MINUSTAH : les étrangers défendent leurs poulains

Alors que les soldats brésiliens de la force d’occupation Minustah (Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti, l’officine Washington, Paris et Ottawa installés dans le pays depuis le kidnapping de l’ex président Jean Bertrand Aristide le 29 février 2004)  étaient dans tous leurs états  le vendredi 15 juin écoulé aux abords de la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) qu’ils voulaient pénétrer de force. La responsable de communication de la Minustah, Elianne Nabaa a démenti au cours d’un point de presse le mercredi 20 juin 2012  que les soldats brésiliens de la troupe d’occupation avaient tenté de violer l’espace de la Faculté des Sciences Humaines (FASCH) affirmant qu’ « à aucun moment de la durée, les soldats n’ont tenté d’entrer de force à la faculté des sciences humaines. Des soldats brésiliens qui effectuaient une patrouille de routine de reconnaissance ont été attaqués, pour des raisons inconnues, à coups de pierres et de tessons de bouteilles par des membres de la population et des étudiants. Des pare-brises de véhicules ont été cassés et un blessé léger a été enregistré. Les casques bleus ont été obligés de tirer en l’air des balles en caoutchouc pour avoir le contrôle de la situation, » a dit Elianne Nabaa. On serait étonné si elle avait avancé d’autres choses.             En marge de ce point de presse tenu le mercredi 20 juin madame Nabaa a donné une version de l’incident contraire à la réalité. Ses allégations sont sujettes à caution. Alors qu’il y avait ce jour-là « les examens de mi-parcours et une assemblée mixte », qui s’y tenaient dans la faculté. Que faisait une patrouille de routine de reconnaissance des soldats brésiliens de force d’occupation Minustah aux alentours de la faculté?             La population très réfractaire et spécialement les étudiants sont dans le collimateur de la force d’occupation Minustah.             Par ailleurs, le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH), Jean Vernet Henry et le coordonnateur de la faculté des sciences humaines ont condamné les actes des soldats de la Minustah et qualifié de provocation les actions des soldats brésiliens. « C’est une provocation car, en plus du fait que l’espace universitaire reste et demeure inviolable, rien ne justifiait la présence des soldats dans l'entrée de ladite faculté, vue que la FASCH se situe au bout d’une ruelle d’une zone résidentielle », a dit Jean Vernet exigeant des explications et des clarifications.  
Publier le : 29/06/2012   Auteur : Emmanuel Saintus

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