Jovenel Moïse est un inculpé...

«Jovenel Moïse reste et demeure un inculpé, même s'il a prêté serment le 7 février comme Président de la République», a déclaré le Commissaire du Gouvernement, Jean Danton Léger. Le chef du Parquet de Port-au-Prince, Me Léger, a mis l’accent sur cette situation, lors d’un point de presse, le jeudi 9 février 2017. «Le Président Jovenel Moïse reste et demeure un inculpé tant qu’un tribunal ne l’aura pas déclaré non-coupable dans le dossier de l’UCREF», a affirmé le Commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Jean Danton Léger, à cette conférence de presse donnée jeudi dernier au Parquet. Il a confirmé avoir rendu un réquisitoire supplétif, demandant au cabinet d'instruction, d'approfondir son enquête, en questionnant particulièrement l'épouse du chef de l'État, Mme Martine Moïse, et les personnalités qui se sont constituées partie civile, dont les citoyens Ernest Bolivar, un syndicaliste, et le dirigeant de la Plateforme Pitit Dessalines, Moïse Jean-Charles. Le Président Jovenel Moïse qui a été investi le 7 février 2017, fait l'objet de poursuites judiciaires pour blanchiment d'argent. «Le travail du juge a été parfait, je voudrais qu'il soit plus que parfait. Le juge instructeur doit continuer à explorer d'autres dossiers, a dit le chef du Parquet», a indiqué Me Léger qui a redit qu'il démissionnerait pour faciliter le choix de son successeur. En outre, l’analyste politique Dismy César, se demandait le mercredi 8 février 2017, si le nouveau Président Jovenel Moïse ne cherche pas à instrumentaliser la justice haïtienne, lui qui fait l'objet d'une enquête judiciaire pour «blanchiment des avoirs». «L'homme d'affaires Jovenel Moïse avait affirmé mardi dans son discours d'investiture que, sous son administration, la justice et les institutions haïtiennes ne seront pas utilisées à des fins de persécution politique». Dismy César a perçu dans ces propos, comme une mise en garde lancée à la justice haïtienne qui enquête sur les accusations de blanchiment dont il fait l'objet. Au-delà de cette forme de pression, Dismy César estime entendre un candidat encore en campagne. «Je m'attendais à l'entendre faire état des grandes orientations de son administration, mais je suis resté sur ma soif», a-t-il laissé entendre. De son côté, l'homme politique Jean Hénold Buteau a expliqué que l'investiture de M. Moïse comme 58e Président d'Haïti, intervient dans un contexte pour le moins confus, se référant aux accusations de corruption et de fraudes électorales dont il fait l'objet, et qui n'ont pas encore été élucidées. Le Dr Buteau a fait savoir que c'est suite à une vaste mobilisation populaire, que le gouvernement avait en janvier 2016, décidé de ne plus poursuivre un processus électoral, entaché de fraudes et d'irrégularités, et dont M. Moïse a été le principal bénéficiaire. «C'est dommage que le Conseil électoral de 2016 ait choisi de ne pas tenir compte des recommandations de la Commission indépendante d’Évaluation et de Vérification électorale», a martelé Buteau. Également, il s'est aussi montré très amer vis-à-vis des leaders et responsables politiques qui avaient choisi de se lancer dans la course électorale, sans que les auteurs des fraudes de 2015 n'aient été punis. Par ailleurs, le Chef du Parquet, Jean Danton Léger, a également fourni des explications supplémentaires sur l’arrestation dimanche dernier de plusieurs mineurs à Kaliko Beach. Il déclare avoir ordonné l’arrestation du propriétaire de la plage pour obstruction de justice.
Publier le : 17/02/2017   Auteur : Emmanuel Saintus

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