Jovenel face à l’afflux de l’aide internationale

À la suite de l’investiture du Président Jovenel Moïse le mardi 7 février, la tempête des promesses d’aide de l’Internationale fait sourciller plus d’un. Les bailleurs de fonds n’ont pas arrêté pas de faire de la navette au Palais national pour annoncer leur offrande. Pour l’Union Européenne, 35 millions d’euros d’aide supplémentaire seront alloués à Haïti. Cette annonce a été faite par la Directrice exécutive du Service européen pour l’Action extérieure (SEAE), Mme Édita Herda. L’enveloppe financière de l’Union européenne pour Haïti, pour la période 2014-2020 passe de 420 millions d’euros à 455 millions. « Ces 35 millions supplémentaires concernent une aide additionnelle, allouée au pays pour l’aider à faire face aux défis de l’après-Matthew », a indiqué le représentant de l’Union Européenne, Vincent Dégert. Et de poursuivre que cette allocation comprend d’une part une enveloppe de 16 millions d’euros d’aide humanitaire et, d'autre part, une autre enveloppe de 19 millions d’aide au développement, notamment sous forme budgétaire. «Les 16 millions vont être débloqués dans les 10 jours à venir. Cette enveloppe va permettre de venir en aide d’urgence pour pallier les problèmes alimentaires qui subsistent toujours dans les zones affectées. Elle permettra aussi de recapitaliser les agriculteurs et les pêcheurs, et de soutenir la reconstruction de l’habitat et des écoles», a conclu le responsable. De son côté, le Canada promet 91,2 millions à Haïti pour financer cinq projets de développement, mettant l’accent notamment sur la santé et l'éducation des femmes et des jeunes filles, a révélé un article de la presse canadienne datant le mercredi 8 février 2017. « On veut mettre beaucoup d'accent sur la santé sexuelle et reproductive des femmes. Il y a eu beaucoup d'investissements par le passé, ça demeure important. On travaille avec nos partenaires pour élargir toute la gamme de services, entre autres : la planification familiale, la contraception et l'éducation», a expliqué la ministre du Développement international canadienne, Marie-Claude Bibeau. Entre temps, le lundi 6 février 2017, le gouvernement haïtien, l'ONU et leurs partenaires humanitaires ont lancé un appel de fonds de 291,5 millions de dollars pour répondre aux besoins de 2,4 millions de personnes vulnérables en Haïti cette année. Le Plan de réponse humanitaire 2017-2018 vise à sauver des vies, tout en consolidant la résilience de la population et des institutions nationales, face aux crises et aux catastrophes naturelles, et en ouvrant la voie vers le développement durable. «Ce plan est la réponse à une année (2016) qui a été marquée par de multiples défis humanitaires pour le pays, tels que l'ouragan Matthew, la persistance du choléra, l'aggravation de l'insécurité alimentaire à cause de la sècheresse exacerbée par le phénomène El Niño durant les deux années précédentes, et la question migratoire binationale, laquelle a suscité le retour de la République dominicaine de plus de 168 800 personnes, entre le 17 juin 2015 et le 26 janvier 2017.» C’est ce qu’a expliqué le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), dans un communiqué de presse. En plus, les États-Unis d’Amérique et le Mexique ont fait part de leur volonté de travailler avec le nouveau président élu, Jovenel Moïse, qui a pris ses fonctions le mardi 7 février 2017. «Nous sommes impatients de travailler avec le nouveau président élu d’Haïti ainsi que les dirigeants à tous les niveaux du gouvernement, alors qu’ils travaillent pour garantir la stabilité et la prospérité d’Haïti», a annoncé Mark Toner, porte-parole adjoint du département d’État américain. Pour sa part, le Mexique dit renouveler «son amitié au peuple et au gouvernement haïtien, et sa volonté de continuer à coopérer avec les autorités, pour le bénéfice de la population de ce pays des Caraïbes». De son côté, l'Ambassadeur dominicain en Haïti, Rubén Silié, prédit que les relations entre les deux Nations, seront favorisées par l'accession au pouvoir du nouveau Chef d’État d’Haïti. Le diplomate dominicain a rappelé la visite en janvier dernier à titre privé, qu'avait effectué l’entrepreneur Moïse au Président Danilo Medina, «pour voir des projets de développement qui l'intéressaient» et a estimé que les deux hommes ont développé lors de cette rencontre, «une assez bonne chimie de travail». Il a également souligné les efforts faits par la Commission Mixte Bilatérale (CMB) pour les relations entre les deux peuples qui partagent l'île d'Hispaniola. Il a expliqué que plusieurs projets étaient en attente d’un moment «politiquement propice», pour leur avancement dans les domaines qui concernent, entre autres les bassins versants; l'utilisation domestique du charbon; la protection de l'environnement. Par ailleurs, il a estimé que l'interdiction imposée sur les produits dominicains en Haïti par le gouvernement de Michel Martelly en octobre 2015, et les conséquences négatives pour les deux pays, permettront au nouveau gouvernement de comprendre que l'interdiction n’est pas la solution pour lutter contre la contrebande et la fraude fiscale en Haïti.
Publier le : 17/02/2017   Auteur : Emmanuel Saintus

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