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newsreel – 23rd May 2018

Le Jardin botanique des Cayes en difficulté

Le Jardin botanique des Cayes est menacé de déguerpissement. Son promoteur, William Cinéa, sollicite l’aide de l’État haïtien pour honorer des dettes qui s’élèvent à près d’un million de dollars américains envers le propriétaire du terrain. Ce terrain mesure six (6) hectares et est situé à Bergeaud, à l’entrée de la ville des Cayes. L’agronome Cinéa fait savoir que ce montant risque d’augmenter d’ici le mois de septembre, selon les avertissements du bailleur. Il indique qu’un financement de l’État ou d’organisations internationales est nécessaire pour permettre le début d’un nouveau partenariat, en vue de la poursuite des activités de recherches entamées sur la biodiversité. William Cinéa rappelle que partout ailleurs, les jardins botaniques sont gérés par l’État ou reçoivent un financement public. Pour les Cayens comme pour les habitants d’autres régions du pays ou des étrangers qui le visitent, le Jardin botanique des Cayes, avec ses jardins, ses plantes extraordinaires, son charme et sa fraîcheur, est un joyau, un petit paradis qu’il convient de protéger et de préserver à tout prix »

 

L’administration Moïse/Lafontant veut aider les plus vulnérables de l’assistanat

Le pays disposera bientôt d’un document de politique publique sur la protection et la promotion sociale. Le gouvernement progresse dans l’élaboration de cet outil. Selon la ministre des Affaires sociales, plusieurs séances de consultations interministérielles se sont tenues et un premier jet fait actuellement l’objet de discussions entre les cadres des différents ministères concernés. À en croire Stéphanie Auguste, la vision du gouvernement est d’avoir un plan national pour, entre autres, sortir les plus vulnérables de l’assistanat. En élaborant ce document, l’administration Moïse/Lafontant veut passer des programmes sociaux à une politique de protection et de promotion sociale. « Les différents projets qui ont été initiés pour venir en aide aux couches les plus défavorisées ont besoin d’être structurés et pérennisés »’, a soutenu la ministre des Affaires sociales, Stéphanie Auguste.

L’ONU redoute des coupes dans le budget de la MINUJUSTH

Lors de la réunion de la cinquième commission chargée de la réforme des opérations de maintien de la paix, les membres de l’ONU ont approuvé le Rapport du Comité consultatif pour les questions administratives et budgétaires, sur l’exécution du budget de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017 (A/72/853). Le Comité consultatif recommande que le solde inutilisé de 8 110 200 dollars pour l’exercice allant du 1er juillet 2016 au 30 juin 2017, ainsi que les autres recettes et ajustements d’un montant de 6 272 200 dollars relatifs à l’exercice clos le 30 juin 2017 soient intégralement portés au crédit des États membres, dans les plus brefs délais. Lors des débats, le Représentant du Salvador, Carlos Henriquez, intervenant au nom de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), s’est dit préoccupé par les coupes budgétaires, proposées pour la Mission des Nations Unies pour l’Appui à la Justice en Haïti (MINUJUSTH). La plupart des réductions, s’est étonné le représentant, correspondent à des refus de créer des nouveaux postes dans des domaines où le Secrétaire général a pourtant estimé que la Mission devait être renforcée. La CELAC, a-t-il prévenu, demandera des informations sur les conséquences de ces réductions sur les activités de la Mission.

 

La MINUJUSTH apporte un appui direct à la Justice

La Mission des Nations Unies d’Appui à la Justice (MINUJUSTH) apporte un support à deux bureaux d’assistance légale (BAL) au Palais de Justice de Port-au-Prince. Ces bureaux ont prévu de fournir une assistance gratuite pour le traitement des dossiers, et notamment pour les personnes en détention préventive prolongée. Le projet, géré par le Barreau qui affecte aux deux BAL plus de 38 avocats, est une initiative qui a pour but de réduire l’écart entre les détenus jugés et ceux en prévention à la prison civile de Port-au-Prince. Le premier des BAL qui comprend 15 avocats, se concentre sur les dossiers des détenus écroués de 2010 à 2013, tandis que le second s’occupe des dossiers les plus récents avec également la prise en compte des dossiers traités selon la procédure de comparution immédiate. Les dossiers sont sélectionnés en fonction de certains critères dont ceux relevant des Cabinets d’instruction. 1 250 dossiers, dont les magistrats instructeurs sont connus et ceux pour lesquels il est impossible de connaître le magistrat dont ils relèvent, constituent la plus grande catégorie. 654 dossiers en procès bénéficient également d’une assistance.

Lambert recommande la formation du CEP

Le président de l’Assemblée Nationale, Joseph Lambert, plaide pour la formation d’un Conseil Électoral Permanent, en vue des élections de 2019. Dans son discours lors de la clôture de la première session législative de cette année, le sénateur Lambert a exhorté les leaders des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire à nommer, dans le meilleur délai, les neuf (9) personnalités devant constituer le Conseil Électoral Permanent. Il est temps de doter le pays de son Conseil Permanent, a martelé M. Lambert, rappelant que cette institution constitutionnelle devrait être mise en place depuis 1990. Les remarques du président du Sénat s’adressent d’abord à ses collègues qui tardent à désigner leurs trois (3) représentants. La semaine écoulée, la commission bicamérale avait soumis une liste de 21 personnalités retenues comme candidats aux postes de conseiller électoral.

 

Faible bilan pour les législateurs

Les députés haïtiens sont partis en vacances le lundi 14 mai 2018 au terme d’une session ordinaire, marquée par un bilan presqu’insignifiant. Le Sénat et la Chambre des députés ont réalisé séparément 24 séances plénières en 18 semaines. L’aversion des sénateurs et députés pour le Palais législatif ne peut être expliquée facilement. Des séances ont été reportées pour manque de quorum ou en raison de quorum infirmé. Les secrétaires des bureaux du Sénat et de la Chambre basse ont signalé, du bout des lèvres, les séances avortées en raison des quorums infirmés. Ils ont de préférence mis en évidence les réunions des commissions permanentes. Un bilan presqu’insignifiant, avec trois (3) projets de loi votés par le Sénat et six (6) par la Chambre des députés. Le parti au pouvoir, le PHTK et ses alliés, majoritaire dans les deux branches du Parlement, ne parvient pas à discipliner les élus dans le cadre d’un agenda législatif. La crise résultant de la résolution sur le dossier PetroCaribe a contribué à la faible productivité du Sénat.

 

Des circonscri

ptions électorales réservées exclusivement aux femmes

30% de circonscriptions électorales devraient être réservées exclusivement à des femmes candidates, lors d’élections en Haïti, recommande un regroupement d’organisations de femmes et féministes qui se présentent sous le label Kotem. Il faut, dans un premier moment, forcer les partis politiques à encourager et à recevoir les candidatures féminines, estime la coordonnatrice générale du REFKAD, Nadine Anilus, membre de Kotem. L’institution électorale devrait également faire un tirage, pour favoriser un niveau de 30% de circonscriptions électorales, réservées aux femmes. Dans ces circonscriptions, autant de femmes devraient pouvoir être candidates aux élections. Le processus pourrait se faire par rotation, tous les quatre ans, précise Anilus. Un document a été récemment soumis par Kotem, au Conseil Électoral Provisoire (CEP), pour lui demander de prendre en compte cette recommandation, parmi tant d’autres. Ce dossier a été également remis au responsable de la commission de la Condition des femmes à la Chambre basse, la députée Marie Gladice Saint-Jean Lundy, et à l’unique sénatrice à la Chambre haute, Dieudonne Luma Étienne.

Festival International de Psychologie Africaine

Le Festival international de Psychologie africaine (FESA, en créole) a ouvert sa deuxième édition sur le continent africain, du 4 au 6 mai 2018, en plein cœur de la ville de Dakar au Sénégal, sous le thème « Du trauma historique à la créativité et à l’innovation ». Initiative de l’Institut de Recherche sur les Traumatismes de l’Esclavage et la Psychologie africaine, Sitwomafrika (Sikotwomatik ak Afrikanite), cet évènement scientifique et culturel, dans sa version 2018, part du Sénégal (Dakar, 4 – 6 mai), passe par Haïti (Port-au-Prince, 23 – 26 mai), le Canada (Montréal, 25 mai) pour terminer sa course aux États-Unis d’Amérique (Columbus, Ohio 31 mai – 2juin). Ce parcours ravive le triste souvenir de la traversée des ancêtres captifs des afro-descendants du continent africain vers les Amériques. En Haïti, de 1503 jusqu’à la période révolutionnaire, située historiquement de 1791 à 1803, les Occidentaux, notamment Français et Espagnols, avaient établi le honteux commerce d’humains appelé traite négrière. Des Africains avaient été kidnappés dans leur alma mater pour être transportés dans des cales de bateaux et vendus comme des bêtes de somme dans les Amériques. Lancé en 2016 en Haïti, sous la houlette de la jeune haïtienne docteure en psychologie, Judite Blanc, Le Festival International de Psychologie Africaine (FESA, en créole) a pris de l’ampleur cette année. Les activités se dérouleront dans quatre (4) pays.

 

Le directeur général d’OXFAM/Grande-Bretagne annonce sa démission

Le directeu

r général d’OXFAM/Grande-Bretagne, le Britannique Mark Goldring (né le 8 mars 1957), a annoncé sa démission, le mercredi 16 mai 2018, pour offrir un nouveau départ à l’Organisation non gouvernementale (ONG) internationale, rapporte le site lapresse.ca. L’ONG internationale doit se reconstruire « avec une personne qui amènera une vision fraîche, de l’énergie, avec un engagement à long terme », estime Goldring, dans un communiqué. La présidente d’OXFAM/G-B, Caroline Agnès Morgan Thomson, Lady Liddle (née le 15 May 1954 en Grande Bretagne), a salué l’« intégrité » et l’« humilité » de Mark Goldring. L’institution a été au cœur d’un scandale d’abus sexuels, commis par certains de ses employés en Haïti, à la suite du tremblement de terre du mardi 12 janvier 2010. Des employés d’OXFAM avaient engagé des prostituées pour participer à des moments de débauche, dans des logements et des hôtels payés avec l’argent de l’ONG internationale, d’après un rapport d’enquête interne, datant de l’année 2011 et remis le 19 février 2018 au gouvernement haïtien, avec des excuses à l’endroit de la population nationale. Sept employés d’OXFAM avaient quitté l’ONG, quatre avaient été licenciés pour « faute grave », tandis que trois avaient démissionné, à la suite de cette enquête.

 

Le FONAREF appelle à un renforcement de la famille

Le Forum National pour le Renforcement de la Famille (FONAREF) plaide en faveur d’un renforcement de la famille haïtienne, à l’occasion de la Journée internationale de la Famille, célébrée le mardi 15 mai 2018. La société civile et l’État doivent accorder une place prioritaire à la famille, souhaite le FONAREF, lors d’une conférence de presse donnée le même jour. Il les exhorte à s’engager dans l’avancement de la lutte visant l’harmonie de la famille, de façon à contribuer à l’instauration d’une société haïtienne équilibrée et prospère. « Il n’existe pas de société sans familles. Celles-ci jouent un rôle primordial dans le fonctionnement de la société. C’est pourquoi il faut tenir compte des processus sociodémographiques qui affectent la famille », soutient-il. La Journée internationale de la Famille représente, selon lui, une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles et, du coup, soutenir les initiatives appropriées. Le 15 mai, décrété en 1993 comme Journée internationale de la Famille par l’Organisation des Nations unies (ONU), témoigne de l’importance de la famille en tant que cellule de base de toute société, souligne le président du Sénat, Joseph Lambert, à l’occasion.

 

Un juge quitte l’affaire pour intimidations

Le juge Paul Pierre, désigné par le doyen du tribunal de première instance de Port-au-Prince, Bernard Sainvil, pour instruire les plaintes déposées contre plusieurs anciens fonctionnaires épinglés dans la mauvaise gestion des fonds PetroCaribe se serait déporté du dossier. L’information est confirmée par l’un des avocats des plaignants, Me Michel André. Selon lui, le magistrat instructeur aurait pris cette décision en raison de pressions dont il serait l’objet de la part du parquet de Port-au-Prince pour qu’il se dessaisisse du dossier. Il rappelle que le juge Paul Pierre avait pris, le 22 février dernier, une ordonnance dans laquelle il s’était déclaré compétent pour instruire l’affaire. Le juge Paul Pierre qui se serait plaint aussi des difficultés pour mener à bien l’instruction, a déjà acheminé son ordonnance de désistement au greffe du cabinet d’instruction qui devrait la transmettre sous peu au doyen Bernard Sainvil, indique Me Michel André.

 

15 morts et 14 blessés dans un accident de circulation à l’Arcahaie

Au moins 15 personnes ont été tuées et 14 autres grièvement blessées, le samedi 12 mai 2018, dans une collision frontale entre un camion transportant des sacs de riz en direction de l’Artibonite et une camionnette assurant le trajet Montrouis/Port-au-Prince, selon le juge de paix, Michelet Jean, qui a dressé le procès-verbal de cet accident de la circulation. L’accident s’est produit sur la Route nationale numéro 1, à la hauteur de « Trou Forban » à l’Arcahaie. Les 14 personnes blessées ont été transportées d’urgence aux centres hospitaliers de Saint-Marc et de l’Arcahaie pour recevoir des soins nécessaires.

 

Promesses non-tenues : la mairie de l’Arcahaie dénonce

Les violons ne s’accordent pas entre la mairie de la commune de l’Arcahaie et l’Exécutif. En effet, la mairesse principale de l’Arcahaie, Rose-Mila Petit-Frère avait bloqué les travaux de construction du stand présidentiel qui devait être érigé sur la place d’armes pour la célébration, le vendredi 18 mai prochain, du 215ème anniversaire du drapeau. Elle dénonçait notamment: «des promesses non tenues» du président de la République, Jovenel Moïse. Il a fallu la visite d’une délégation gouvernementale ayant à sa tête le premier ministre Jack Guy Lafontant, dans la Cité du Drapeau, le lendemain, le samedi 12 mai 2018, pour calmer la situation et permettre la poursuite de travaux. Une entente aurait été trouvée entre l’édile de l’Arcahaie et le gouvernement.

 

La Chine veut reconstruire Port-au-Prince

La ville de Port-au-Prince est dans l’impasse depuis le séisme du 12 janvier 2010. La capitale peine à se remettre de ses ruines et ses citoyens se plaignent de cette situation macabre. « Nous n’avons pas de ville », reconnaît Youri Chévry, lui-même, dans un article paru dans le Miami Herald. Le maire de la ville se bat du bec et des ongles pour trouver une aide étrangère pouvant relever sa ville du coma, et ses ambitions se tournent vers la Chine. Après avoir conquis le cœur des acteurs politiques dominicains, les investisseurs chinois font les yeux doux aux Haïtiens. Miami Herald raconte que depuis l’été dernier, deux entreprises de construction publique chinoises, Southwest Municipal Engineering Design & Research Institute et la Metallurgical Corporation of China (MCC) négocient avec Youri Chevry pour un investissement de 4,7 milliards de dollars dans la reconstruction de la ville. Une lettre d’approbation signée par le maire et ses deux assesseurs a été acheminée vers ces entreprises le 25 août dernier. Chevry précise cependant que la décision a été prise après une recherche « approfondie et une considération prudente ».

 

Les femmes haïtiennes qui rencontreront la reine d’Espagne

La reine d’Espagne, Letizia Ortiz, sera en visite en Haïti le 22 et 23 mai 2018 pour se familiariser avec les projets développés par la coopération espagnole dans des domaines tels que l’égalité des sexes, la gouvernance démocratique ou le développement rural. Une note officielle publiée par le bureau de la Première dame, a précisé que la Reine s’entretiendra avec des associations de femmes pour se familiariser avec l’histoire et la culture du pays. Le site HaitiTweet a publié une liste de douze (12) femmes haïtiennes qui auront l’occasion de rencontrer la Reine avec la Première Dame, Martine Moïse. Il s’agit de: Arielle Jeanty Villedrouin, Dieudonne Luma Étienne, Michèle G. Frisch, Régine René Labrousse, Maryse Pénette Kédar, Claudine François, Dominique Boyer, Magalie Dresse, Djenane Ledan, Marie Marcel Deschamps, Marie Frantz Joachim, Eunide Innocent. Toutes ces femmes sont, entre autres, ministres, entrepreneurs, militantes, etc. Elles profiteront de l’occasion pour débattre des questions liées à la défense et aux droits des femmes et de l’enfant en Haïti.

Altidor Jean Hervé

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