En brefNewsreel

En bref – 29 Mars au 3 Avril 2018

By Altidor Jean Hervé

Séance difficile à la Chambre basse

Si l’affaire PetroCaribe handicape le Sénat, la réalité n’est pas différente à la Chambre basse. En effet, toute séance à la Chambre des députés est un exercice d’acrobatie pour les députés et d’incertitude pour le bureau, hanté par la fragilité du quorum. Le quorum : voilà le terrain inconnu sur lequel le bureau et les quelques dizaines de députés, s’accrochant aux intérêts du peuple, marchent au bord de mer. Selon un principe écrit nulle part dans le règlement intérieur mais accepté par les députés, le bureau est habilité à commencer une séance sur la base de la quantité de signatures de députés qui se sont fait inscrire sur la liste d’émargement et non du nombre d’élus présents réellement dans la salle.  Ainsi, comme la stratégie de l’autruche, le bureau est contraint de nier la réalité qui lui crève les yeux devant une salle de séance clairsemée.  Dans cette ambiance, les paresseux et les députés animés de mauvaise foi trouvent un asile sûr.  La pratique se fait tellement monnaie courante, qu’au bord de mer, l’on parle de « séance sans culotte », nous crache un député off the record.  « Séance sans culotte ? »  Oui.  La facilité est maître à la Chambre basse, pas besoin de déployer aucun effort.  Le mercredi 21 mars 2018 encore, les déserteurs ont imposé leur loi.  Sur la liste d’émargement, la secrétaire sténographe recense 65 présences, pourtant la salle est quasiment vide. Les journalistes s’adonnent à vérifier.  En réalité, il y a une quarantaine de députés présents.

 

Un homme arrêté pour décapitation de son frère

La Police nationale d’Haïti a procédé à l’arrestation d’Étide Defranc, accusé d’avoir décapité son frère, Franck Defranc, à Port-de-Paix, le 13 mars 2018.  Le présumé assassin s’est fait accompagner d’un autre homme et s’est réfugié à « nan Boni », une localité de la commune de Chansolme.  Le commissaire de Port-de Paix, Caille Vital Hernst, a indiqué que Defranc, 57 ans, a été arrêté vers les 10 heures.  Il ne connaît pas exactement les motifs qui l’ont poussé à commettre ce crime.  Il assure que le suspect est actuellement maîtrisé et devrait être bientôt transféré à la justice.

 

Un mort et deux blessés à l’Arcahaie

La tension montait d’un cran, à la suite du climat d’insécurité qui sévit ces derniers jours dans la Cité du drapeau.  Le mercredi 21 mars 2018, un agent de change a été abattu d’une balle en plein thorax, aux environs du marché communal de l’Arcahaie, par des bandits armés dont les identités restent inconnues.  Après cette attaque, Jonas Horisma, transporté d’urgence à l’hôpital Nicolas Armand, est mort bien avant de recevoir les premiers soins.  Le président du comité de gestion de ce centre hospitalier, Dr Pierre Rigaud Joseph, a confirmé le décès du « businessman ».  Aussi, a-t-il mentionné la présence de deux blessés de cet incident, dont un écolier.  Pour l’heure, continue le responsable du service d’urgence de cet hôpital, l’état de ces deux victimes est stable.  En ce sens, le médecin lance un vibrant appel aux autorités policières en vue de prendre les dispositions nécessaires pour garantir la sécurité de la population archeloise.

 

Appel à des poursuites judiciaires

La Commission interaméricaine de droits humains (CIDH) s’est engagée à encourager l’État haïtien à mener une lutte contre les crimes perpétrés, de 1957 à 1986, sous le régime des Duvalier.  La CIDH entend également collaborer avec la société civile, à la mise en place d’une commission de vérité en Haïti, sur les violations qui ont porté atteinte aux libertés fondamentales des Haïtiennes et des Haïtiens.  Le Collectif contre l’impunité et Avocats sans frontières Canada (ASFC) appellent la Commission interaméricaine de droits humains (CIDH) à inciter l’État haïtien « à faciliter la conduite d’enquêtes et de procédures judiciaires diligentes » sur les crimes perpétrés sous le régime des Duvalier (1957-1986).  « Sans entraves et interférences », l’État devrait également assurer l’accès aux archives officielles portant sur les violations de droits humains commises sous ce régime, soulignent-ils, dans un communiqué en date du 20 mars 2018.

 

Un colloque au sujet de la lutte contre l’insécurité

L’organisation la Pyramide du bonheur du développement d’Haïti (PBDH) annonce la tenue, le 24 mars 2018, à Port-au-Prince, d’un colloque sur la lutte contre l’insécurité, lors d’une conférence de presse.  La PBDH entend mener une bataille contre la montée de l’insécurité qui gangrène la vie de la population haïtienne.  Cette lutte se fera contre toutes les formes de manifestations de l’insécurité : alimentaire, physique et environnementale.  Pour y parvenir, la PBDH prévoit d’entamer des dialogues avec les autorités départementales, communales et locales, en vue de les sensibiliser sur le phénomène.  Elle demande à la justice d’exiger de la part des autorités municipales de Port-au-Prince, des explications claires et précises sur l’incendie du marché Hyppolite survenu dans la nuit du 12 au 13 février 2018.

 

Un colloque international sur l’éducation

« Professionnalisation, innovation et transformation, leviers de développement ? » est le thème d’un colloque sur le secteur de l’éducation en Haïti, qui se tient à Port-au-Prince, les jeudi 22 et vendredi 23 mars 2018.  « De la compétence disciplinaire à la capacitation sociale des connaissances », « Lois et instances de régulation de la formation des enseignants en Haïti.  État des lieux ».  Tels seront les points parmi les sujets à aborder.  Il y aura, entre autres, comme thèmes : « Éducation et formation en partenariat public-privé : l’outil systémique du développement haïtien d’ici à 2030 » et « réformes éducatives et politiques d’aide internationale en Haïti » « Espaces éducatifs, orientation scolaire et professionnelle en Haïti : leviers de réussite éducative des jeunes » et « Paroles de jeunes écoliers haïtiens autour de leur vécu scolaire pour l’apprentissage ».  Tous ces sujets seront au centre des interventions à ce colloque, structuré à partir de symposiums thématiques, de tables rondes, de communications en plénière ou en ateliers.  Notons que cet événement est organisé par le Centre d’études et de recherche en éducation (CERED), la Faculté des sciences de l’éducation (FSED) de l’Université Quisqueya d’Haïti, le Groupement d’Intérêt scientifique du Réseau éducation formation développement (GIS REDFORD) et l’Université Paris Est Créteil (UPEC).

 

L’attitude de l’État haïtien est préjudiciable

L’Observatoire haïtien des droits humains (OHDH) condamne l’attitude partisane de l’État haïtien qui privilégie des intérêts particuliers au détriment des droits des consommatrices et des consommateurs. L’OHDH salue la lutte et le réveil des citoyennes et des citoyens pour le respect des droits des consommatrices et des consommateurs, à l’occasion de la Journée internationale des consommateurs, le jeudi 15 mars 2018.  Il critique l’État haïtien, tendant à toujours se placer du côté des groupes dominants qui s’enrichissent aux dépens de la population haïtienne.  Il exhorte le Parlement haïtien à légiférer sur la question des droits des consommatrices et des consommateurs, en exigeant à l’État d’assumer ses responsabilités, en vue de garantir les droits fondamentaux de la personne humaine et l’intérêt des consommatrices et des consommateurs.  Les mauvais services fournis aux consommatrices et aux consommateurs se font avec la complicité ou l’irresponsabilité de l’État haïtien, dénonce l’OHDH, tout en déplorant la violation systématique des droits des consommatrices et des consommateurs.

 

Joseph Lambert recadre la Cour des comptes

Le dossier PetroCaribe revient au devant de la scène.  Pour les délices des sénateurs-commissaires.  Dans une lettre adressée au président du Sénat le 5 mars courant, le président de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif indique que la Cour s’est saisie du dossier, comme l’a demandé le Sénat.  Arol Élie demande en même temps au sénateur Joseph Lambert de lui « communiquer les deux rapports que la commission Éthique et Anticorruption a déjà produits sur la gestion du fonds PetroCaribe ».  « Les rapports n’ont pas été sanctionnés par le Sénat.  Du point de vue institutionnel, je ne peux pas de manière formelle, les transférer à la Cour des comptes.  Mais les rapports sont disponibles au Sénat pour consultation de la Cour, comme pour d’autres institutions », a affirmé le président du Sénat au Nouvelliste.  Joseph Lambert qui n’a pas voulu en dire plus, a confirmé l’authenticité de la lettre et indiqué qu’il répondrait sous peu à la Cour des comptes, par la voie d’une correspondance.

 

La Fédération protestante d’Haïti favorable à la révision constitutionnelle

La commission spéciale sur l’amendement de la Constitution, menée par le député, Jerry Tardieu, poursuit ses rencontres avec les différents secteurs vitaux du pays. Le mardi 20 mars, les Protestants ont pu faire entendre leur voix sur la révision constitutionnelle, en soumettant leur cahier de doléances à cette structure parlementaire.  Entre autres propositions formulées, la Fédération Protestante d’Haïti (FPH) souhaite qu’on en finisse avec la question relative à la nomination d’un Premier ministre dont l’approbation se révèle, traditionnellement, un titanesque défi à relever par le Président de la République, face à des Parlementaires souvent motivés par des intérêts personnels.  Le pasteur Sylvain Exantus, Président de la Fédération, propose l’élection d’un vice-président en lieu et place de la nomination d’un Chef de gouvernement. Pareillement au modèle américain, l’aspirant à la vice-présidence du pays aura à mener campagne aux côtés du prétendant à la magistrature suprême de l’État.  Autre faille à corriger dans la loi-mère, selon la Fédération protestante, c’est celle qui veut que le Chef de l’État soit exempt de toute reddition de compte.  ‘’Il n’est pas normal que le Chef de l’État soit constitutionnellement considéré comme mineur”, regrette le Pasteur Sylvain Exantus qui estime qu’il serait de bon ton que le Président de la République, comptable des deniers publics, rende des comptes de sa gestion à la nation.

 

Programme spécial pour les détenues

Les autorités judiciaires dans la région métropolitaine de Port-au-Prince réalisent un programme visant à combattre la détention préventive prolongée pour les détenues.  Grâce à l’appui de la Mission des Nations Unies de support à la justice haïtienne, le Doyen du Tribunal de Première Instance, Bernard Saint-Vil et le commissaire du gouvernement, Me Ocnam Clamé Daméus, ont mis sur pied un programme qui réserve la moitié des salles d’audience pour les dossiers impliquant des femmes.  Le 8 mars 2018, le tribunal a débuté une série d’audiences des affaires correctionnelles et criminelles qui impliquent exclusivement des femmes pour la moitié des 8 salles d’audience.  Jusqu’à la Journée nationale du mouvement des femmes haïtiennes, le 3 avril, la priorité sera accordée aux dossiers qui impliquent des femmes en détention préventive prolongée.  Le programme permet à la fois de juger ces femmes mais aussi de mettre en valeur le travail des femmes dans le secteur de la Justice, avec la participation de femmes juges, des substitutes, de greffières et d’huissières.  Le programme est réalisé à l’initiative des sections Genre et Juridiction Modèle de la MINUJUSTH, Mission des Nations unies pour l’appui à la Justice en Haïti, afin de faire avancer les dossiers de ces femmes en attente de jugement.

 

Des étudiants bloquent des rues

Des étudiants de différentes entités de l’Université d’État d’Haïti (UEH) ont gagné les rues, bloquant ainsi plusieurs rues du Champ-de-Mars pour faire entendre leur voix.  En effet, les protestataires ont bloqué les rues Magny, Magloire Ambroise et Saint-honoré à l’aide des barricades et de pierres, pour réclamer de meilleures conditions d’études.  Brandissant des pancartes, ces étudiants appellent les responsables étatiques à prendre des mesures célères en vue de satisfaire leurs revendications.  Le mouvement de mobilisation des étudiants entre dans sa troisième semaine.  Ils entendent pourtant maintenir la pression jusqu’à obtenir gain de cause.  Cette protestation des étudiants de l’UEH au Champ-de-Mars a occasionné un embouteillage monstre dans plusieurs rues menant au Centre-ville dont les Avenues Lamartinière, John Brown (Lalue), Martin Luther King.

 

Le salaire minimum préoccupe les autorités haïtiennes

Le gouvernement devra, dans les prochaines semaines, publier le nouveau salaire minimum. Selon la législation haïtienne l’ajustement du salaire minimum doit être réalisé avant le 1er mai.  Les acteurs économiques redoutent de nouvelles violences en raison des revendications salariales des ouvriers, notamment dans le secteur de la sous-traitance.  La semaine écoulée, le chef de l’État, Jovenel Moïse, avait prévenu qu’il n’y aura pas un doublement du salaire des ouvriers.  Lors de la visite du chef de l’État à la SONAPI la semaine écoulée, des ouvriers avaient fait entendre leur voix, réitérant leurs revendications d’un salaire minimum de 800 gourdes par jour.  La présidente du Conseil Supérieur des Salaires (CSS), Guerline Jean-Louis, informe que l’organisme s’évertue à préparer son 5e rapport.  Elle déclare que l’ajustement de salaire dépendra des indices macro-économiques.  La loi précise qu’il y aura ajustement de salaire si l’inflation dépasse 10%, explique Mme Jean-Louis, faisant valoir que l’ajustement est technique et non politique.

 

Le Président Moïse en visite d’inspection des chantiers de Carrefour Méridien

Le Président de la République, Jovenel Moïse, une fois de plus, s’est trouvé, le samedi 17 mars 2018, sur le terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux dans la localité de carrefour Méridien.  Accompagné de l’Ambassadeur du Canada accrédité en Haïti, M. André Frenette, du ministre des Travaux Publics, du Transport et des Communications, M. Fritz Caillot et de plusieurs élus locaux, le Chef de l’État a pu apprécier le chantier en avancement et écouté les explications techniques des responsables du chantier.  Principale bénéficiaire des travaux, la population locale a exprimé sa satisfaction et a promis de rester vigilante, à côté du Chef de l’État, pour que l’ouvrage soit finalisé dans les délais prévus.

 

Jean-Pierre Lacroix, reçu par le Président Jovenel Moïse

Le Président de la République, Jovenel MOÏSE, a reçu en audience au Palais national Monsieur Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’Organisation des Nations Unies aux Opérations de Maintien de la Paix, qui est porteur d’un message du Secrétaire général, Monsieur António Guterres.   L’audience s’est déroulée dans une atmosphère très cordiale.  Le Secrétaire général adjoint a fait part au Président de la République du message du Secrétaire général Guterres relatif à la nécessaire normalisation des relations entre Haïti et l’ONU, à la suite du rappel respectif, pour consultation, du Représentant permanent d’Haïti auprès de l’ONU, l’Ambassadeur Denis Régis, et de celle de la Représentante spéciale du Secrétaire général, Madame Susan D. Page.  Pour sa part, le Président a bien accueilli le message du Secrétaire général, tout en lui exprimant la position du gouvernement Haïtien que la MINUJUSTH soit transformée en une mission de coopération technique d’appui à la justice, en guise d’une mission politique de maintien de la paix traditionnelle.  Aussi, le Chef de l’État a mis en exergue la nécessité que l’ONU mette en œuvre le Plan de l’élimination du choléra à deux volets (élimination du choléra et compensation des victimes) que le Secrétaire général avait annoncé en août 2017.

 

Renforcement de la Police Nationale des Frontières d’Haïti

Une cérémonie s’est tenue le 12 mars 2018 au quartier général de la Police des frontières du Nord-Est, en présence de l’Ambassadeur des États-Unis, Michèle Sison, du Directeur Central de la Police Administrative, pour remettre cinq (5) véhicules à la Police Nationale des Frontières d’Haïti (POLIFRONT).  Cette cérémonie de donation organisée au quartier général de la Police des frontières du Nord-Est, à Morne Casse (Fort-Liberté) a permis de remettre cinq véhicules Land Cruiser à la Police Nationale des Frontières d’Haïti.  En addition des aménagements déjà effectués sur la base de Morne Casse, afin d’améliorer les conditions de travail des membres de POLIFRONT, ces véhicules permettront à la police des frontières d’être plus mobile et de faciliter les opérations de surveillance de la frontière dans le département du Nord-Est.  La Police Frontalière, unité de la PNH créée en 2014, a démarré ses opérations le 27 décembre 2017 avec le déploiement de 91 policiers spécialement formés, sur la frontière séparant les villes de Ouanaminthe et de Dajabòn.

 

Raoul Peck honoré par le ministère de la Culture

Le ministère de la Culture et de la Communication salue le triomphe du réalisateur haïtien, Raoul Peck, ex-ministre de la Culture de 1995 à 1997, qui vient de remporter «Le César du meilleur documentaire» pour la réalisation du long-métrage de quatre-vingt-dix minutes : « I am not your Negro (Je ne suis pas votre Nègre) », le vendredi 2 mars 2018 dernier à Paris.  Ce documentaire qui a captivé l’auguste jury de l’Académie des Césars, est inspiré de l’histoire de James Baldwin, brillant écrivain noir américain.  Il retrace la lutte des Noirs américains pour les droits civiques à partir d’un texte inédit de James Baldwin (Remember This House), qui se déroule, notamment pendant la période des meurtres de Medgar Evers, Malcolm X, et Martin Luther King.  Le pays tout entier, le monde du cinéma haïtien en particulier, est honoré par l’éclat du prix obtenu par cet illustre cinéaste qui a décroché deux prix dans moins d’un mois. Le réalisateur haïtien avait remporté récemment le Prix du meilleur documentaire, à Londres, dans le cadre de la 71ème soirée des BAFTA Awards 2018, avec la même réalisation.

 

Les États-Unis préoccupés par la traite des personnes en Haïti

L’ambassadrice des États-Unis à Port-au-Prince, Michele Sison, réitère l’engagement de son pays à supporter les efforts dans le cadre de la lutte contre la traite des personnes.  Intervenant lors d’un atelier de réflexions sur cette thématique, la diplomate américaine a fait valoir que le Département d’État utilise le modèle basé sur les quatre «P» : la prévention, la poursuite pénale, la protection, et le partenariat, pour faire face à ce défi mondial qui cible les populations les plus vulnérables.  En présence du représentant du Comité National sur la Lutte contre le Traites des Personnes, des représentants du secteur judiciaire et du Chapitre Haïtien de l’Association Internationale des Femmes Juges ainsi que des officiers de la Police Nationale, Mme Sison a insisté sur la nécessité d’un dialogue autour des modalités qui puissent mener à une action gouvernementale plus efficace, pour une augmentation dans le nombre de poursuites et de condamnations.  « J’espère que durant cet atelier, vous partagerez non seulement les rôles que vous jouez dans la lutte contre la traite, mais aussi la façon dont vos collègues et vous, allez renforcer le système de support mutuel, les uns envers les autres.

 

Le système éducatif haïtien est « défaillant »

Haïti a un système éducatif « défaillant » qui ne répond ni aux besoins de l’élève ni aux besoins d’Haïti.  Cette affirmation est de l’ambassadrice française, Élizabeth Beton Delègue, qui intervenait lors d’un colloque international de deux jours, débuté le jeudi 22 mars pour prendre fin le vendredi 23 mars 2018.  « L’éducation est malade en Haïti et le mal est profond.  Pas de gestion, ni de plan de carrière et de paiements réguliers des enseignants », poursuit-elle.  Les ressources financières allouées à l’éducation dans le budget national sont insuffisantes pour cette année, souligne-t-elle.  Elle estime que ces manquements rabaissent la profession d’enseignant en Haïti.  Avant de réfléchir à l’accès à l’éducation, l’ambassadrice française pense qu’il faut d’abord aménager le territoire afin de résoudre les problèmes d’infrastructures et d’équipements auxquels font face les écoles haïtiennes.  Elle rappelle qu’Haïti est le troisième pays le plus urbanisé dans la région, après Trinidad and Tobago et le Mexique, suivant le dernier rapport de la Banque mondiale sur les villes.  Elle préconise l’élaboration d’une vision nationale au niveau du système éducatif haïtien qui doit répondre à la fois à un défi qualitatif et quantitatif.  La démographie galopante et la vulnérabilité du pays face aux catastrophes, qui entraînent des destructions et interruptions des années scolaires, constituent les deux grands problèmes majeurs signalés par Elizabeth Béton Delègue.

 

D’origine haïtienne, Naomi Osaka écrase la puissante Serena Williams

La Japonaise d’origine haïtienne Naomi Osaka a battu l’Américaine Serena Williams au tournoi de Miami en deux sets (6-3, 6-2) le mercredi 21 mars dans la soirée.  Naomi a créé la sensation, en éliminant la reine du tennis féminin, Serena Williams, aux États-Unis, de retour sur le circuit après 14 mois d’absence.  Osaka, 20 ans et 22e joueuse mondiale a, à la surprise générale, gagné l’Indian Wells dimanche dernier.  Et cette semaine, elle réalise l’exploit d’éliminer l’ex-numéro 1 mondiale, Serena Williams, dès le premier tour du tournoi de Miami.  La sensation du Tennis affrontera au tour suivant l’Ukrainienne Élina Svitolina (4e). « J’étais extrêmement nerveuse (…).  Je ne sais pas si quelqu’un le sait, mais Serena est ma joueuse préférée », a déclaré, émue, Osaka lors d’une interview sur le terrain.  « Alors, jouer contre elle est un peu comme un rêve pour moi.  Je suis très reconnaissante d’avoir joué avec elle et c’est encore mieux que j’aie pu gagner. » a déclaré la 22e joueuse mondiale.

 

Baisse de production de bananes en République Dominicaine

La production de bananes en République dominicaine est actuellement en baisse, selon ce qu’ont constaté les producteurs agricoles.  À la base du phénomène serait le manque de main-d’œuvre haïtienne dans les champs.  La plupart de ces travailleurs, une fois leur statut légal obtenu, abandonneraient les champs pour se diriger vers les zones touristiques de la République Dominicaine.  Entre autres destinations privilégiées, l’Est, la côte Nord et les grandes villes, telles que le Grand Santo Domingo, Santiago etc.  Des producteurs agricoles, comme Rafael Sosa, disent leurs inquiétudes face à la baisse d’exportation de ces produits vers l’Europe.  Le directeur de la Monte Asamsi Northwest Agricultural Association estime que « sur 15,787 Haïtiens travaillant dans les fermes du Nord-Ouest, ils sont tous allés vers des centres touristiques (…) » rapporte Listin Diario.  M. Sosa se plaint également des Haïtiens renvoyés dans leur pays illégalement.  Ces derniers laissent après eux des travaux colossaux, dont le nettoyage, la coupe des mauvaises herbes, la plantation et l’entretien des plantations.

 

Un père blesse grièvement son fils à coups de machette

Camille François a grièvement blessé, à coups de machette, son fils, Ralph François, âgé de 15 ans.  L’incident s’est produit à Jérémie, dans la 6ème section communale de la Ravine à Châles, le jeudi 22 mars.  L’enfant qui s’est blessé au niveau de la cuisse gauche reçoit des soins actuellement à l’hôpital Saint-Antoine de Jérémie.  Son père a été arrêté par les autorités policières de la commune, a fait savoir Vision 2000.  Les responsables de l’organisme contre la traite des personnes et le trafic des enfants de la Grand’Anse déplorent cet acte et exigent que les autorités condamnent Camille François.

Altidor Jean Hervé

 

Related Articles

Check Also

Close
Close
%d bloggers like this: