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Paroles échangées entre corrupteurs et corrompus

Les langues continuent de se délier, à la suite du scandale de surfacturation des contrats, notamment dans le dossier de PetroCaribe. Alors que l’équipe au pouvoir est soupçonnée de corruption, Jovenel Moïse fait semblant de vouloir prendre le taureau par les cornes. À en croire Jovenel Moïse, presque tous les grands contrats publics passés dans le pays, durant ces dix (10) dernières années, ont été surfacturés. Il a mis en cause ceux qui ont occupé des postes importants au niveau de l’État et du secteur privé. Et de poursuivre qu’il va s’attaquer à ce problème, en renforçant la Commission nationale de Passation des Marchés publics (CNMP). « Pour venir à bout de ce fléau, la Commission nationale des Marchés publics doit bien faire son travail », a déclaré le président Jovenel Moïse. Le coordonnateur de la Commission nationale de Passation de Marchés publics (CNMP), Jean Marie Florian, a dit que beaucoup d’efforts ont été consentis pour éviter d’éventuels actes de corruption dans les passations de marché, mais reconnaît, qu’au niveau de l’autorité contractante, des manipulations peuvent être opérées. « L’institution ne peut être efficace sans un amendement de la loi sur les passations de marché qui actuellement limite son action », a dit Jean Marie Florian. En plus, le mardi 12 juin 2018, un colloque sur la corruption au sein des marchés publics a été organisé au centre de convention de la BRH sur le thème: « Éthique et transparence, moyens de lutte contre la corruption dans les marchés publics». Ce colloque qui a duré deux jours, a été réalisé à l’initiative de la CNMP, en marge d’une campagne de communication et d’information appuyée par la Banque mondiale qui a démarré le 25 août 2017 et qui a pris fin le mercredi 13 juin 2018. Ont été présents à ce colloque : les représentants de l’Unité de lutte contre la corruption, de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif, de l’Inspection générale des finances et de l’Unité centrale de renseignements financiers. Par ailleurs, un quatrième rapport annuel sur la situation financière du pays a été présenté par la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) le mardi 12 juin 2018. Ce rapport indiquait l’inefficacité des dépenses publiques et une augmentation considérable des dépenses de fonctionnement de l’État, au détriment de celles d’investissement, au cours de cet exercice, alors que le gouvernement fait face à un sérieux problème de financement dû en partie à la diminution progressive de l’aide externe, a fait part le président de la Cour des comptes, Me Arol Élie. En ce qui a trait à l’affaire des Fonds PetroCaribe dilapidés par le pouvoir rose, le président de la CSC/CA a fait savoir que le Tribunal administratif travaille actuellement sur la gestion des fonds PetroCaribe pour la période allant de septembre 2008 à septembre 2016, conformément à la résolution du Sénat. Cependant, il a déclaré que la CSC/CA n’a pas reçu les deux rapports sénatoriaux sur les fonds PetroCaribe, alors qu’elle en avait fait la demande auprès du bureau du Sénat.

Saintus Emmanuel

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