Jovenel Moïse vente les succès de son administration, ailleurs

« Standing ovation », gerbes de fleurs, plaques d'honneur et mots gentils pour le couple présidentiel. À l'intérieur de l'Église chrétienne, croisade, évangélique de Brooklyn, Jovenel Moïse a reçu un accueil chaleureux. Une occasion pour le chef de l'État de convaincre le public déjà acquis à sa cause sur le bien-fondé de son budget. D'abord, il a rassuré la diaspora qu'elle n'a pas à payer 10 000 gourdes, comme le font croire les manifestants. « Mensonge ! », a fulminé le président, sur un ton qui peut être interprété comme de la provocation. « Ce budget va jeter la base de croissance économique du pays. Il permettra d'avoir une Haïti meilleure », a-t-il dit. Jovenel Moïse a appelé la population à payer ses taxes et ses impôts. « Le pays doit pouvoir financer ses services. Il y aura des décisions difficiles à prendre, mais elles seront bonnes pour le pays. Une minorité prend le pays en otage ! Je prends l'autorité de le changer ! », a-t-il lancé. Selon le président, la solution à tous les problèmes du pays passe par la lutte contre la corruption. Ce sont des déclarations qui lui ont valu des applaudissements. Il dit avoir trouvé un pays avec 12 mois d'arriérés de salaire dans l'administration publique. « Sept mois après mon élection, tout le monde a reçu tous ses chèques », a fait savoir le chef de l'État. «Continuer, corriger, innover » après Martelly, c'est ce que Moïse dit vouloir faire. Selon lui, son mentor, Michel Martelly, avait fait silence sur certaines pratiques. « Mais je vais parler. Ceux qui volent le pays ne peuvent pas avoir la voix au chapitre, ils ne doivent pas faire la loi. Leur place est en prison », a menacé Jovenel Moïse, le mercredi 20 septembre dernier, à l’Église chrétienne, croisade évangélique de Brooklyn. Notons que devant l'église, une centaine de personnes crachaient leur déception par rapport au budget, avec des pancartes contenant des propos hostiles au budget et au chef de l'État. Le leader de ce mouvement, Fred Joseph, estime que Jovenel Moïse n'a que deux choix : « Prendre un arrêté pour rentrer le budget criminel ou faire un budget rectificatif... », a-t-il exigé. De l'autre côté à la rue Farragut à Brooklyn, l'activiste politique Guytary Roche, plus connu sous le sobriquet de « Pè Gigit », donnait l'autre son de cloche sur le budget à la tête de l'autre manifestation pro-budget, pro-Jovenel Moïse. Le lendemain jeudi 21 septembre, dans son discours à la Tribune de la 72ème Session ordinaire de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations Unies (ONU), le président de la République, Jovenel Moïse, a partagé avec les dignitaires mondiaux, les grandes lignes de son programme. S'exprimant pour la première fois devant cette haute Assemblée, le chef de l'État a d'abord fait un bilan de ses sept (7) premiers mois au pouvoir. « Depuis mon accession à la Présidence, le 7 février, mon administration n'a ménagé aucun effort pour consolider la démocratie et l'État de droit, en déployant des efforts pour la création des conditions propices au développement socio-économique et à la stabilité politique et sociale. » Précisant que le Gouvernement haïtien a fait de la lutte contre la corruption un point central de son action, le Chef de l’État soutient que cette dernière (la corruption) subtilise le fruit de l'éducation aux enfants du peuple, gangrène et atrophie l'économie, fragilise profondément la fondation politique et déstabilise le tissu social du pays. Le Président de la République a aussi mentionné les efforts du Gouvernement d'Haïti pour la redynamisation du secteur agricole, à travers la stratégie dite Caravane du Changement. « Par cette stratégie, l'État, jadis moribond, entreprend en série, des travaux longtemps négligés, mais qui sont INDISPENSABLES. Nous entendons mener toutes les actions nécessaires pour stopper la dégradation accélérée de l'environnement et rendre Haïti plus résiliente au changement climatique ; améliorer les infrastructures publiques essentielles ; accroître la prestation des services de base à la population ; stimuler le secteur privé et l'investissement direct étranger », a indiqué le Chef de l'État. Dans un autre registre, le Président Moïse a exprimé à l'Assemblée sa volonté de créer les conditions propices à une croissance forte, soutenue, inclusive et créatrice d'emplois en Haïti. Lors de son voyage à la 72e Assemblée générale de l’ONU, le président haïtien et la première dame, Martine Moïse, ont posé avec le président américain Donald Trump et la première dame, Melania Trump, à l’hôtel New York Palace, en marge de la 72ème Session Ordinaire de l'Assemblée Générale de l'ONU. Le président haïtien s'est entretenu le mardi 19 septembre 2017, à New York, avec le Président de la Banque interaméricaine de Développement (BID) M. Luis Alberto Moreno, afin de discuter des priorités de son Administration. La rencontre, organisée en marge de la 72e Assemblée générale des Nations Unies, est qualifiée de fructueuse par la Présidence. Il a également eu des discussions, le mercredi 20 septembre 2017, avec Christine Lagarde, la Directrice générale du Fonds Monétaire International (FMI), au sujet des priorités de son administration.
Publier le : 02/10/2017   Auteur : Emmanuel Saintus

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