équipe rapace. Certaines zones se retrouvent même sinistrées. Dans le département des Nippes, plus de 80% de la population active est sans travail. Par ailleurs, aucune catégorie sociale, aucun secteur professionnel n’est à l’abri. Les cadres et les diplômés en sont victimes, au même titre que les agriculteurs et les jeunes qui sont particulièrement frappés.  Jovenel Moïse ne cesse de créer de nouveaux pauvres dans la communauté et dresse une barrière entre les groupes dominants de privilégiés et les masses pauvres. Et la première cause de cette dramatique aggravation des conditions matérielles de vie de la population est, en effet, la corruption dans laquelle nage l’équipe au pouvoir. Le mardi 7 août 2018, des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre la corruption qui gangrène le pays.  Des milliers de citoyens ont marché dans les rues de Port-au-Prince pour dire non à la corruption du pouvoir en place qui s’érige en une véritable muraille de protection pour les corrompus et les corrupteurs. Jovenel Moïse protège les corrompus et les nomme même à des postes clés dans l’État. Et ces décisions ont été prises au vu et au su de tout le monde. À l’initiative des organisations de droits humains et de la société civile dont le CARDH, la POHDH, la CE-JILAP, des milliers de personnes ont marché contre le gaspillage des fonds publics.  Entre autres, les protestataires ont fait part de leur préoccupation par rapport aux privilèges dont jouissent les parlementaires, alors que des millions de personnes croupissent dans la misère.  La corruption est le plus grand crime social de notre temps. Elle apparaît comme le défi majeur d’Haïti qui reste l’un des pays les plus pauvres de la planète.

Emmanuel Saintus

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