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Jovenel Moïse en dit-il trop ?

En manifestant une confiance exagérée dans sa capacité de mener les choses, Jovenel Moïse a fini par être vu comme un idiot, un ignare et un naïf qui entreprend trop de choses à la fois, courant ainsi à un échec inéluctable. Lorsqu’on veut faire trop de choses, on ne peut pas tout maîtriser.  À force de faire des promesses, de mentir partout où il passe, Jovenel Moïse a fini par s’en faire péter la sous-ventrière. Il a toujours trop dit. Il parle plus qu’il ne faut. La spontanéité, c’est bien. Mais parler à tort et à travers, cela peut se révéler gênant pour celui qui déballe ses états d’âme comme pour ceux qui l’écoutent le faire.  D’où vient cette tendance à cette logomachie, à se dévoiler sans pudeur ?

 

La colère monte…

La colère monte contre les promesses mensongères de Jovenel dans plusieurs régions du pays. Le lundi 8 mai 2018, la population de la région des Palmes, notamment à Vialet, une localité de Petit-Goâve, a bloqué la route nationale #2 pour exiger du chef de l’État de tenir ses promesses. Jovenel avait promis à la population de cette zone un pont sur la rivière de Vialet en 30 jours.  Et sept (7) mois plus tard, rien n’a été fait. Dans la même lignée, les femmes élues ont chahuté Jovenel Moïse pour ses promesses non tenues. Le chef de l’État haïtien, Jovenel Moïse, a été confronté ouvertement à la colère des élues, lors du Forum économique international des Femmes élues d’Haïti, qui se tenait au Karibe, le lundi 8 mai 2018. Les maires, les membres des ASEC et des CASEC, les délégués de ville de plusieurs régions ont chahuté le président Moïse alors qu’il intervenait à l’Hôtel Karibe, au Forum international des femmes élues d’Haïti, pour des promesses non tenues.  « Le chef de l’État n’a aucun problème à faire des promesses partout où il passe, car il sait à l’avance qu’il ne va pas les tenir », a déclaré une femme membre d’un ASEC.

Par ailleurs, le Parlement s’apprête à désigner les trois (3) représentants du Parlement au Conseil Électoral Permanent (CEP).  À en croire le secrétaire rapporteur de la Commission Bicamérale Spéciale, chargée d’examiner les pièces déposées par les candidats, le député de Kenskoff, Alfredo Antoine, la Commission a déposé officiellement son rapport au secrétaire exécutif du bureau de l’Assemblée nationale.  « Sur 40 candidatures soumises, 21 ont répondu aux critères d’éligibilité. Les parlementaires statueront sur le choix de leurs trois (3) représentants au CEP, lors d’une assemblée nationale spéciale qui sera convoquée par le bureau. Il s’agissait d’un travail professionnel et impartial.  « Le CEP permanent joue un rôle capital dans le renforcement de la démocratie », a dit Alfredo Antoine. D’autre part, Huder Antoine, directeur exécutif du Conseil Électoral Provisoire (CEP), a fait savoir que les autorités électorales haïtiennes œuvraient dans la perspective des législatives d’octobre 2019.  Selon lui, le président du CEP, Léopold Berlanger, a eu plusieurs séances de travail avec des responsables d’organismes internationaux ainsi que des diplomates étrangers. « Le jeudi 3 mai 2018 une séance de travail a eu lieu avec l’ambassadeur des États-Unis à Port-au-Prince, Michèle Sison. C’était une rencontre d’échanges et de partage d’informations, a expliqué Antoine.  Et de poursuivre que « le CEP travaille sur un budget, qui devrait être inclus dans la loi de finance 2018-2019. Dans les années précédentes, vu que le budget électoral était sous la responsabilité de la communauté internationale, il n’y avait pas eu de planification aussi tôt. Désormais, le Conseil électoral veut rompre avec cette pratique ».

Emmanuel Saintus

 

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