En bref

En bref – May 9th , 2018

Crime : assassinat de Marlène Colin

Le jeudi 4 mai, Marlène Colin a rendu l’âme. Cette femme de 45 ans a été assassinée à coups de couteau par son mari, Ernest Rigaud. Selon les témoins, l’incident est survenu après plusieurs heures d’altercation entre Ernest et Marlène. Le meurtrier, après son acte, a été appréhendé par la police de Jacmel. Le juge de paix, Anthonius Alexandre, qui a été chargé de dresser le constat légal, a affirmé que la victime a été poignardée à plusieurs endroits. Il a expliqué qu’un frère de la dame était présent au début des agitations et a dû prendre la fuite sous les menaces de son beau-frère. « Une fois que le frère est parti, Ernest Rigaud est passé à l’action et a poignardé sa femme », précise le juge qui n’a pas révélé les raisons qui ont soulevé la dispute.

Un citoyen sollicite Jovenel Moïse

Le citoyen Jean-Marc Jolicoeur dénonce les abus et les menaces de mort dont il serait l’objet de la part de certaines autorités de Jacmel qui cherchent à le déposséder de sa propriété située à Bassin Caïman sur la Route Nationale numéro 2. Il reproche notamment au commissaire du gouvernement de ce ressort, Me Françoise Moraille, qui, en complicité avec son mari, Me Calito Calixte, aurait ordonné l’exécution d’une soi-disant décision rendue par la Justice de Jacmel, non en sa faveur. Jean-Marc Jolicoeur qui dit avoir en sa possession tous les documents prouvant que ce terrain logeant son entreprise : Atis Multi-Services, lui a été légué par son grand-père depuis 1952, en appelle à l’intervention urgente du président Jovenel Moïse.

 

Grand concours sur le drapeau haïtien

Le Centre d’Éducation et d’Interventions sociales annonce le lancement dans les dix départements géographiques du pays, d’un concours de dissertation historique au profit des élèves du secondaire, le 5 mai 2018. Ce concours qui entre dans le cadre de la célébration du 215e anniversaire du bicolore haïtien, est organisé autour du thème : « Mon drapeau, mon pays », selon ce qu’a fait savoir le coordonnateur général du CEIS, Antoine Augustin. Le concours vise particulièrement à stimuler la réflexion historique chez les élèves haïtiens, indique Antoine Augustin. Ce dernier informe que plusieurs primes seront distribuées aux lauréats nationaux. Les participants seront subdivisés en deux catégories : la première sera composée des élèves de 3ème et de seconde. Des élèves de rhéto et philo formeront la deuxième catégorie. Les lauréats du premier groupe recevront entre 30, 20 et 10 mille gourdes et un ordinateur portable. Quant aux victorieux de la deuxième série, ils auront entre 40, 30 et 20 mille gourdes et un laptop comme récompense.

464 étudiants gradués au Campus Henry Christophe

464 étudiants ayant bouclé leurs études au Campus Henry Christophe de l’Université d’État d’Haïti (CHC-UEHL) ont reçu, le 25 avril dernier, leur certificat de fin d’études, lors d’une cérémonie solennelle tenue en présence notamment du Recteur de l’Université d’État d’Haïti (UEH), Fritz Deshommes, des professeurs de l’entité et des parents des impétrants. Il s’agit de la toute première cohorte de gradués du Campus Henry Christophe, depuis son inauguration le 12 janvier 2012. Les fils et filles de la première promotion (2012-2016 et 2017) du Campus sont issus, selon un communiqué rendu publique le 3 mai, des cinq filières suivantes : Géographie, Environnement et Aménagement de territoire ; Sciences humaines et sociales ; Sciences informatiques ; Sciences de l’éducation et Beaux-Arts.

 

La PLAMOTAH veut identifier les chauffeurs de la capitale

Depuis quelques mois, la Plateforme des associations de mototaxi d’Haïti (PLAMOTAH) se joint aux différentes mairies de la capitale, dans un exercice d’identification des chauffeurs de taxi-moto. L’initiative est surtout appréciée par les autorités de la commune de Delmas où ces transporteurs doivent obligatoirement porter un gilet tagué d’un identifiant. Les chauffeurs de taxi souvent accusés d’actes de terrorisme ont aussi bien accueilli l’initiative. Certains d’entre eux espèrent qu’elle va, au moins, diminuer les critiques à leur encontre. « C’est une activité qui aide les jeunes à se défendre contre les mauvaises conditions socioéconomiques du pays », clame un chauffeur de taxi moto de Delmas 31. L’homme considère surtout les jeunes qui ont terminé leurs études classiques et qui ne peuvent pas poursuivre avec leurs études universitaires. Michel Dieuné, Secrétaire général de l’Association des motos, une organisation membre de PLAMOTAH, raconte que l’idée d’identifier les chauffeurs de moto taxi lui est venue, à la suite d’une opération violente de certains policiers de Pétion-ville.

 

Les victimes demandent l’arrestation de Rudolph Boulos

Les victimes des médicaments empoisonnés du laboratoire Pharval S.A poursuivent leur lutte pour réclamer justice. Plusieurs d’entre eux ainsi que leurs parents ont organisé devant le Parquet de Port-au-Prince, le mercredi 2 mai, un sit-in pour exiger l’arrestation de Rudolph Boulos, récemment condamné à six (6) mois de prison. « Il faut que la Justice arrête Boulos afin qu’il paie pour ses actes », fustige l’un des manifestants. Selon lui, l’entrepreneur n’a dédommagé que 200 des 500 victimes empoisonnées en 1996 par les médicaments « Afébril » et « Valodon ». D’autres estiment que c’est toute la famille Boulos qui devrait être arrêtée par la justice, citant au passage Réginald et Marie-Thérèse Boulos. L’une des victimes qui témoignait au micro de Vision 2000 raconte ses périples depuis qu’elle a survécu à l’empoisonnement.

 

Le pasteur adventiste, Billy Leveille, arrêté aux USA

En avril dernier, la vidéo de Billy Leveille, un pasteur de l’église Adventiste du 7ème jour, couchant avec une jeune fille est devenue virale sur les réseaux sociaux. L’homme fait face à des accusations de détournement de mineure, selon des documents déposés par devant le Tribunal d’Orange County, aux États-Unis. L’église Adventiste a vite destitué Billy Leveille, 51 ans, de son titre de pasteur, aussitôt que le scandale a éclaté. La mineure a déclaré à la police américaine qu’elle ne se sentait pas trop à l’aise dans ses actes, mais qu’elle était contrainte de céder aux avances de Leveille parce qu’il était le pasteur de son église. Pour la convaincre, Billy Leveille avait confié à la jeune fille qu’il « était vraiment stressé et avait besoin d’un analgésique », selon les révélations de WFTV- 9.

 

Des professeurs veulent bloquer les examens officiels

Des professeurs des écoles publiques ont manifesté dans le département de la Grand’ Anse, le mercredi 2 mai, pour réclamer 5 ans d’arriérés de salaire. Très en colère, ils sont allés fermer les portes des bureaux de la Direction départementale de l’Éducation nationale. Les protestataires menacent d’interrompre les prochaines épreuves des examens d’État si les autorités ne réagissent pas à leur demande. « Nous avons décidé de fermer les portes de la Direction départementale jusqu’à ce que les responsables de l’Éducation de ce pays nous payent notre salaire », a fait savoir l’un d’entre eux. Ils critiquent l’administration de Jovenel Moïse qui ne considère pas le système éducatif dans ses plans d’action. Plusieurs d’entre eux ont, depuis plusieurs années, leur lettre de nomination et ont malgré tout beaucoup de mal à percevoir leur dû.

 

Youri Latortue accuse 2 policiers

Youri Latortue est toujours très remonté après les attaques menées contre lui et Jacques Sauveur Jean, lors d’une conférence qu’ils présentaient sur le dossier PetroCaribe, le 28 avril 2018 au Cap-Haïtien. Le sénateur de l’Artibonite pointe du doigt le chauffeur du délégué départemental et deux autres policiers comme auteurs des agitations qui ont causé la mort de Jacques Dubois. « Les gaz lacrymogènes ont été lancés de l’intérieur de la salle de conférence. Ce sont Pierre Eddy Junior et Love Jerry qui ont transmis les grenades au chauffeur du délégué Départemental du Nord », dit Youri Latortue qui parle sur le fond de témoignages de certains assistants à la conférence. Youmi serait le nom du chauffeur qu’il accuse. Le sénateur de l’Artibonite accuse également deux agents de l’Autorité Portuaire Nationale, qui, depuis quelques semaines avant l’activité, auraient demandé de l’argent aux organisateurs de la conférence pour éviter un éventuel dérapage. « Ce sont Ti Frantz et Ti Mo. J’usqu’à 5 minutes avant la conférence, ils exigeaient de l’argent entre les mains de mon chef de cabinet », poursuit Youri Latortue qui ne veut pas laisser cet acte impuni.

 

Les USA veulent soutenir la vision du président Jovenel Moïse

Si elle a beaucoup bougé depuis sa prise de fonction en Haïti comme ambassadeur, ce n’est pas tant pour faire du tourisme, mais «pour le travail». Elle l’a dit. Dans ses déplacements, Michele J. Sison, l’actuelle représentante du pays de Georges Washington en Haïti, veut surtout s’assurer que ce que font les États-Unis sur le terrain corresponde à la vision du président Jovenel Moïse. En tournée dans le Sud, Michele J. Sison, ambassadeur des États-Unis en Haïti depuis février 2018, a accordé le 27 avril, dans la ville des Cayes, sa toute première entrevue politique à la rédaction de Loop Haiti. Coopération entre Haïti et son voisin américain, migration, tourisme, entres autres, ont été les questions abordées par la diplomate, dans le cadre de cet entretien. Dans la foulée, Sison, qui a déjà rencontré le président haïtien, Jovenel Moise, n’a pas omis de souligner les efforts déployés par la représentation diplomatique américaine en Haïti, en vue de s’aligner sur les axes prioritaires prônés par l’actuel chef d’État haïtien.

 

Un footballeur américain va construire un complexe sportif en Haïti

Le footballeur américain, Carson Wentz, promet de débourser 500 000 dollars à Haïti pour la construction d’un complexe sportif moderne possédant un terrain de jeu, des dortoirs et un accès à Internet. Le joueur des Eagles a pris cette décision après ses deux voyages en Haïti. Il a été très touché après avoir visité les régions défavorisées du pays au cours de l’année dernière, à travers sa fondation AO1. À son retour, le quarter-arrière a rejoint ses coéquipiers Zach Ertz, Nate Sudfeld et Rashard Davis pour commencer à travailler sur les premières installations. Wentz a fait l’annonce à travers son compte Twitter où on le voit jouer avec plusieurs enfants, au cours de son passage en Haïti. Le complexe sportif est un projet de coopération entre Wentz et Mission of Hope Haïti, une organisation à but non lucratif qui travaille depuis quelques temps avec les Haïtiens.

 

La carte d’identité professionnelle exigée pour un contrat avec l’État

Dans une lettre circulaire du ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), en date du 25 avril 2018, l’organisme de l’Exécutif informe aux autres ministres et aux directeurs généraux qu’ils doivent exiger une carte d’identité professionnelle (CIP) à toutes les firmes ou fournisseurs de services devant passer un contrat avec l’État haïtien. Cette mesure entre, selon la note du MCI, dans le cadre des efforts de l’administration Moïse-Lafontant, en vue de rationaliser la fonction publique. Le respect de cette norme permettra de mieux « harmoniser » les pouvoirs publics, « en vue d’une meilleure cohésion », peut-on lire dans le document. La carte d’identité professionnelle exigée est délivrée par le ministère du Commerce et intervient dans le cadre de « toutes les transactions effectuées entre les institutions, les entreprises et des tiers, chacun en ce qui le concerne », souligne la lettre circulaire portant la signature du ministre Pierre Marie du Mény. La CIP permet d’identifier ceux ayant le statut de commerçant en Haïti et permet à son porteur de répondre aux appels d’offres ainsi que de faire entrer des marchandises au pays.

 

Ansanm Pou Ayiti lance un appel d’urgence

En Haïti, alors qu’une majeure partie de la population fait face à l’accès difficile aux soins de santé à cause notamment des coûts trop élevés, plusieurs hôpitaux en phase de construction à travers le pays n’ont jamais ouvert leurs portes… Face à ce fait et d’autres fragilisant davantage le système haïtien, l’organisation de la diaspora, Ansanm Pou Ayiti, dans une lettre adressée au président Jovenel Moïse, invite le chef de l’État à prendre les dispositions nécessaires en vue de redynamiser le secteur vital pour la population haïtienne dont, déjà, le niveau laisse à désirer. Dans cette correspondance signée Isabella Noël, cette entité de la diaspora attire l’attention du chef de l’État sur le fait que malgré les millions de dollars dépensés pour la construction d’hôpitaux en Haïti, le système de santé reste « fragile et inquiétant ». L’hôpital La Providence des Gonaïves coûtant environ 30 millions de dollars, n’a jamais ouvert. La construction de l’hôpital de Martissant depuis l’administration de Martelly n’a jamais été achevée. L’hôpital de Delmas 2 reste non ouvert et le centre hospitalier de Turquie de Croix-des-Bouquets a été fermé. Autant d’exemples pour décrire l’état de santé du système sanitaire haïtien.

 

Le nom d’un des Haïtiens accusés de meurtre révélé

La Police dominicaine a révélé le nom d’un des présumés assassins de l’agriculteur Juan de Dios Castro, lynché dans sa ferme, le 25 avril 2018, dans la province d’Azua. Il s’agit d’Igol Gonell, actuellement en fuite et qui serait bien avant dans le viseur de la Justice dominicaine. C’est le DG de la police dominicaine Ney Aldrin Bautista Almonte qui a fait les déclarations. Il a indiqué que la police se livre activement à la poursuite du fugitif afin de l’amener devant la Justice. Selon Listin Diario, Juan de Dios Castro a été pris en embuscade par trois Haïtiens dans sa ferme. L’homme qui portait un fusil et une machette a eu le temps de blesser l’un de ses assaillants qui l’aurait lynché par la suite.

 

Des Haïtiens victimes de racisme au Chili

Le racisme hante les Haïtiens qui migrent au Chili. Le journal TV5 Monde vient de publier un reportage de trois (3) minutes où l’on peut recueillir quelques témoignages de plusieurs migrants haïtiens qui disent avoir été au moins une fois victime de racisme. Ernst Yngignack, alias Black Peat, un rappeur d’origine haïtienne, raconte une scène qu’il a vécue une fois dans un train. « Un jour dans le métro, un homme m’a demandé de me lever alors qu’il y avait 4 sièges libres à côté de moi. J’ai dû me lever, je n’avais pas le choix ! Cet homme m’a humilié. Et pourquoi ? À cause de ma couleur de peau », explique-t-il, dans le vidéo reportage. Le 6 avril dernier, Tendencias, le journal le plus lu au Chili, a publié les résultats d’un ensemble de 10 questions qu’il avait demandé à des Chiliens de répondre sur les Haïtiens. Parmi lesquelles, on aperçoit cette interrogation raciste, dénoncée d’ailleurs par TV5 Monde : « Trouvez-vous que l’odeur des Haïtiens est différente des Chiliens ? ».

 

La migration haïtienne apporte beaucoup à l’économie dominicaine

La chargée d’affaires de l’Ambassade d’Haïti en République Dominicaine, Miousemine Célestin Myrthil, a profité de son discours à l’occasion de la 7e édition de la Semaine de la diaspora en terre voisine, du 13 au 20 avril 2018, pour placer un mot sur la relation entre les deux pays, spécifiquement sur la question migratoire. Selon elle, la relation entre Haïti et la République Dominicaine est « importante dans les deux sens ». À rebours des discours haineux qui décrivent le migrant haïtien comme un problème au pays de Danilo Medina, la diplomate voit la nécessité pour que les deux peuples se solidarisent. Au lieu d’être un fardeau pour les Dominicains, avance-t-elle, la communauté haïtienne représente un facteur clé pour l’avancement de l’économie dominicaine. En guise d’illustration, elle évoque les investissements que font une grande majorité d’Haïtiens qui, régulièrement, envoient des fonds à des milliers de jeunes étudiants inscrits dans les universités dominicaines. Haïti est le deuxième partenaire commercial de la République Dominicaine après les États-Unis, rappelle-t-elle.

 

À Azua, deux dominicains promettent de tuer les Haïtiens dans 24h

Les Haïtiens résidant dans la province d’Azua, en République Dominicaine, sont menacés d’être assassinés par les familles du défunt Juan de Dios Castro. Ce fermier aurait été tué par un Haïtien sans-papiers mercredi dernier, selon ce que rapportent les médias dominicains. Les deux fils de la victime, Ruddy y Juancito Castro Filpo, promettent de prendre les armes dans les prochaines 24 heures et d’exterminer tous les Haïtiens se trouvant sur leur chemin. Ils espèrent que les autorités vont retrouver les auteurs présumés de l’assassinat avant qu’ils passent à l’action. « Oui, dans 24 heures, si les autorités ne règlent pas cela, nous allons prendre deux fusils et nous allons tuer les Haïtiens. Ils diront peut-être qu’ils sont innocents, mais notre père n’était pas un chien non plus. S’ils ne résolvent pas le problème dans les 24 heures, nous irons dans la rue et nous tuerons des Haïtiens, comme l’a fait Trujillo à son époque », a écrit Listin Diario, pour rapporter les propos des deux hommes.

 

Un violent incendie a détruit trois (3) anciennes maisons aux Gonaïves

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 avril dernier, aux environs de 20 heures, un gigantesque incendie a décimé trois anciennes maisons en bois, à l’angle de la rue Christophe, et en face du Collège Henry de Navarre (au sud de la place d’armes) des Gonaïves. L’origine du sinistre demeure à présent inconnue, a déclaré le maire principal de la cité de l’Indépendance, Neil Latortue. Il annonce la tenue d’une rencontre expresse en mi-journée avec les autorités policières pour éclaircir les faits. Au moment des évènements, le premier citoyen de la ville était en train de festoyer à la Chandelle Night-Club, une propriété du sénateur de l’Artibonite, Youry Latortue, grand frère de ce dernier. « C’est regrettable que la population puisse associer le sinistre avec l’organisation de la fête », se désole le premier citoyen de la ville qui croit qu’un anniversaire doit être solennel parce qu’il est fêté une fois par an. « La fête a été programmée bien avant l’incendie qui est de nature aléatoire », rétorque-t-il.

 

RD attend d’Haïti des preuves de l’enlèvement

Le général Ney Aldrin Bautista, directeur de la police nationale dit attendre des informations de la part des autorités haïtiennes pour avoir la confirmation que Peralta Kairon a été réellement enlevé sur le sol du pays voisin ce week-end. « Nous attendons les informations qu’ils vont nous fournir afin de déterminer s’il s’agissait d’une mise en scène de kidnapping ou d’un réel kidnapping », a déclaré Bautista Almonte. Le responsable de police espère qu’Haïti interrogera les personnes qui ont eu contact avec le chauffeur durant sa période de séquestration. Il précise que le département de l’enlèvement de la police a déjà établi un rapport préliminaire. La police en République Dominicaine conseille aux responsables haïtiens d’explorer la piste des informations circulant sur les réseaux sociaux. Le dirigeant des forces de l’ordre a une nouvelle fois fait savoir que Kairon Peralta ne présente aucun signe de détérioration de sa santé, selon un certificat médical délivré après l’enlèvement présumé. Le11 avril dernier, l’annonce qu’un chauffeur dominicain aurait été kidnappé le sur le sol haïtien circulait dans les medias dominicains.

 

L’ONU peine à récolter des fonds pour lutter contre le choléra

Des militants de la communauté internationale dénoncent l’ONU qui n’a récolté que 2% des fonds promis pour le choléra. Pourtant, l’institution de maintien de la paix a reconnu que ce sont les soldats de la MINUSTAH qui ont apporté la bactérie en Haïti en 2010. Depuis, le choléra a fait plus de 9000 morts et environ 1 million d’Haïtiens ont été infectés par la maladie. De nos jours, elle infecte au moins une dizaine de personnes par semaine malgré une nette diminution observée ces derniers temps. Le secrétaire des Nations-Unies de l’époque, Ban Ki-moon s’est excusé auprès des Haïtiens. Mais, jusqu’à présent seulement 8,7 millions de dollars ont été débloqués des 400 millions de promis par l’ONU pour éradiquer la maladie dans le pays. Ce montant ne représente que 2,2% de la somme. Pour Sienna Merope-Synge, avocate des droits de l’homme à l’Institut pour la Justice et la Démocratie en Haïti (IJDH), basé aux États-Unis, il s’agit d’un « échec du système américain à honorer cette promesse ». « Les promesses américaines, en particulier de créer un paquet d’assistance qui fournirait des réparations aux victimes, n’ont pas été honorées », dit-elle dans un article publié par Reuters.

 

Très faible hausse du choléra en mars

Le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), dans son dernier rapport, informe que l’épidémie de choléra continue, avec une légère tendance à la hausse en mars 2018. Le nombre de cas suspects s’est élevé́ à 290 et 1 décès, comparativement aux 249 cas suspects et 1 décès enregistrés en février. De janvier à mars 2018, le taux d’incidence était de 0,08%, ce qui représente une diminution par rapport à la même période en 2017 où le taux d’incidence était de 0,37%. L’épidémie continue de se concentrer dans son bassin habituel, les départements les plus touchés restant l’Ouest, le Centre et l’Artibonite. L’Ouest, qui concentre environ 40 % de la population, a enregistré 137 cas, le Centre : 63 et l’Artibonite : 41. Cependant, les récentes remontées de cas dans le Nord et Nord-Ouest, rappellent que la vulnérabilité́ au choléra reste forte sur l’ensemble du territoire national. La saison des pluies d’avril à juin, ainsi que le début de la période des fêtes patronales à travers le pays, entre juin et septembre, constituent des facteurs de risque importants qui requièrent de maintenir à niveau les activités de réponse au choléra, à savoir la coordination, la prise en charge, la surveillance épidémiologique, et la réponse rapide communautaire, précise le rapport de l’OCHA.

 

Persistance des pluies à travers le pays

Un avis d’inondation, de glissement de terrain et d’éboulement a été lancé par l’unité hydrométéorologique (UHM), de concert avec le Secrétariat permanent de gestion des risques et des désastres (SPGRD) et la direction de la Protection civile, en raison de la persistance des pluies à travers le pays. L’UHM a informé dans son bulletin régulier du jour, qu’un environnement humide et instable caractérisait la situation météorologique des grandes Antilles, alors qu’un front froid se trouvait sur Cuba et qu’un creux de surface se développait au nord de la République dominicaine, dans la matinée de mercredi. Ces phénomènes vont occasionner des activités pluvieuses importantes à certains endroits du pays pendant les 72 prochaines heures et surtout vendredi. Haïti va déjà recevoir des averses orageuses dans l’après-midi de mercredi et en début de soirée, a averti l’UHM, faisant savoir que les précipitations seront plus intenses, notamment dans le Sud-Est, l’Ouest et l’Artibonite. Par rapport aux prochaines averses, la direction de la Protection civile demande aux habitantes et aux habitants des zones à risques d’inondation, d’éboulement et de glissement de terrain, notamment ceux vivant près des ravines, des courants d’eau ou d’autres zones inondables, de rester vigilants et d’appliquer les consignes de sécurité habituelles en cas d’averses orageuses.

 

La BRH prédit une amélioration du cadre macro-économique

Au cours des dernières semaines, les autorités gouvernementales et monétaires haïtiennes ont affiché un certain optimisme, en ce qui a trait à la conjoncture économique. Dans sa dernière Note sur la Politique Monétaire, qui renseigne sur l’orientation de la politique monétaire et sur les dernières décisions des autorités, les responsables de la Banque de la République d’Haïti (BRH), soutiennent que les perspectives à court terme pour l’économie nationale laissent présager une amélioration de la conjoncture macroéconomique sous certaines conditions. « En effet, une augmentation de l’offre alimentaire locale pourrait être observée, considérant les prévisions d’une bonne récolte de printemps, sous l’effet notamment des investissements publics dans le secteur agricole. » Les acteurs du secteur agricole se réjouissent également des nombreuses averses enregistrées sur l’ensemble du territoire au cours des 3 dernières semaines. Parallèlement, l’augmentation des transferts privés sans contrepartie, observée généralement au cours du mois de mars serait à même de renforcer l’offre de devises et d’atténuer les pressions à la hausse sur le taux change, précise le rapport de la Banque Centrale.

 

La lutte contre la contrebande est une priorité d’Haïti

Le chef de l’État haïtien, Jovenel Moïse, est sur le point d’obtenir l’aide du secteur privé et de quelques partenaires de la communauté internationale, afin de renforcer la lutte contre la contrebande à la frontière haïtiano-dominicaine. Le week-end écoulé, des représentants de l’État haïtien et du secteur privé ont signé un mémorandum pour renforcer la lutte contre la contrebande et la corruption. Selon des statistiques, la contrebande coûterait 400 millions de dollars américains au gouvernement haïtien. La semaine écoulée, le journal américain, Miami Herald, avait révélé que 6 membres du Congrès, dans des correspondances au Secrétaire d’État par intérim, John J. Sullivan et au Secrétaire du département de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, avaient mis l’accent sur la nécessité d’un support des États-Unis dans la lutte contre la contrebande sur la ligne frontalière. Selon les législateurs américains, les États-Unis pourraient apporter des fonds pour l’acquisition des matériels tels : drones, capteurs, indispensables pour l’efficacité des douaniers. Le rapport 2016 de la Stratégie internationale de lutte indique que la frontière haïtiano-dominicaine est un environnement incontrôlable au trafic des stupéfiants et autres affaires criminelles. De son côté, le secrétaire d’État des USA, Mike Pompeo, a sollicité un vote du Sénat pour débloquer 4 millions de dollars en faveur de l’USAID qui aidera les autorités haïtiennes à renforcer la collecte des taxes et à s’attaquer à la contrebande.

Lafontant promet une enquête

Le Premier Ministre haïtien, Jack Guy Lafontant, promet une investigation judiciaire et policière afin d’identifier et de punir les auteurs de l’attaque au gaz lacrymogène du samedi 28 avril 2018. Les coupables seront punis, quel que soit leur camp politique, a martelé le chef du gouvernement hier, au Cap-Haïtien. M. Lafontant avait dirigé une importante délégation du Conseil supérieur de la Police Nationale (CSPN) qui s’était rendue sur place pour évaluer la situation. Accompagné des nouveaux ministres de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que du chef de la Police, M. Lafontant avait eu des séances de travail avec le délégué départemental, le directeur départemental de la Police et un substitut du commissaire du gouvernement. Déplorant un acte odieux, le Premier Ministre a présenté ses sympathies aux parents du journaliste, Jacques Dubois, tué lors de la panique. C’est inadmissible qu’un citoyen haïtien soit tué dans de pareilles circonstances, a-t-il regretté. M. Lafontant s’était rendu également à l’hôpital Justinien où avaient été transportés les blessés. La majorité des personnes tombées en syncope lors de l’incident avaient eu le temps de regagner leur domicile. De plus le chef du gouvernement a invité les citoyens à soumettre aux autorités policières les vidéos de la conférence-débat. Nous devons avoir les outils pour reconstituer les faits, a dit M. Lafontant.

Jean Hervé Altidor

 

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