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Incendie : des bandits pointés du doigt

Le « Marché en fer », situé au boulevard Jean-Jacques Dessalines, a brûlé dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 février 2018. Malgré la diligence des sapeurs pompiers, le feu n’a pu être maîtrisé jusqu’à très tard dans la matinée du mardi. Les marchands aux abois n’ont pu expliquer les causes réelles de cet incendie dont l’origine reste toujours inconnue. Les pertes sont nombreuses et la plupart des marchands, comme d’habitude, ont tout perdu dans les flammes. Selon les premières informations recueillies sur place, c’est le fatras qu’on brûlait qui serait la source du sinistre. Le feu a débordé et s’est propagé de point en point jusqu’à atteindre le « Marché en fer ». Les marchandises sont complètement brûlées. « Je ne sais pas quoi faire maintenant. Le feu a consumé toutes mes marchandises.


Je n’ai rien pu sauver », a dit une commerçante en pleurs. En un mot, le feu a quasiment tout ravagé sur son passage. Les commerçants n’ont donc pas eu de choix que de pousser des cris de désolation. L’on se rappelle, ce marché, construit originellement à la fin du 19e siècle, avait été inauguré en 1891 par le président Florvil Hyppolite. Arrivé de Paris en pièces détachées en Haïti, il a été assemblé sur place. Depuis toujours, sa beauté de carte postale en avait fait une icône de la capitale. Le « Marché en fer », qui tire son nom du matériau qui constitue son ossature, est aussi dénommé Marché Vallières ou Marché Hyppolite. Après sa reconstruction par la DIGICEL, il a été rebaptisé « le Marché en fer SAM » et était devenu une société anonyme mixte. La DIGICEL détient la majorité des parts et s’occupe de la gestion de l’édifice. Un communiqué de la compagnie, leader du marché des télécommunications en Haïti, est attendu en début d’après-midi, selon l’un des responsables, contacté par le journal Le Nouvelliste.
Emmanuel Saintus

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