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La communauté internationale manifeste son intérêt pour Haïti

La communauté internationale qui ne perd jamais Haïti de vue, a su se prononcer sur les derniers évènements survenus au pays les 6, 7 et 8 juillet 2018, à la suite de l’augmentation des prix du carburant à la pompe.  Du Core Group, en passant par l’ONU ou les ambassades, tous ont eu leurs mots à dire.

La New England Human Rights Organization (NEHRO) a fait savoir, le jeudi 12 juillet 2018, que la solution à la crise actuelle passe nécessairement par des actions claires contre la corruption en général, et les auteurs et complices de la dilapidation des fonds de PetroCaribe en particulier, avec des mesures concrètes tenant compte des droits sociaux et économiques du peuple haïtien.  L’organisation de droits humains basée à Boston mais qui compte des antennes en Haïti, fait ainsi allusion aux actes de violence qui ont sévi en Haïti les 6, 7 et 8 juillet 2018, résultant de l’incompétence et de l’insouciance du Pouvoir en place, pour lequel la misère du peuple haïtien est un leurre et la lutte contre la corruption est une farce. La New England Human Rights Organization (NEHRO) dénonce les violences liées à l’augmentation abusive des prix de l’essence, mais aussi les actes de destruction (à Pélerin 5) des maisons de multiples citoyens par la Direction Générale des Impôts (DGI), la police nationale d’Haïti  (PNH) et le Parquet de Port-au-Prince, sans aucune décision judiciaire, à cause de leur condition sociale. Face aux déboires de ces citoyens rendus sans abri par la mégalomanie du Président Jovenel Moïse, la New England Human Rights Organization (NEHRO) en appelle aux autorités de la justice pour qu’une enquête soit diligentée autour de ces faits graves, hautement répréhensibles, afin d’identifier leurs auteurs, les traîner par devant leurs juges naturels, leur appliquer les sanctions prévues par les lois haïtiennes et réparer les victimes sans délai, insiste l’organisation.

 

  1. Farhan Haq, porte-parole adjoint de M. António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, a indiqué que l’ONU presse les acteurs haïtiens à engager un dialogue.  La Mission des Nations Unies d’Appui à la justice Haïtienne (MINUJUSTH) encourage tous les acteurs à engager un dialogue constructif, afin de trouver une solution pacifique à la situation, a t-il dit, lors d’un point de presse.  La composante police de la Mission a contribué à l’élimination des barrages routiers afin de garantir l’accès aux axes routiers clefs et continuera de coordonner étroitement ses actions avec les autorités compétentes, si la situation l’exige, explique-t-il.  La Mission des Nations Unies indique que la situation reste tendue et volatile, à la suite de la suspension par le Premier Ministre Lafontant, samedi, de la hausse des prix du carburant.

 

Ailleurs, dans un communiqué en date du 9 juillet, le Core Group a exprimé sa préoccupation à la suite des manifestations marquées d’actes de violence et de pillage qui ont largement paralysé le pays durant ce week-end, avec des effets négatifs sur l’économie.  Le Core Group se dit attristé par les pertes en vies humaines et exprime ses condoléances aux familles des victimes.  Alors que les inquiétudes de la population face aux difficultés de la vie quotidienne sont légitimes, rien ne peut justifier des comportements à même de menacer la vie des personnes et la sécurité des biens, ainsi que les avancées réalisées ces dernières années en matière de stabilité et de progrès démocratique en Haïti.  Par ailleurs, le Core Group déclare condamner tous les actes de violence et encourage toutes les parties en Haïti à faire preuve de retenue et à respecter l’ordre constitutionnel.  Plus loin, le Core Group exhorte les autorités nationales à engager un dialogue approfondi et inclusif avec tous les autres acteurs clés du pays, afin de ramener le calme, de promouvoir la cohésion sociale et d’assurer la sécurité des personnes et des biens, dans le respect des règles de droit.  En dernier ressort, le Core Group assure Haïti de son soutien à la stabilité et au développement durable du pays.

 

Le nouveau directeur du Bureau régional pour la Caraïbe et l’Amérique latine (BRECAL), de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), le Béninois Emmanuel Adjovi, a fait part du vœu de la Secrétaire générale de l’organisation, Michaëlle Jean, qu’une solution soit trouvée à la crise haïtienne.  Adjovi qui rendait visite à AlterPresse et AlterRadio, a souligné l’attachement de Michaëlle Jean à son pays d’origine, Haïti, y compris son ultime espoir face aux troubles qui secouent le pays. « Pendant la crise actuelle, elle a suivi les évènements de bout en bout. Elle s’informe régulièrement de ce qui se passe.  Et elle s’interroge sur ce qu’elle peut faire pour aider à faire avancer les choses », indique-t-il. La Secrétaire générale espère vivement que les différents acteurs trouveront la solution susceptible de conduire le pays à une voie de développement et de la cohésion sociale, rapporte le directeur du BRECAL, Emmanuel Adjovi.  « La relation entre la Secrétaire générale, Michaëlle Jean, et Haïti, est une relation quasi-charnelle, profonde, intense et émotionnelle. Elle a une attention particulière pour ce pays », explique le représentant de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) en Haïti.

Altidor Jean Hervé

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