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Séisme et panique, une répétition de plus

 

Depuis le 12 janvier 2010, les activités sismiques dans le pays deviennent monnaie courante et la terre ne cesse de trembler.  Toutefois, la population haïtienne, mal éduquée qu’elle est face à cette situation, cède toujours à la panique, quelle que soit la magnitude du séisme et, fort souvent, cela laisse des séquelles.  En effet, une secousse s’est fait sentir au niveau du département du Centre d’Haïti, plus précisément à Belladère et à Lascahobas, le lundi 7 mai 2018, a rapporté la Direction de la Protection Civile sur son compte Twitter.  La nouvelle a été signalée par les structures communales de l’entité qui informe que le tremblement de terre a jeté la panique au sein de la population à Belladère. « Des élèves de plusieurs établissements scolaires ont gagné les rues et d’autres, en état de choc, ont été transportés à l’hôpital », dit la Protection civile.  Aucun chiffre n’a encore été communiqué quant à la magnitude de ce séisme. Dans une conférence de presse donnée le 9 avril 2018, le Directeur du Bureau des Mines et de l’Énergie (BME), Claude Prépetit, a soutenu qu’Haïti avait enregistré, rien qu’au cours du 1er trimestre de l’année 2018, environ une vingtaine de microséismes de magnitudes comprises entre 3,1 et 4,6 sur l’échelle de Richter.  Plus de 60% se sont produits en mer, selon l’ingénieur. C’est la deuxième fois en deux ans que Belladère est touchée par un séisme de faible intensité. Les secousses inférieures à 4 sur l’échelle de Richter ne peuvent détruire des édifices, a expliqué le directeur du BME, en charge de l’Unité Technique Sismique. Il insiste sur la nécessité de poursuivre la campagne de sensibilisation de la population sur les risques sismiques.  La panique provoque plus de dégâts que le séisme de faible intensité. En début de semaine, la panique dans des écoles avaient fait plusieurs blessés. Avant ces secousses dans les villes de Belladères, Lascahobas et Thomonde, les spécialistes croyaient que le Plateau Central n’était pas traversé par des failles. Ailleurs ce même 7 mai 2018, ramène les 176 ans depuis que la terre avait tremblé au Cap-Haïtien. Pourtant, cette date serait presque passée inaperçue pour les capois-es, si ce n’était la journée d’étude sur les risques sismiques, réalisée au sein de la Faculté de Droit du Cap. Cette Initiative de l’Observatoire Transdisciplinaire pour l’Aménagement et le Développement des Territoires (OTRADT), appuyée par l’Université d’État d’Haïti, JESCA Solutions, la Société Haïtienne d’Histoire, de Géographie et de Géologie ainsi que la Société Capoise d’Histoire et de la Protection du Patrimoine, s’est déroulée sur le thème : « Risques sismiques : où en sommes-nous ? ».  Malgré l’expérience du 12 janvier 2010, il semble que la population haïtienne ne sait toujours pas comment réagir en cas de tremblement de terre, afin de réduire le nombre de victimes.

Emmanuel Saintus

 

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