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La République Dominicaine, le paradis la plus proche ?

La vie en Haïti est un calvaire pour presque tout le monde. Car tous les services sont rares ou  inexistants et pour pallier cette carence à tous les niveaux dans le pays les Haïtiens ont souvent recours à la république voisine, la porte à coté pour des services de meilleure qualité ou des services tout court. Que ce soit dans le Commerce,  dans la Santé ou dans l’Éducation en terre voisine tout va mieux. De plus en plus de femmes haïtiennes accouchent dans les hôpitaux dominicains, un fait normal puisque dans les hôpitaux haïtiens, le service est rare voire nul. D’ailleurs beaucoup de femmes sont déjà mortes en mal d’enfance même très souvent. Ce qui, selon le Directeur régional des services de santé de Barahona, le Dr Luis Pérez González, est un sérieux problème pour le secteur de la santé puisqu’il affecte négativement les budgets des hôpitaux de la région.

Pour l’année 2018, les autorités sanitaires de la République dominicaine rapportent une augmentation considérable des naissances d’enfants de mères haïtiennes dans les maternités dominicaines. Et tout cela à tendance à augmenter, relate le journal Listin Diario. Sur 1417 cas d’accouchements de mères étrangères enregistrés pour les trois derniers mois dans les deux principales maternités de la capitale, 98 % concernent des mères haïtiennes. Deux pour cent des nouvelles mamans viennent du Venezuela et d’autres pays, dit le journal. Au cours de cette période, 198 femmes venues directement d’Haïti auraient été reçues rien qu’à l’hôpital universitaire Jaime Mota, situé à Barahona, dans le Sud. D’autres sont arrivées à Pedernales, selon les informations véhiculées dans la presse dominicaine. Quant au coût, un accouchement à faible risque, sans tenir compte des frais médicaux, est de l’ordre de 5 000 pesos à la Maternité La Altagracia et de 8 000, s’il y a césarienne. Ces chiffres sont triplés lorsqu’il s’agit d’un accouchement à haut risque – par exemple, si la mère nécessite beaucoup d’attention dans les unités de soins intensifs ou que le nouveau-né est admis dans les unités de soins intensifs néonatals.

Pour l’année 2018, sur les 30% des naissances de mères étrangères enregistrées, 28 % concernent des Haïtiennes, alors qu’en 2017, dans la même période, ce chiffre, pour les femmes enceintes en provenance d’Haïti, était de 27 % selon les statistiques du centre hospitalier. Ailleurs Les autorités dominicaines informent que la migration haïtienne et vénézuélienne s’est intensifiée au cours des 5 dernières années, rapporte le journal dominicain Listin Diario. En raison de la dégradation de la situation économique dans leurs pays respectifs les Haïtiens et les Vénézuéliens ont migré massivement vers la République Dominicaine et d’autres états entre 2012 et 2017.  Les statistiques sur l’immigration font état d’une hausse de 8.6% des migrants haïtiens. Les données ont été obtenues par le ministère de l’économie, de la planification et du développement qui a réalisé la seconde enquête nationale sur l’immigration. Le nombre de migrants haïtiens a augmenté de 39,592 individus passant de 458,233 en 2012 à 497,825 en 2017. Le ministre de l’Économie, Isidoro Santana, a fait valoir que l’enquête est nécessaire pour que le Gouvernement puisse élaborer les politiques publiques pour répondre aux besoins de la population. Le document indique que 76% des migrants haïtiens sont impliqués dans 3 secteurs d’activités : 33% dans l’agro-industrie, 26% dans la construction et 16% dans le commerce. Bien que la relation haïtiano-dominicaine est toujours un calvaire et que la politique migratoire mis en place par l’état haïtien ne garantit en rien un traitement de faveur pour les expatriées , et qu’en terre voisine non plus ce n’est pas la manifestation du grand amour a l’endroit des Haïtiens avec des assassinats, des déportations sans aucun respect pour les lois relatives au droits humains ou encore les traitements inhumains que subissent les Haïtiens pour un travail, des soins de santé, de bonne éducation, les Haïtiens continuent d’avoir recours à la république voisine qui est un signe de sous-développement flagrant.

Altidor Jean Hervé

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