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États Généraux Sectoriels : le jeu des marionnettes

 

Le Comité de pilotage des États généraux sectoriels tente de déterminer sa route. En effet, le mercredi 16 mai 2018, dans la commune de l’Arcahaie, les membres du Comité de pilotage des États généraux sectoriels de la nation ont réalisé le premier soi-disant grand Forum national de consultations. Plusieurs personnalités issues de différents secteurs ont pris part à cette rencontre qui s’est également déroulée en présence de certains représentants de la présidence, de la Primature, de la mairesse de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, et de certains représentants des collectivités territoriales. « le Comité de pilotage des États généraux sectoriels de la nation » a voulu s’informer, à sa manière, des revendications, du moins des réalités des gens habitant les villes de province.

En effet, en raison de leur proximité avec la population et de leur réalité, des journalistes en provenance des départements du pays ont été particulièrement invités, de même que certaines personnalités considérées comme des notables, à ce forum organisé à l’Arcahaie. C’est une manière de s’orienter sur les éléments à aborder lors des prochaines assises dans ces régions du pays », a indiqué le vice-président du Comité de pilotage, le Dr Jean-Claude Desgranges.

Pour la mairesse de la Cité du Drapeau, Marie Rosemila Petit-Frère, elle a fait savoir que la tenue de cet événement revêt une importance capitale et laisse présager de grands enjeux. « Si le président Jovenel Moïse a jugé bon de procéder au lancement de ces « États généraux sectoriels de la nation», c’est parce qu’il estime qu’il existe des plaies à cicatriser. J’espère que la logique de cette initiative n’est pas l’apanage d’un groupe de gens, mais une occasion de favoriser la mise en commun des différents secteurs. J’exhorte le rejet de toutes les formes de vengeance politique. Il ne doit pas y avoir de confiscations », a déclaré la mairesse qui invite les acteurs à chasser tout orgueil, en créant plus d’harmonie.

Pour sa part, le responsable de l’Initiative de la société civile (ISC), Rony Desroches, qui a pris également la parole en marge de cette rencontre baptisée « Forum national de consultations », a expliqué qu’il considère la tenue de ces États généraux sectoriels comme une opportunité pour les Haïtiens de vider les contentieux, de soulever les problèmes auxquels est confronté le pays. « Il y a trop de conflits entre nous. Trop de zizanies. Trop de divisions », a relaté Rosny Desroches.

Quant au secrétaire exécutif du Comité de pilotage, Louis Naud Pierre, il a marmotté que les détracteurs qui associent la tenue de ces « États généraux sectoriels de la nation » à une perte de temps et de gaspillage d’argent, passent à côté de la réalité. « C’est plutôt une manière de permettre à la société de faire un retour sur elle-même. Certes, plusieurs plans d’actions ont été élaborés par des experts concernant les options techniques à adopter pour développer plusieurs secteurs dans le pays. Mais il manque « un niveau de conscience » qu’il considère comme un élément fondamental de la part de chaque acteur, pour aider le pays à aller de l’avant. Les États généraux sectoriels de la nation, c’est « un processus d’éveil de consciences, de responsabilité et d’engagement citoyens, tout en faisant les choses autrement », a dit Louis Naud Pierre.

Emmanuel Saintus

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