Réclamation du dialogue par les protagonistes

De concert avec l’Institut international pour la Démocratie et l’Assistance électorale (IDEA International), le ministère à la Condition féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a organisé à Port-au-Prince, le jeudi 19 octobre 2017, un forum autour du thème « dialogue entre les partis politiques et les associations de femmes ». Ce forum viserait également à redynamiser les relations entre les partis politiques et les organisations de femmes. Il reste beaucoup de barrières à franchir par les femmes, en vue de leur participation aux pouvoirs de décisions, estime Marie Laurence Jocelyn Lassègue, directrice de programme au sein de l’IDEA en Haïti. Ce souhait des femmes semble être pas trop loin de se réaliser, puisque plusieurs partis de l’opposition et certaines organisations réclame un dialogue, afin de trouver une issue à la crise pluridimensionnelle qui saccage le pays. À cet effet, Clarens Renois, leader du parti politique UNIR et membre de l'opposition, dans une publication sur sa page Facebook, a affirmé que la seule route qui peut conduire à la stabilité est le dialogue : « Choisir le dialogue pour rechercher la stabilité », l’ancien journaliste dit opter pour le dialogue. « Je suis dans l’opposition, mais j’ai fait le choix de dialoguer. Même dans la guerre, on doit savoir parler à ses ennemis, à ses adversaires, » lâche-t-il, d'entrée de jeu. Clarens Renois dit avoir demandé au président Jovenel Moïse, lors de leurs multiples rencontres, tenues au Palais national, de favoriser l'institutionnalisation de la vie politique avant le financement des partis politiques. Le leader du parti politique UNIR a affirmé avoir soutenu l'idée d'aller au-delà de la loi sur le financement. À son avis, il faut éviter d'accorder une première partie aux partisans de la violence et de la fraude pour gagner des élections. « Je vais continuer à choisir le dialogue tant que le parti UNIR me fera confiance. Le dialogue, c'est la voie qui nous permet d'atteindre la stabilité, de recouvrer notre souveraineté et d'arriver à la réconciliation. Toute autre route nous maintiendra dans le chaos », prévient Clarens Renois. De son côté, Jean Hector Anacacis croit que le président de la République n’a d’autre choix que de discuter avec les protagonistes, afin de calmer les ardeurs de la rue qui exige son départ. Sur Magik9, l’ex-sénateur soutient avoir même fait des « suggestions obligatoires » au chef de l’État, allant aussi dans le sens du financement des partis politiques, tout en prétendant être pour autant le conseiller du locataire du Palais national. C’est une nécessité de discuter avec Jean-Charles Moïse, a-t-il dit, sans langue de bois. Les manifestations des rues signifient que quelque chose ne tourne pas rond dans les décisions et les intentions du chef de l’État, selon Jean Hector Anacacis qui ne cache pas son adhésion à certains points des revendications du leader de la plateforme Pitit Desalin. Il faut qu’il y ait débat sur la question de l’armée et du Conseil électoral permanent, a précisé celui qui désapprouve l'idée de la démission de Jovenel Moïse. Estimant qu’une telle décision peut avoir des conséquences insoupçonnées dans un contexte où les troupes de la MINUSTAH viennent de quitter le pays pour faire place au MINUJUSTH, Jean Hector Anacacis croit que le président de la République doit aussi discuter avec Jean-Bertrand Aristide, le leader du parti Fanmi Lavalas, qui compte plusieurs députés et sénateurs au Parlement. S’il croit que le président de la République doit rencontrer les véritables protagonistes afin de calmer les ardeurs de la rue, Jean Hector Anacacis a pourtant rayé de cette liste son ancien protégé, en dépit du fait qu’il était arrivé en deuxième position lors de la dernière élection présidentielle. L’ancien candidat de LAPEH n’aurait donc selon lui aucune importance. « Je ne veux pas nommer Jude. Il est du passé, il n’est pas sur le terrain. C’est Moïse qui est dans les rues », a-t-il déclaré. Malgré tous ces cris, Jovenel Moïse joue toujours au sourd et semble n’est pas pour le « chita pale » qu’espère le pays tout entier. Préfèrerait-il partir ou parvenir à une dictature ?
Publier le : 28/10/2017   Auteur : Altidor Jean Hervé

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