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Les divisions aux seins des partis au grand jour

Personne n’était dupé que des divisions intempestives rongent les partis politiques. Cette situation s’est empirée avec la subvention que l’État central leur a octroyée. En effet,  plusieurs partis ont vu leurs linges sales laver en public. Ce qui ternit l’image de toute la classe politique.

Des organisations politiques comme le PHTK, la Fusion et l’OPL opèrent ou tentent d’opérer des changements au sein de leur directoire. Un processus normal chez des partis politiques qui se veulent démocratiques. Cependant, c’est sans compter sur des luttes intestines pour le contrôle des partis. Le PHTK se retrouve aujourd’hui avec deux conseils exécutifs. Les cadres de la Fusion, divisés, s’affrontent à coup de gros mots sur les places publiques en marge de leur congrès lancé le vendredi 20 avril 2018. La Fusion des sociaux-démocrates haïtiens est dans la tourmente. Lors d’une conférence de presse  ledit parti a annoncé que son congrès national pour élire son directoire se déroule au palais municipal de Delmas où environ 450 délégués vont voter. Une conférence de presse qui s’est déroulée avec la présence des forces de l’ordre. Des protestataires, membres du parti, réclament un consensus entre 3 cartels à savoir « Alternative pour la réconciliation » présidé par Pédrica Saint-Jean, « l’Alternative pour la jeunesse » ayant à sa tête Daniel Hermogène et le cartel « Innovation » dirigé par l’actuelle présidente du parti Edmonde Supplice Bauzile. « S’il n’y a pas de consensus, pas de congrès les 20, 21 et 22 avril », ont déclaré Bato Junior et Wilner Séjour, lors de cette conférence. Entre-temps, la présidente dudit parti, Edmonde Supplice Bauzile, accompagnée de Serge Gilles et Rosemond Pradel, a promis de respecter le vote du congrès. « Le congrès est le moyen de renouveler les structures du parti, de décider de la ligne politique du parti », a fait savoir Mme Beauzile qui accuse le conseiller Victor Benoit qui, selon elle, est pour un consensus. Pour sa part Victor Benoit accuse l’actuelle présidente et ancienne candidate à la présidence, madame Supplice Beauzile de vouloir garder la tête en violation des règlements prescrits via un faux congrès. C’était trop beau pour être vrai, Tout allait bien ou presque pour les partis politiques avant que le chef de l’Etat ne décide d’appliquer la loi de janvier 2014 sur le financement des partis politiques. Depuis, l’une après l’autre, des organisations politiques visiblement bien structurées s’ébranlent. Les cadres s’affrontent pour avoir le contrôle. Le mois dernier, il y avait la plateforme VERITE, la deuxième plus importante structure politique du pays en termes de nombre d’élus lors des dernières élections. Cette semaine, c’est le plus important parti politique du pays, le PHTK, le parti au pouvoir bien qu’il n’est pas l’un des partis avec une grande structure qui fait face à une lutte interne. Dans deux documents différents envoyés à la presse, deux conseils exécutifs distincts se battent pour avoir le contrôle du parti de Michel Martelly. D’une part on retrouve un directoire composé de Marie Yanick Mézile, présidente ; Myrtho René, vice-président ; Georges Garnier, secrétaire général ; Alan Zureik, trésorier ; Reynaldo Brunet, trésorier adjoint ; Rudy Hériveaux, porte-parole ; Georges Racine, conseiller ; Osse Daniel, conseiller ; Fritzner Bernadel, conseiller financier ; Serge Chéry, conseiller ; Gérard Mathieu, conseiller technique ; Guichard Doré, conseiller politique Exama Pierrot, conseiller politique. D’un autre côté, il y a un conseil exécutif composé de Sainphor Liné Balthazar, président ; Margareth Saint-Louis, vice-présidente ; Stevenson Thimoléon, secrétaire général ; Alan Zuraik, trésorier et Roudy Choute, trésorier adjoint. Cette catégorie de dirigeants du PHTK, ont pris le soin d’écrire au ministre de la Justice pour lui notifier des changements opérés au sein du parti et lui ont soumis aussi les noms des nouveaux dirigeants. Ils ont aussi obtenu un acte notarié pour justifier qu’ils sont les seuls dirigeants du parti. Le PHTK se taille la part du lion puisqu’il détient le plus grand nombre d’élus au Parlement et dans les collectivités territoriales. Le parti de Jovenel Moïse a donc retiré au ministère des Finances un chèque de plus de 19.8 millions de gourdes. La Fusion en a eu un peu plus de 3.4 millions de gourdes et l’OPL plus de 10 millions de gourdes. De quoi faire tourner la tête des dirigeants gourmands et pas ennemis de la corruption!

Altidor Jean Hervé

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