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Incendie aux marchés, l’État fait de son mieux

Le Directeur départemental de l’Ouest de la Police, Berson Soljour, révèle que les premiers éléments de l’enquête laissent croire que l’incendie du marché du port a été provoqué par un accident.  L’enquête, lancée par la section départementale de la police judiciaire de l’Ouest, se poursuivra afin de faire toute la lumière sur ce sinistre.  Il révèle qu’un technicien en soudure, Sanon Louis, a été appréhendé dans le cadre de l’enquête. Cet individu a été interpellé dans une entreprise à la rue du Quai pour incendie involontaire.  La Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) s’est également saisie du dossier et a réalisé une audition du technicien.  Les autorités policières jugent que des matières inflammables, notamment des chaussures et des sandales, auraient pris feu à partir de la négligence du technicien.  Le directeur de police de l’Ouest a indiqué que le feu s’était propagé rapidement en raison de la présence de marchandises constituant des combustibles pour les flammes.  De son côté, le Maire de Port-au-Prince, Ralph Youri Chevry, presse les autorités policières et judiciaires à diligenter une enquête afin de faire la lumière sur les circonstances de l’incendie du marché du port, communément appelé Marché Guérite.  Le marché a été ravagé par un incendie qui s’était déclaré à la mi-journée du dimanche 18 février 2018.  M. Chevry soutient qu’il avait renforcé le dispositif sécuritaire dans les marchés publics après l’incendie, la semaine écoulée, du marché Hyppolite.  Les sapeurs-pompiers de Port-au-Prince, de Delmas, de Carrefour et de Pétion-Ville ont passé toute la nuit sur place afin de circonscrire l’incendie.  Le Maire de Carrefour, Jude Edouard Pierre, qui s’était rendu sur place, s’est réjouit que les sapeurs pompiers aient pu empêcher le feu de détruire la Douane de Port-au-Prince.

Le Maire de Port-au-Prince a révélé que, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie du marché Hyppolite la semaine écoulée, 6 employés de la Mairie ont été appréhendés.  Il exhorte les autorités policières à intensifier les investigations pour faire la lumière sur ces deux incendies.  Le Maire Chevry rejette la thèse de l’incendie du marché Hyppolite à partir des détritus.  Il fait remarquer qu’il était parmi les premières personnes arrivées sur place après le début du sinistre.  Le nommé Davidson Saint-Louis, 26 ans, a été appréhendé par la police de Saint-Marc ce mardi, pour être transféré à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). L’arrivée de Davidson dans la communauté a été scrutée à la loupe par la population qui n’a pas tardé à enquêter sur l’identité de cet inconnu.  Sollicitée en urgence, la PNH a mis la main au collet de ce dernier qui se présente comme un agent de sécurité du Marché Hyppolite.  Il a affirmé avoir été témoin de l’incendie dans la nuit de 12 à 13 février et en avoir vu les auteurs.  Témoin déclaré de l’incendie, Davidson a abandonné sa maison à Thomassin, par crainte d’être assassiné par les responsables de l’acte qui l’ont identifié.  Voici, entre autres, le récit de cette arrestation qui pourrait se révéler extrêmement importante dans le cadre de l’enquête diligentée par les autorités publiques.

Plusieurs membres du gouvernement, membres d’une commission chargée de coordonner l’assistance aux victimes de l’incendie des marchés Hyppolite et Panama, ont remis des chèques à 200 marchandes, lors d’une cérémonie à la Primature.  Les ministres du Commerce et de l’Industrie, M. Pierre Marie Du Meny, des Affaires sociales et du Travail, Mme Stéphanie Auguste, et de la Condition féminine et aux Droits des femmes, Mme Eunide Innocent, ont déclaré en maintes occasions qu’il s’agit d’un geste symbolique.  Le montant accordé à ces marchandes n’a pas été révélé mais il s’agit pour le gouvernement de donner le signal que des actions sont en cours.  Les marchandes espèrent que les interventions du gouvernement viseront la recapitalisation de leurs négoces.  Certaines victimes ont fait valoir que leurs pertes sont supérieures à plusieurs centaines de milliers de dollars.  Interrogés peu après cet évènement, certains commerçants ont exprimé leur satisfaction malgré que les allocations ne répondent pas suffisamment à leurs besoins.  L’incendie du Marché en Fer s’est déclaré dans la nuit du 12 au 13 février, alors que se terminait la deuxième soirée du carnaval national.  Un autre est survenu 6 jours plus tard au Marché Guérite qui ne se trouve qu’à quelques mètres du premier centre commercial incendié.

Altidor Jean Hervé

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