Remaniement imminent au sein de la PNH, dénoncé

Dans une lettre ouverte datant du 3 mai 2017, Le Réseau national de Défense des Droits humains (RNDDH), a demandé au président Jovenel Moïse, de prendre des mesures en vue de s'assurer que la police nationale travaille dans la sérénité. Le directeur exécutif de l'organisation de droits humains, Pierre Espérance, déplore « les velléités de certains sénateurs et des proches du pouvoir, d'écourter le mandat constitutionnel du DG de la PNH. » Il rappelle que Michel-Ange Gédéon dont le choix a été ratifié par le Sénat en avril 2016, dispose d'un mandat de trois (3) ans. Sa tête serait réclamée par des proches de l'Exécutif, notamment depuis l'arrestation suivie de l'extradition de Guy Philippe aux États-Unis où ce dernier a d'ailleurs plaidé coupable pour des accusations de blanchiment d'argent provenant du trafic de la drogue. Le militant des droits humains n'a pas du tout apprécié que les sénateurs pro-gouvernementaux aient voté une résolution réclamant des excuses du DG de la PNH et du directeur central de la police nationale, à la suite de l'arrestation du sénateur élu de la Grand’Anse. De plus, Pierre Espérance a rappelé qu’à la suite des événements de l'Arcahaie, dont les circonstances n'ont toujours pas été élucidées, le chef de l'État avait été amené à demander des changements dans la hiérarchie de l'institution policière. Il faut que la police puisse travailler en toute sérénité, sans interférence de l'Exécutif, a encore indiqué Pierre Espérance. « Ces changements (qui seraient envisagés au sein de cette institution) ont aggravé la situation de tension qui existait déjà au sein de la PNH. Il s’y est aujourd’hui instauré une atmosphère d’anxiété et de confusion, d’autant plus qu’il circule une liste émanant de la présidence, faisant état de plusieurs hauts gradés de la PNH, appelés à être transférés de l’institution policière », continue le RNDDH, dans sa lettre ouverte du 3 mai 2017. La Police nationale d’Haïti, institution chargée de maintenir l’ordre en général et de prêter force à l’exécution de la Loi et des Règlements, ne saurait travailler, ni être efficace dans de telles conditions de suspicion, de confusion et d’anxiété, relève le RNDDH, dans son rôle de « vigie » comme organisme de défense de droits humains. « En plus des ressources humaines et matérielles adéquates, il lui faut (à la Police nationale d’Haïti), de la sérénité pour mener à bien ses tâches », rappelle le Réseau national de défense de droits humains. Selon le vœu de l’article 141 de la Constitution haïtienne en vigueur, « le président de la République nomme, après délibération en conseil des ministres, puis approbation du sénat, le commandant en chef des Forces armées d’Haïti, le Commandant en chef de la Police nationale, les ambassadeurs et les consuls généraux, et les conseils d’administration des organismes autonomes. » « Gédéon détient un mandat de trois (3) ans, qu’il doit mener à terme et que doivent respecter toutes les institutions, en particulier le Sénat et la Présidence », insiste le RNDDH. Il est du devoir de la Présidence, « au nom de la continuité de l’État et en tant que garante des institutions étatiques, de veiller à la stabilité de l’institution policière, d’assurer son fonctionnement régulier et de la conforter dans son travail quotidien ».
Publier le : 13/05/2017   Auteur : Altidor Jean Hervé

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