accueilActualitéCoup d'oeil sur le monde

Insécurité, les nouveaux quartiers de la peur

La peur  revient dans les esprits dans divers endroits de la capitale, Port-au-Prince. Le phénomène de l’insécurité continue de grandir dans diverses régions en Haïti. Elle frappe dans toutes les classes sociales. Pour le contrôle des pans de territoires, les bandits armés dans certains quartiers défavorisés n’arrêtaient pas de faire la poudre, faisant des victimes au sein de la population civile. Aujourd’hui, plusieurs quartiers populaires notamment à Port-au-Prince sont en proie à des conflits armés internes. En effet, le mardi 17 avril 2018, les armes ont parlé au Bicentenaire (Sortie Sud de Port-au-Prince) notamment à Cité Plus un quartier sous contrôle du Chef de gang dénommé « Arnel ». L’incident s’est produit  lorsque des agents de la PNH infiltrés au sein de la population ont tenté une filature pour capturer le puissant chef de gang connu sous le nom de Arnel. Selon le commissaire Berson Soljour, des agents de la police positionnés dans une maison à Cité Plus qui suivaient les mouvements du chef de gang Arnel afin de l’appréhender ont été dénoncés par un membre de la population, par la suite, ils ont été attaqués par le groupe armé de ce dernier. « Les agents ont riposté, et des informations laissent croire qu’ Arnel serait blessé lors des échanges de tirs, mais je ne peux pas le confirmer pour le moment », a dit au journal Le Nouvelliste le directeur départemental Ouest de la police nationale, le commissaire Berson Soljour. Et de poursuivre, appuyées par des blindés, des unités de la PNH ont investi le quartier de Cité Plus à la recherche du chef de gang. Les policiers sont revenus bredouilles et n’ont procédé à aucune arrestation, a fait savoir le responsable de la police dans le département. Il a dit regretter le fait que par peur les habitants des zones contrôlées par des gangs refusent de collaborer avec la police, ce qui complique le travail des Forces de l’ordre. En plus, Selon le Commissaire Frantz Lerebours, Porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH) il y a une diminution de 28% de la moyenne des homicides comparativement au premier trimestre de l’année dernière et une diminution de 39% par rapport à 2016 toujours pour le premier trimestre.

 

Cerise sur le gâteau

Le Premier ministre haïtien Jack Guy Lafontant sort ses griffes contre, selon ses dires, des individus non identifiés qui se font passer pour des militaires démobilisés auprès de la population. Dans un communiqué en date du vendredi 20 avril 2018, le Premier Ministre a lancé une mis en garde envers ses amis. « Le Gouvernement de la République constate, qu’en dépit des mises en garde eet des appels répétés à travers des communiqués officiels, des individus qui se font passer pour des militaires démobilisés persistent dans leurs entreprises déstabilisatrices, soit en intimidant la population, soit en tentant de se substituer aux forces de l’ordre. Le Gouvernement ne peut tolérer que la loi soit transgressée et les droits systématiquement foulés aux pieds sans que leurs auteurs n’en payent le prix. Fautes par eux de se conformer à la loi, d’autres dispositions seront prises à leur encontre. », a averti Jacques Guy Lafontant. A rappeler que dans une note datée du 9 avril 2018, le Ministère de la Défense avait informé des agissements d’individus non identifiés se faisant passer pour des militaires démobilisés, rappelle à tous, que « le rétablissement des Forces Armées d’Haïti (FAD’H) et la nomination du Commandant en Chef a.i par deux arrêtés des 16 et 17 novembre 2017 n’autorisent aucun citoyen, quel que soit son statut ou à quelque organisation qu’il appartienne, à porter des tenues militaires sans faire partie d’une organisation militaire légalement constituée, ni à vouloir, dans certaines circonstances, se substituer aux forces de police constitutionnellement chargées d’assurer l’ordre public, de protéger les vies et les biens. S’agissant des militaires démobilisés inscrits au programme de dédommagement en cours d’exécution au Bureau de Gestion des Militaires Démobilisés, ils doivent s’abstenir de tout comportement susceptible de les faire passer pour des fauteurs de troubles et se servir constamment de la loi et des règlements comme boussole. Le Ministère de la Défense met donc en garde tout individu ou groupe organisé contre des menées déstabilisatrices destinées à jeter la confusion et à discréditer la nouvelle force de défense. Faute par ces individus ou groupes organisés de se conformer, les autorités compétentes prendront contre eux telles sanctions que de droit. », a conclu la note.

Emmanuel Saintus

Related Articles

Close
%d bloggers like this: